Ce qu’il y a de bien, lorsqu’on reste allongé pendant près de trois semaines, c’est qu’on peut rattraper un peu le retard qu’on a accumulé au niveau de la lecture, du visionnage de films et de séries. Voire même en découvrir quelques unes.
Les lectures sont allées bon train au début. Deux Douglas Kennedy (pour des raisons professionnelles, mais j’avoue avoir bien aimé L’homme qui voulait vivre sa vie, moins Une relation dangereuse, qui ressemble trait pour trait à un mauvais téléfilm de l’après-midi sur M6 ou TF1). Je me suis aussi plongé dans une très bonne biographie de Calamity Jane, signée Gregory Monro. Ce qui m’a réellement plus dans cet ouvrage, ce sont les photos de ce Far West loin des clichés véhiculés par les films avec John Wayne. Il y a un cliché qui m’a particulièrement frappé, sur lequel je suis resté pendant un long moment. Il s’agissait d’un campement indien. Des tipis, à perte de vue, dans un plaine magnifique, traversée par un cours d’eau dans lequel boivent quelques chevaux. Un paysage magnifique, empli de paix et de calme.
Suite à cette lecture, je me suis enfoncé dans la série Deadwood, que je ne connaissait pas. L’histoire colle assez bien à la véritable histoire de Calamity Jane et de ses comparses. Mais là encore, l’ambiance est extraordinaire. Les décors de la série sont calqués sur les clichés que j’ai pu voir de cette célèbre ville du far west.
Et pour compléter le tout, je me plonge actuellement dans Le sang des Dalton de Ron Hansen.
C’est maintenant que je dois avouer une de mes faiblesses. J’adore tout ce qui tourne autour de cette période de l’histoire américaine. Celle des pionniers, des villes champignons, de l’exploration de terres inconnues, qui devaient être d’une richesse et d’une beauté à couper le souffle. La découverte, les immensités désertes, la solitude.
Souvent je me plais à m’imaginer au centre d’une plaine, habitant une cabane de rondins de bois, chauffé par un poêle qui sert aussi de cuisinière, avec rien autour, la première ville à des dizaines de kilomètres. Mon côté sauvage et asocial reprend alors le dessus.
Je disais justement à Nours ce matin, que si tout était à refaire, je crois que j’aimerai qu’on achète un terrain plutôt qu’une maison, sur lequel on ferait construire cette cabane pour y vivre. J’avais déjà confessé mon amour des endroits confinés. Mais je voudrais cet endroit chaleureux, sans pour autant sacrifier aux règles du confort. Hors de question de s’allumer à la bougie. On peut bien imaginer une cabane confortable, avec l’électricité. Il y a sans doute une seule chose que je ne changerai pas, c’est celle du poêle à bois.
Mais Nours, lui, m’a bien fait comprendre qu’il tenait quand mêmeà son espace chaud, confortable et vaste. Ne serait-ce que pour recevoir les amis…
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C’est la crise
Voilà maintenant une semaine que je vis couché. Mon dos, qui faisait un peu des siennes depuis quelques jours déjà, a définitevement décidé de me laisser tomber. Et je dois dire que j’ai rarement eu une crise comme celle-ci. La douleur qui me vrille la fesse et la cuisse gauche ne veut absolument pas s’atténuer et mon pied du même côté a perdu sa sensibilité. Même lorsque mon médecin m’a fait le test des réflexes, rien, que dalle. Il est resté complétement immobile.
J’attends maintenant le scanner que je dois passer la semaine prochaine pour savoir si quelque chose a évolué en mal depuis 2009. J’ai une sciatique calcifiée. Deux de mes vertèbres sont donc réunies, emprisonnant normalement cette saleté de sciatique qui, même si elle se rappelait à moi quelques fois, ne devrait pas évoluer. C’était plutôt une bonne nouvelle. Mais le hic, c’est que le nerf qui commande la jambe est lui aussi prisonnier de cette calcification. Là, on a deux solutions : soit ça le protège, soit ça le coupe. Une chance sur deux.
L’opération n’est pas prévu. Le spécialiste qui m’a examiné il y a deux ans environs, m’a dit que ce n’était pas une urgence. En fait, il avait deux choix. Soit il se contentait de regardait mes radios et divers scanners et il me faisait hospitalisé sur le champ. Il enlevait les deux vertèbres, lles remplaçait par des pprothèses. 6 mois de remise enforme et je recours commme un lapin. Le deuxième choix, il l’avait devant les yeux. Un hommme de moins de 40 ans, plutôt en forme, qui devrait perdre un peu de poids (tiens, j’en ai repris, c’est peut-être la clé de tout…), mais qui ne se roule pas par terre de douleur. On attend donc, c’est la décision la plus raisonnable. Par contre, si lundi, on s’apperçoit que ça a évolué, il faudra sans doute penser à autre chose. Je crois que j’ai un peu peur du coup.
