Stefirst – Made in Ardecho

Retour de vacances

Voilà bien longtemps que nous n’avions pas passé une semaine de vacances aussi reposante. Pourtant, L’Escala, on connait et souvent, ces dernières années, au bout de trois ou quatre jours, nous commencions à nous y ennuyer.

Ces huit derniers jours passés là-bas n’ont été que des moments de bonheur, avec Nours et avec ma sœur quand elle se joignait à nous. Les journées étaient souvent réglées comme une partition de musique. Petit-déjeuner avec du Bimbo, oui, parce qu’un petit déj’ sans Bimbo à L’Escala, c’est sacrilège ! Pour ceux qui ne connaitraient pas cette marque, Bimbo fait du pain de mie extrêmement moelleux, à tomber par terre. Harris, c’est du pain rassi à côté. C’est donc ce pain là que nous mangeons depuis que nous sommes enfants, chaque été, en Espagne. Rien d’autre ne doit apparaître sur la table, si ce n’est le beurre, la confiture et le grille-pain. Puis plage à partir de 9 heures, à la fraîche, avant de voir débarquer les hordes de touristes braillards. Ce petit bain matinal finissait de nous réveiller et nous restions allongés à lire tranquillement deux ou trois heures. Puis, après une douche dessalante, nous nous rendions à La Punxa, le meilleur bar du moment à L’Escala pour y prendre une bonne bière et quelques tapas. Retour à la plage après, celle de San Marti, à l’ombre des dunes où nous passions l’après-midi avant de retourner dans notre bar favoris pour y boire une sangria bien fraîche.

La semaine a été entrecoupée du longue journée barcelonnaise pendant laquelle nous avons dévaliser les magasins Desigual, qui poussent dans cette ville comme des champignons dans les bois ardéchois après une pluie automnale.

Nous avons donc passé huit jours à ne rien faire, à ne penser à rien, à se reposer et à se détendre et à aller voir une énième fois ce qui reste notre rêve :

pouvoir acheter cette vieille ferme en ruine et y faire des chambres d’hôtes et y accueillir les amis. C’est un peu notre pèlerinage, celui qui nous fera rêver toute l’année suivante. On s’imagine déjà en train de l’aménager, organisant les espaces. Et à chaque fois nous nous disons : « pourquoi pas ? »

Quand je me la joue Dom !

A l’attention du service client d’Orange

Madame, Monsieur,

je tiens, par la présente, à vous faire part de mon mécontentement vis à vis de votre service fidélisation.

En effet, je suis à moins de 6 mois de la fin de mon engagement chez vous, et, comme beaucoup de vos clients, je voulais acquérir l’Iphone 4.

Je me suis donc déplacé dans l’une de vos agences, muni de mes deux anciens Iphone 3G, que je comptais faire reprendre dans le cadre de votre programme « agir – réflexes vert ».

J’étais parfaitement conscient du fait que je n’avais pas assez de points « fidélités ». Je venais d’en regarder le montant exact sur Internet. Mais, naïvement, je pensais que le fait de me réengager chez vous pour 24 mois ne poserait aucun problème pour voir mon compte crédité du nombre de points nécessaires (2400) à l’achat d’un nouvel Iphone, sans que cela soit trop onéreux.

C’est là que je me suis aperçu de la complexité des process chez Orange, sans doute hérité de l’ancienne histoire administrative de votre maison mère (loin de moi le fait de cracher sur le fonctionnariat, je suis fonctionnaire, je sais donc, me semble-t-il, de quoi je parle).

Je me suis donc aperçu que le nombre de points étaient différents de celui que j’avais observé sur votre site, 20 minutes plus tôt. La dame, fort agréable, m’explique que c’est toujours comme ça. Pourquoi ? Aucune réponse. Ca restera un grand mystère de la logique commercial chez Orange. Ce ne sera que le premier.

J’explique alors que je désire faire reprendre mes deux vieux Iphone, ce qui ne pose aucun problème. Ce qui en pose un, c’est que l’on ne peut pas me rajouter de points fidélités. Seul le service client au 700 peut le faire (?!). Je me propose alors de les appeler, mais votre vendeuse m’explique que ces points ne seront valables que pour la vente par téléphone (?!). Orange, trouvant qu’il n’y a pas assez de concurrents dans la téléphonie mobile en France, met donc en concurrence ses diverses agences. Une logique implacable, je vous dis ! Soit, je demande alors si je pourrais me servir des bons d’achats récupérés grâce à la reprise de mes anciens mobiles. Que nenni ! Ils ne sont valables qu’en boutique. Là, on frôle un surréalisme que n’aurait pas renié André Breton. Kafka ayant été laissé sur place il y a bien longtemps, au moment de la scène des « points fidélités ».

