Un week-end parisien, c’est pas tout le temps qu’on en fait, avec Nours. L’occasion de l’achat de la nouvelle voiture, plus le fait que ça nous coûtait moins cher d’aller la chercher à la capitale n’a fait que nous donner des excuses en plus.
Bien évidemment, on est allé squater un peu chez Dom et Smab, où on est toujours reçus comme des princes. Mais ce fut surtout l’occasion d’un repas avec quelques blogueurs de renom et deux GP (heureusement pour moi, les deux plus sortables). Et je l’avoue sans honte, voilà bien longtemps que je voulais rencontrer Matoo de visu. Il a accepté, à ma grande joie, de se mêler à nous tous (je n’oublie pas notre Yann national, mais j’y reviens plus tard).
Les consignes de Nours avaient été claires. J’allais rencontrer Matoo et je ne devais pas faire mon Stefirst, c’est-à-dire restait planté sans rien dire, avec un regard de Bruno du Jura, tout en bavant comme j’avais pu le faire là et là. Parfait, je me le tiens pour dit.
Malheureusement pour Matoo et son chéri, quand ils sont arrivés, j’avais déjà un morito dans le nez. Et là, j’ai fait mon Stefirst. Mais pas le même, non, l’autre, celui qui occupe l’espace, sous l’œil amusé de Nours qui comprend combien je suis mal à l’aise en fait et que je tente de lutter contre cette timidité qui m’habite de plus en plus en vieillissant. Déjà bavard par nature, l’alcool aidant, je pense que je peux rivaliser sur ce terrain avec Garf dans ces cas là… Le principal est que, à la fin du repas, les invitations à venir nous voir et passer quelques jours en Ardèche ont été lancées et acceptées. Bon, avec Yann, on a un deal. Il vient nous voir si on débarque un jour ou l’autre à Nofunland. Vu la description qu’en a fait Matoo et son chéri, je ne sais pas si je ne préférerais pas me pendre.
Après notre repas, Yann, notre Yann national, nous a amené dans un bar bondé où nous avons pu découvrir la cucaracha et boire Ramon. Ah non, ça, c’est dans mes fantasmes. On a pu découvrir Ramon (c’est le prénom qu’on lui a donné, pour le jeu de mot peu subtil qui se cache derrière), petit, brun, trapu, tout ce que j’aime quoi (et son t-shirt rose explicite et pousse au viol sur lequel était inscrit : « fellaçione introduçione masturbaçione ») et boire des cucaracha, mélange de rhum, liqueur de café, le tout flambé et bu à la paille. C’est sur que nous, en Ardèche, c’est le genre de truc qu’on ne trouve pas. C’est pour ça que j’ai missionné sœurette pour qu’elle nous dégotte ça chez elle, en Espagne.
Tout ça pour dire que ça a été une soirée idéale (au moins pour moi). Il y a eu la grande absente, qui nous a bien manqué, notre Sacripanne à qui on n’a pas pu faire de bisous (comme je suis galant, je ne donne pas la raison de son absence, mais bon, ça m’a bien fait marrer quand même). Mais ça n’est que partie remise… Elle aussi, depuis le temps qu’elle doit venir se faire dorloter chez nous…



