Stefirst – Made in Ardecho

Stefirst - Made in Ardecho

Chocolats-privés.com

… ou comment se faire flinguer, et sa surprise, et sa gourmandise au moment de Noël !

Que je vous raconte un peu les mésaventures que Nours a vécues, durant ce mois de décembre avec le site chocolats-privés.com

Chocolats-privés.com est donc un endroit sur Internet où l’on peut acheter des « chocolats de luxe et de la haute pâtisserie ». Le design est soigné, les couleurs jouent avec ce qui est à la mode et surtout la présence du rose légèrement fuchia qui a fait l’identité du grand frère, celui qui à réussi et avec l’image duquel « on joue » pour tenter de se lancer et de surfer sur la vague de son succès, le si bien nommé « vente privée« .

Nours se laisse allécher. Il veut faire un cadeau un peu original à ses meilleurs clients et décide de leur faire envoyer, via chocolats-privés.com, une « surprise » (c’est bien le nom de ce qu’il a choisi, notez-le, c’est important pour la suite), une tête de Père-Noël en chocolat au lait signée du grand chocolatier belge Pierre Marcolini, le tout accompagné d’un petit mot bien pensé pour les fêtes de fin d’année.

Quelle n’est pas sa stupéfaction, quelques heures plus tard, de commencer à recevoir des remerciements de la part de ceux qu’ils voulaient gâter un peu. En effet, fort de leur expérience en communication (il paraîtrait que les concepteurs du site travaillaient dans un boîte de comm avant, ça me fait doucement sourire), chocolats-privés.com a envoyer un mail à tous les destinataires pour les avertir de la « Surprise » que leur faisait Nours, avec, en prime, copie du gentil message qui leur était destiné. C’est tout juste s’ils n’avaient pas rajouté le prix du cadeau histoire de bien montrer qu’ils sont super forts en communication que Nours ne se foutait pas de leur gueule.

Imaginez une minute la rage de Nours, qui se fend d’un mail bien senti à chocolats-privés.com leur expliquant qu’ils sont à la limite de l’incompétence professionnel. La « surprise » ne devait arriver que la semaine avant Noël, là, tout le monde était au courant 15 jours avant.

Coup de fil de la directrice communication de chocolats-privés.com pour demander des explications car elle trouvait le message de Nours un peu « dur ». Les arguments (qui a dit « falacieux » dans la salle ?) que cette dame avancera, entre deux explications d’ordre privée sur ses relations maritales avec le directeur du site, c’est qu’ils voulaient être bien certain que les personnes destinataires seraient chez elles parce que le chocolat, c’est comme les bonbons de Brel, c’est périssables. Argument avancé par Nours : et Aquarelle.com, avec les fleurs, ils font comment ? Ils préviennent les épouses plusieurs jours avant que leur mari va leur faire envoyer un magnifique bouquet pour la Saint Valentin avec le message « Tu es la plus belle et ce qui s’est passé avec ma secrétaire ne compte pas » ?

Ce que je ne savais pas, c’est qu’un des coffrets « surprises » de Pierre Marcolini m’était destiné. Seul à ne pas avoir eu de mail puisque Nours l’a fait envoyer directement à la maison, sans rien me dire, pour le mettre au pied du sapin et me faire connaître d’autres saveurs chocolatières que celle des Kinder Surprise (tiens, y’a le mot surprise encore une fois, je crois que j’adore ça). Sauf que le colis qui devait être envoyé au plus tard le 19 décembre est parti le 22 parce que chocolats-privés.com n’arrivait pas à tout obtenir de leurs fournisseurs (d’après ce que nous avons pu comprendre des excuses répondues après un nouvel échange de mail). Je ne sais pas pourquoi, je ne vois pas une grande maison comme Marcolini ne pas livrer à temps. Quoiqu’il en soit, espoir était encore permis de voir mon cadeau gourmand arriver pile poil. C’était sans compter sur le service de livraison choisi par chocolats-privés.com, DHL, qui s’est fendu d’un pauvre SMS pour dire que Nours n’était pas chez nous lorsqu’ils sont passés. Pourtant, il n’a pas bougé de la journée. Re-échange d’amabilités avec le site qui nous prévient que DHL met à disposition notre paquet dans son dépôt de Valence et que nous pouvons aller le chercher. Mais bien sûr. 150 bornes. Tout ça parce que ça doit leur coûter de venir livrer en Ardèche. Du coup, mon beau chocolat est resté 4 jours dans la Drôme, alors que le chocolat, c’est comme les bonbons, c’est périssable, d’après la directrice de communication de chocolats-privés.com.

