Je n’avais jamais lu de Philip K. Dick. Je sais, c’est un peu un aveux honteux que je fais là, mais j’avoue que mon penchant pour la science fiction est loin d’être aussi prononcé que la descente du col de L’Escrinet. Nours m’avait fait connaître en son temps Orson Scott Card et j’avais dévoré les quatre volumes des Ender.
Philip K. Dick, donc. Je me souviens que mes soeurs V. et I. m’avait offert, il y a plus de 10 ans maintenant, Le maître du Haut Château. Je ne l’avais jamais lu. Il est toujours dans ma bibliothèque, précieusement rangé tel un représentant d’un temps passé.
Il y a une dizaine de jours, dans le cadre de mon boulot, j’apprends que cet ouvrage va être réédité. Et la couverture me plait. On y voit un billet de banque, un dollar en l’occurence, orné du profil d’Adolf Hitler. Je connaissais un peu le pitch du livre, mais cette image m’a marqué et m’a donné envie de retrouver dans mes archives l’exemplaire que je possède. (C’est à ce moment là de mon récit que j’avoue que je me le suis procuré en numérique pour le lire directement sur ma tablette. Je trouve ça plus pratique en fait).
Philip K. Dick. Le Maître du Haut Château. Certains disent que ça serait son chef-d’oeuvre. Et bien, je vais sans doute faire des malheureux et mettre certaines personnes en colère, mais moi, j’ai pas aimé du tout. Aucune histoire, aucun personnage attachant. Rien qu’un univers où les alliés auraient perdu la seconde guerre mondiale au profit des nazis et des japonais.
L’écriture est très belle, du moins la traduction en français est excellente. La construction de ce monde coupé en deux, entre les deux grands vainqueurs, est fascinant. Mais pour le reste, rien. Nada,. Que dalle. Les personnages sont vides. L’histoire est vide. Le Haut Château lui même est vide. En fait, je me suis emmerdé prodigieusement pendant les quelques 300 pages que durait le livre.
Sans doute, tout l’intérêt vient de la description, très bien faite, de ce monde. Le talent d’inventeur et de visionnaire de K. Dick est assez impressionnant. D’un côté cette société japonaise, qui vit au grès des annonces de leur livre de prédiction, plus respectueuse des vaincus, et dde l’autre côté, la société dominée par les Nazis, en pleine querelle de pouvoir, toujours prompte à guerroyer et à commettre les dernières imnominies.
Mais ce décor, aussi parfait soit-il ne fait pas tout. S’il n’y a rien pour l’animer, il ne reste q’un décor. Et c’est bien là le cas. Les petites historiettes ne font pas une histoire et surtout, elles ne mènent à rien. C’est bien dommage, car j’aurais aimé un vrai roman, dans cet univers effrayant que je n’ai pu m’empéché de mettre en parallèle avec 1984. Mais dans ce dernier ouvrage, il y a au moins une histoire.

1loup a dit :
Non, le chef d’oeuvre de Philip Kindred Dick, c’est « Ubik » ! (et après, j’aime beaucoup aussi « Au bout du labyrinthe »). De la part d’un fan qui a lu tout ce que P.K. Dick a écrit (à part peut être quelques nouvelles qui seraient encore cachées).
dom a dit :
Ha bah oué, Dick… chui pô étonné…