Du coup, mes journées sont tranquilles, voire ennuyeuses au possible. Je lis, je surfe (je ne remercierais jamais assez Nours pour m’avoir offert ett mon iPad et le clavier qui va bien avec), je regarde la télé. Le pire, c’est que la fermeture de Mégaupload arrive bien mal pour moi (ayé, j’ai réussi à le placer).
De toute façon, aucune raison de se faire du soucis avant. Y’a plus qu’à attendre. Mais j’avoue que c’est le côté « faire mon Dom« que j’aime le moins.
Il y a celui qui ne compte pas
Samedi midi, on a fêté Noël. C’est comme ça chez nous. Il faut trouver une date qui convienne à tout le monde pour que la famille puisse se rassembler. En fait, je devrais marquer « presque à tout le monde » si bien évidemment l’avis que Nours et surtout moi pouvions émettre était un tant soit peu pris en considération.
Ces repas de famille deviennent de plus en plus pénibles pour moi. Non pas que je ne sois pas content de voir mes frères et sœurs, bien au contraire. Mais il y a une personne qui rend tout cela un peu plus désagréable à chaque fois : la matrone qui règne sur la tribu d’une main de maître. Et comme dans toute tribu, il y a celui qui ne compte pas…
J’ai osé dire que faire ça un samedi midi ne nous arrangeait en rien. C’est le seul jour de la semaine que nous avons de libre et il est bien rempli. En plus, fait exprès, nous avions des rendez-vous importants notamment dans la matinée. Notre banquière nous attendait pour finaliser le prêt pour l’achat de la nouvelle voiture et nous devions nous rendre chez un concessionnaire de la marque pour choisir la couleur, la commande devant se faire ce lundi.
J’ai osé ! On m’avait prévenu bien à l’avance que ça se faisait le midi (tiens, bizarre, Nours et moi l’avons appris un peu par hasard en tout début de semaine par ma frangine, mais nous devons avoir des problèmes de mémoire) et je n’ai rien à dire. Pour être juste, il faut que je rajoute que la date a changé un nombre incalculable de fois en fonction des humeurs et des emplois du temps. Les seuls a toujours avoir été conciliants là-dessus, c’est nous et ce, quelque soit le jour proposé. Sans doute est-ce normal.
Je n’avais pas le goût à la fête. Je sentais bien que l’on me reprochait de ne pas faire d’effort. On me reprochait même des choses pour lesquels je ne pouvais rien, ce que j’ai bien souligné en début de repas. On m’a gâché mon plaisir de passer la journée avec des gens que j’aime.
Le soir et les jours suivants, c’est Nours qui me gère, moi et mon moral dans les chaussettes. J’en ai marre de culpabiliser chaque fois que je la vois. J’en ai marre d’avoir l’impression qu’elle nous tolère. Oui, elle n’aura pas de petits-enfants, oui, son fils est pédé comme un foc. Oui, je ne peux pas supporter la comparaison avec d’autres « mâles » de la famille. Oui, oui, oui… Oui, elle prie et pleure pour moi tous les jours (aveu qui date d’une dizaine de jours). Mais pourquoi pries-tu ? Pourquoi pleures-tu ? Pourquoi je pose ces questions, je connais déjà les réponses. Mais j’espère que si Dieu existe comme tu le penses, il sait mieux que toi quel est l’amour véritable qu’il prône. Et non, je ne rencontrerai pas une gentille fille, je n’aime pas ça !
Ca me fait penser à un passage de la chanson de Didier Super, Le club des catholiques :
« Moi aussi j’aimerai devenir catholique
Moi aussi je veux détenir la vérité
Car quand on est convaincu qu’on a raison ,
On n’a plus besoin de se casser le cul à réfléchir »
Je peux concevoir que cette situation n’a pas dû être simple à gérer. Mais depuis le temps…
Mais bon, sans doute que tout ça est un rien exagéré. Que non, il n’y a pas de préférences. Que tout n’est que le fruit de mon imagination. Sans doute est-ce réellement de ma faute.
Le maître du Haut Château
Je n’avais jamais lu de Philip K. Dick. Je sais, c’est un peu un aveux honteux que je fais là, mais j’avoue que mon penchant pour la science fiction est loin d’être aussi prononcé que la descente du col de L’Escrinet. Nours m’avait fait connaître en son temps Orson Scott Card et j’avais dévoré les quatre volumes des Ender.
Philip K. Dick, donc. Je me souviens que mes soeurs V. et I. m’avait offert, il y a plus de 10 ans maintenant, Le maître du Haut Château. Je ne l’avais jamais lu. Il est toujours dans ma bibliothèque, précieusement rangé tel un représentant d’un temps passé.