Finalement, j’aurai bien reçu ma « surprise », dans un bel écrin. Par contre, pas un mot d’excuse, ni même une petite tablette en guise de compensation. Niveau communication et respect du client, je trouve que c’est super top ! Et en ouvrant l’écrin pour enfin découvrir ma « surprise », je n’ai plus eu qu’à la reconstituer. Ah bon, c’était pas un puzzle en chocolat au départ ? Ben zut, encore une fois, c’est loupé.

Donc, et pour conclure, autant vous dire que chocolats-privés.com, c’est bien fini pour nous. Quant à vous, je vous laisse seul juge…

P.S. : Pierre Marcolini, grand professionnel, a repris en charge notre petite affaire depuis. Lui a su prendre en considération notre mécontentement, qui, même s’il ne concerne que du chocolat (j’ai bien conscience qu’il y a des choses plus graves dans la vie) n’en n’est pas moins assez important.

P.S.2 : Sur le site de chocolats-privés.com, on trouve une rubrique « Ils parlent de nous » (rien de bien transcendant non plus, juste deux ou trois entrefilets pour annoncer l’ouverture du site). Vous croyez qu’ils auront le courage d’y mettre un lien vers ce billet ?

Je me surprends à sourire

Plus que quelques jours… 2011 touche à sa fin. Je me retourne quelques instant pour regarder.

Ce qui m’a le plus marqué en 2011, dans ma vie personnelle, sera sans doute mon changement de travail. Ce que j’attendais depuis bien longtemps à enfin réussi à se faire, non sans mal. Un nouveau travail, une nouvelle équipe, un nouvel environnement, un nouvel équilibre à ce niveau là et tout plein de découvertes à faire. C’est ce que je veux retenir cette année.

Côté vie personnelle, heureusement, pas de changement. Nours toujours à mes côtés. Et moi, plus amoureux que jamais.

Et ma vieille noute, là aussi. Elle aura atteint les 14 ans ½ et je souhaite que le Noël que l’on vient de passer ne soit pas encore son dernier.

Sinon, j’ai réussi, en moins d’un an, à perdre 16 kilos et à les reprendre ! Merci M. Dukan, votre régime, c’est vraiment, vraiment, vraiment de la merde. Dès qu’on l’a fini, en respectant scrupuleusement toutes les phases et que l’on recommence à manger normalement (quand je dis normalement, c’est sans excès aucun et en faisant la journée protéines dans la semaine), on récupère facilement presque 1 kilo tous les 7 jours. Du coup, faut penser à quelque chose d’équilibré pour revenir à un physique regardable (au moins pour moi) dans la glace.

Ce qui a compter aussi en 2011, ce sont les visites des amis à la maison. Ceux qui viennent régulièrement, ce qui viennent une fois l’an, et les autres, qui passent dire bonjour. Cette maison que je trouve un peu trop grande à aussi l’avantage de pouvoir recevoir beaucoup de monde. Et ce, en toute saison (même si l’été est quand même bien plus agréable). Il y a aussi les invitations lancées mais qui n’ont pas été honorées par faute de temps ou d’autres choses. Ce n’est que partie remise.

Il y a eu les moments rares, comme celui-là. Et ceux moins rares mais tout aussi important pour qu’ils soient précieux.

Il y a eu les vacances en Bretagne. Pas besoin de partir loin pour adorer. Et celles à L’Escala, obligatoires, sans quoi, je ne vais pas.

