Le résultat de l’IRM est tombé vendredi matin. Il y a une semaine. Pas une, mais deux hernies discales. (« Vous ne faites jamais les choses à moitié, Monsieur Stefirst », dixit mon médecin quand je lui ai lu le bilan au téléphone). Celle que l’on connaissait depuis longtemps, en L5-S1 et une autre, plus haut, en dorsale. En fait, les douleurs que j’ai depuis des années et que je prenais pour des douleurs musculaires n’en sont pas. C’est bien une hernie qui me déclenche tout ça, le long de l’omoplate droite.
Celle qui me titille depuis bientôt un mois, elle, est « très volumineuse » (c’est ce qu’il y a de marqué dans le compte rendu de l’IRM). Mon médecin m’avoue alors qu’il est extrêmement rare de voir ce genre de commentaire. Elle touche la racine des nerfs, ce qui explique mes symptômes. Tiens, en parlant de ça, j’ai eu ma visite médicale du travail hier. Et bien mon pied gauche ne réagit toujours à aucun stimuli…
Maintenant, j’attends que le cabinet du neuro-chirurgien me rappelle pour me donner la date du rendez-vous. Je pense que je vais insister lourdement pour qu’il m’ouvre si je le vois hésiter. Et puis, s’il peut me faire les deux pour le prix d’une, ça n’en sera que mieux. Avec mon nouveau boulot, je suis certain que je serai largement plus tranquille après.
Pourtant, je suis un peu inquiet face à cette opération. Même si mon docteur m’a dit que c’était « comme l’appendicite de nos jours », je ne sais pas combien de temps il faudra que je reste allité, combien de temps je vis rester à l’hôpital, si je devrais aller en centre de rééducation (je déteste Vals-les-bains, mais c’est le plus proche) et surtout, si je vais avoir mal longtemps. Ouais, je sais, une vraie chochotte… Mais bon, je me prépare à toutes éventualités. Comment ? En faisant l’écureuil : je stocke livres, BD, films, séries en vue de longues journées pareilles à celles des trois semaines passées allongé. De toutes façons, pas besoin de crier avant d’avoir mal. Mais ça tourne quand même un peu dans ma tête ces derniers temps.



