Voilà bien longtemps que nous n’avions pas passé une semaine de vacances aussi reposante. Pourtant, L’Escala, on connait et souvent, ces dernières années, au bout de trois ou quatre jours, nous commencions à nous y ennuyer.
Ces huit derniers jours passés là-bas n’ont été que des moments de bonheur, avec Nours et avec ma sœur quand elle se joignait à nous. Les journées étaient souvent réglées comme une partition de musique. Petit-déjeuner avec du Bimbo, oui, parce qu’un petit déj’ sans Bimbo à L’Escala, c’est sacrilège ! Pour ceux qui ne connaitraient pas cette marque, Bimbo fait du pain de mie extrêmement moelleux, à tomber par terre. Harris, c’est du pain rassi à côté. C’est donc ce pain là que nous mangeons depuis que nous sommes enfants, chaque été, en Espagne. Rien d’autre ne doit apparaître sur la table, si ce n’est le beurre, la confiture et le grille-pain. Puis plage à partir de 9 heures, à la fraîche, avant de voir débarquer les hordes de touristes braillards. Ce petit bain matinal finissait de nous réveiller et nous restions allongés à lire tranquillement deux ou trois heures. Puis, après une douche dessalante, nous nous rendions à La Punxa, le meilleur bar du moment à L’Escala pour y prendre une bonne bière et quelques tapas. Retour à la plage après, celle de San Marti, à l’ombre des dunes où nous passions l’après-midi avant de retourner dans notre bar favoris pour y boire une sangria bien fraîche.
La semaine a été entrecoupée du longue journée barcelonnaise pendant laquelle nous avons dévaliser les magasins Desigual, qui poussent dans cette ville comme des champignons dans les bois ardéchois après une pluie automnale.
Nous avons donc passé huit jours à ne rien faire, à ne penser à rien, à se reposer et à se détendre et à aller voir une énième fois ce qui reste notre rêve :
pouvoir acheter cette vieille ferme en ruine et y faire des chambres d’hôtes et y accueillir les amis. C’est un peu notre pèlerinage, celui qui nous fera rêver toute l’année suivante. On s’imagine déjà en train de l’aménager, organisant les espaces. Et à chaque fois nous nous disons : « pourquoi pas ? »