La dame face à moi me conseille alors de passer tout de même par le 700 pour tenter de faire rajouter des points valables en boutique, il parait que des fois ça se fait, mais chut, il ne faut pas le dire !

Ce conseil, je vais le suivre. Après une multitude d’appels, de tentatives de rappels de votre part, je finis par obtenir quelqu’un au bout du fil qui ne peut me répondre tout de suite parce que : il y a une panne informatique et que de toutes façons, les données de mon compte client ne seront réactualisées que mardi prochain (sic).

Aujourd’hui, mercredi 04 août, je me fends de ma voix la plus charmante et j’obtiens, rapidement pour ne fois, le service client au 700. J’expose une énième fois ma situation, mes points, mes deux Iphones à faire reprendre, ma promesse de me réengager pour 24 mois, les points que j’aimerai voir rajouter et utiliser en boutique… Tout quoi. Ce fut le néant buté d’un homme, parlant tout juste un français correct, qui m’offrait généreusement quelques points pour avoir le nouvel Iphone en déboursant 300 euros, somme tout de même non négligeable. Aucune tentative de marchandage ne marcha. Vous avez bien formé vos vendeurs. Bravo.

Par contre, dans trois ou quatre mois, lorsque vous me ferez appeler par votre service client, prêt à faire n’importe quoi pour me voir renouveler ma fidélité à votre marque, je vous rappellerai votre manque de geste commercial du moment. Mais moi, un geste, je vous en ferai un que la décence ne me permet pas de décrire dans cette missive.

Vous l’aurez compris, je ne resterai pas chez Orange au delà de mon engagement. J’étais satisfait jusqu’alors, mais face à la complexité labyrinthique de vos offres et de vos services, face à la rigidité des procédures de votre service client, j’irai voir ailleurs si le ciel est plus bleu.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

Joyeux anniversaire

Aujourd’hui, tu as 13 ans et voilà 12 ans que nous vivons ensemble. Même dans mes voeux les plus chers, je n’aurai jamais pensé que nous resterions ensemble si longtemps. Tu as comblé si souvent ma solitude, tu es l’amie qui écoute et ne juge pas, celle qui comprend tout sans rien dire, celle qui me rend heureux jour après jour, tu es la compagne de tous les instants, les bons, comme les mauvais. Oh ! ce n’est pas le même amour qu’avec Nours, mais il est aussi fort !

Bon anniversaire à toi ! Et si j’ai droit à un souhait aujourd’hui, c’est que je puisse encore en faire un autre pour toi l’année prochaine.

10 ans après

Se retrouver après 10 ans, pour certains, c’est un peu comme dans la chanson de Bruel. Pour nous, pas de rendez-vous pris, mais une des nôtres avec une grave maladie qui a accéléré un peu ces retrouvailles.

C’était donc le week-end dernier que Nours et moi avons vu arriver mes copines de fac. J’en avais revue une ou deux au fil des ans, j’avais des nouvelles des autres aussi. Mais voilà très longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés ensemble. Autant nous nous étions rencontrés et acceptés avec nos casseroles et nos névroses, autant nous nous sommes revus et reconnus avec d’autres casseroles et d’autres névroses, mais toujours avec le même amour.

J’avais peur de ne pas revivre l’harmonie de notre groupe. J’avais tort. J’avais peur pour rien.

Dès les premières minutes, le ton était donné. Aucune langue de bois, aucun tabou et des rires, des rires, des rires ! Il a été marrant, pour nous, de nous apercevoir que nous ne nous rappelons quasiment de personnes d’autres de nos années fac. On se souvient de quelques cours, mais surtout ceux où nous étions ensemble.

On s’est retrouvé un peu comme on s’était quitté, au grès de nos vies. Et on y est allé à fond. Ca a été un week-end hors du temps, à la maison, avec mes amies. Ca a été des éclats de voix et de rires, des embrassades, des bons petits plats et beaucoup de rosé (un peu trop pour moi, je l’avoue !).

J’ai revécu nos moments de folies. Les mêmes qu’il y a 10 ans.

Il y avait néanmoins une absente pour cause de polichinelle dans le tiroir, qui n’a pas manqué de nous appeler mais qui nous a manqué énormément.

Oui, ça a été 5 filles et 3 garçons, enfermés pendant un week-end, dans une maison au cœur de l’Ardèche, avec un piscine, de la bouffe et de l’alcool. Ca a été un week-end formidable, débordant d’amour, de respect et de rires. Ca a aussi été pour moi une grande leçon de vie et de courage, à un point que vous ne pouvez imaginer.

Les filles (et le garçon aussi), je vous aime. Je crois que Nours a compris pourquoi, même à distance, nous ne nous étions jamais réellement quittés.

Et comme je vous l’ai promis, je ne me laisserai pas emmerder par une connasse !

GP power !

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