Bien sûr, il y a ceux qui nous ont quitté, comme dans toutes les familles je suppose. Mais il y a ceux qui sont arrivés aussi…

Quand je me retourne vers 2011, je me rends compte qu’elle aura été plutôt positive dans l’ensemble. Et en écrivant ça, je me surprends à sourire.

La betterave plurielle

Pour mon anniversaire, Nours m’avait invité au « 7 », le célèbre bistrot tenu par Anne-Sophie Pic. Ce qu’il m’avait caché jusqu’à l’ouverture des cadeaux, c’est qu’il avait aussi prévu un repas au restaurant gastronomique de la dite dame. Et ce vu donc samedi, en l’honneur de notre anniversaire à nous deux, que nous nous sommes attablés dans ce grand lieu.
Je pense que les mots vont me manquer pour décrire les sensations gustatives qui ont comblé cette soirée. Rien ne serait assez dithyrambique pour vous faire l’énoncer de ce que nous avons pu ressentir.  Je vais pourtant essayer de vous donner quelques pistes.
Il a été clair, je pense, que dès notre arrivée, le personnel s’est rendu compte que nous n’avions décidément pas l’habitude de fréquenter pareil endroit. Une fois assis, nous n’osions pas bouger, plutôt mal à l’aise dans ce décor. Très vite nous nous sommes détendus pour goûter pleinement aux plaisirs qui ne tardèrent pas à arriver sur notre table.
J’avais rencontré Anne-Sophie Pic il y a presque trois ans, lors d’un cours de cuisine qu’elle donnait alors dans son école « Scook ». J’avais pu apprécier la femme humble, timide, accessible et d’une gentillesse incroyable qu’elle était. J’étais admiratif, j’en devenais fan. Et lorsqu’elle s’est présentée à notre table samedi soir, pour venir nous saluer, j’ai fait mon Stefirst, le même qui avait fait surface devant le prix Goncourt il y a quelques semaines. Impossible de sortir un mot et un sourire niais sur le visage, au grand dam de Nours qui voulait m’entendre lui exprimer toute l’admiration qu’elle m’inspire.
La qualité des plats servis était au delà de toute espérance. Et je pense que le fait que le chef soit une femme amène une sensualité et une douceur dans les arômes que n’ont sans doute pas ses pairs masculins.
Allez, assez attendu, il faut que je vous donne le menu qui nous a été servi :

L’amuse bouche (crème brûlée de foie gras servie avec une mousse de grany smith)

La carotte et la fleur d’oranger (fine gelée et mousseux à la carotte, yaourt brassé à la fleur d’oranger et Voatsiperifery)

La betterave plurielle (textures fondantes et crémeuses au café Blue Mountain acidulé d’épine vinette)

La Saint Jacques normande (cuisinée en légère amertume de réglisse, anguille fumée, tombée de trévises rosa vénitienne et flamme)

Le Saint Pierre de petits bateaux (à la vapeur douce de menthe poivrée, râpée de truffe noire, asperge de Mallemort minute)

Le chevreuil (noisette légèrement fumée à la vanille de Tahiti, choux anciens, jus corsé)

Le brie de Meaux revisité

Le citron et la baie de genièvre (en combinaison crémeuse et mousseuse, sorbet et jus de citron)

Je passe sous silence les diverses mignardises qui ont accompagné ces plats, mais elles étaient toutes aussi succulentes.

Une mention sera donnée à la sommelière qui s’est occupée de nous. Les vins avaient été prévus pour s’accorder parfaitement avec nos mets ; un Condrieu et un Côte-Rôtie. Ses conseils de dégustations et les descriptions qu’elle a pu nous faire des plats, et de la cuisine en général, d’Anne-Sophie Pic, tout en finesse et en justesse, ainsi que son sourire, sa pétillance et sa fraîcheur ont contribué à faire de cette soirée une magnifique expérience qui restera pour longtemps au Panthéon de ma mémoire.

Et bien sûr, ce billet ne serait pas complet si je ne disais pas 1000 fois merci à mon Nourson d’amour pour m’avoir emmener là. Tu sais toujours trouver les attentions qui me font chavirer. C’est aussi pour ça que je t’aime.

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