Il y a une dizaine de jours, dans le cadre de mon boulot, j’apprends que cet ouvrage va être réédité. Et la couverture me plait. On y voit un billet de banque, un dollar en l’occurence, orné du profil d’Adolf Hitler. Je connaissais un peu le pitch du livre, mais cette image m’a marqué et m’a donné envie de retrouver dans mes archives l’exemplaire que je possède. (C’est à ce moment là de mon récit que j’avoue que je me le suis procuré en numérique pour le lire directement sur ma tablette. Je trouve ça plus pratique en fait).
Philip K. Dick. Le Maître du Haut Château. Certains disent que ça serait son chef-d’oeuvre. Et bien, je vais sans doute faire des malheureux et mettre certaines personnes en colère, mais moi, j’ai pas aimé du tout. Aucune histoire, aucun personnage attachant. Rien qu’un univers où les alliés auraient perdu la seconde guerre mondiale au profit des nazis et des japonais.
L’écriture est très belle, du moins la traduction en français est excellente. La construction de ce monde coupé en deux, entre les deux grands vainqueurs, est fascinant. Mais pour le reste, rien. Nada,. Que dalle. Les personnages sont vides. L’histoire est vide. Le Haut Château lui même est vide. En fait, je me suis emmerdé prodigieusement pendant les quelques 300 pages que durait le livre.
Sans doute, tout l’intérêt vient de la description, très bien faite, de ce monde. Le talent d’inventeur et de visionnaire de K. Dick est assez impressionnant. D’un côté cette société japonaise, qui vit au grès des annonces de leur livre de prédiction, plus respectueuse des vaincus, et dde l’autre côté, la société dominée par les Nazis, en pleine querelle de pouvoir, toujours prompte à guerroyer et à commettre les dernières imnominies.
Mais ce décor, aussi parfait soit-il ne fait pas tout. S’il n’y a rien pour l’animer, il ne reste q’un décor. Et c’est bien là le cas. Les petites historiettes ne font pas une histoire et surtout, elles ne mènent à rien. C’est bien dommage, car j’aurais aimé un vrai roman, dans cet univers effrayant que je n’ai pu m’empéché de mettre en parallèle avec 1984. Mais dans ce dernier ouvrage, il y a au moins une histoire.
Les débuts d’années sont tous les mêmes
Les débuts d’années sont tous les mêmes : pleins de bonnes résolutions plus ou moins faciles à tenir. Et ne vous y trompez pas, je suis comme tout le monde, j’ai mon lot tout prêt à être mis en place à compté du 1er janvie.
Il serait donc prévu, pour ma petite personne, en 2012, de me remettre au sport. J’avais réussi, pendant plus d’un an, à en pratiquer à raison de deux à quatre heures par semaine. Mais je me suis lassé. Je rejoins Serena Williams sur ce point. Je n’aime pas le sport. Je ne comprends pas ceux qui me disent qu’après un temps de pratique régulière, on y prend goût. En fait, je me fais chier comme un rat mort, les résultats sont longs à venir et ça fatigue. Pour tenter de palier à cet état de fait, je me suis inscrit dans une salle (c’est Nours qui a fait les chèques, histoire d’être ma motivation extérieure quand la mienne faiblira) et je vais suivre des séances deux ou trois fois par semaine selon mon emploi du temps. Le fait d’être avec d’autres personnes et de savoir que le programme change tous les trois mois environs me fait espérer que la lassitude sera un peu plus longue à venir. Le sport donc, dans l’espoir de reperdre un peu le poids pris grâce au régime Dukan. Car ne nous y trompons pas, le régime Dukan fait grossir, plus de 80% des personnes qui l’ont fait approuve !
Et puis, il y aura le changement de voiture (pour que Dom arrête de nous conduire partout sur les routes de l’Ardèche quand il viendra nous voir par ce que nous aussi on aura une grosse voiture avec un gros coffre et tout plein d’options mieux que la sienne d’abord et puis on écoutera autre chose que du Keane dedans). C’est le gros projet de ce début d’année. Si tout se goupille bien, on devrait passer commande d’ici la fin du mois pour une arrivée de la bête aux alentours du mois d’avril. Un truc avec un coffre immense pour mettre la nièce préférée de Dom Doon dedans. Parce qu’un chien de 45 kilos, ça prend de la place.
Point trop de résolutions n’en faut. Celles là seront simple à tenir, du moins je l’espère. Il y a toujours celle d’être encore plus heureux avec mon Nours si c’est possible, de voir plus les amis et de profiter, profiter, profiter de chaque instant de bonheur.
