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Ca ne sera pas pour cette fois

Le poste que je visais m’est passé sous le nez. Décision purement politique et/ou stratégique. Ce que j’appréhendais est donc arrivé : je reste où je suis.

Mais contrairement à ce que je pensais, je ne suis pas si désappointé que ça. Non. Ce qui m’énerve le plus, c’est que j’ai fait une demande officielle, avec lettre de motivation et CV (pour qu’ils se rendent enfin compte que j’ai une VRAIE expérience RICHE dans l’administration) et que je n’ai même pas eu une réponse. J’ai demandé des rendez-vous avec les personnes décisionnaires, mais là encore, ce fut le silence total. Alors bien sûr, on pourra me répliquer que souvent, lorsqu’on candidate sur un nouveau job, les courriers restent lettre morte. Oui, mais là, je ne demande pas un poste dans une autre boîte, non, il s’agit de l’administration pour laquelle je travaille et que ça concernait donc un changement en interne. Ca en dit long sur le respect que peuvent avoir les instances dirigeantes pour le personnel qu’ils sont censés gérés.

Là où je pense que ça m’a fait du bien de m’épancher ici ou ailleurs et de faire une vraie démarche, grâce à Nours, de travail sur moi-même avec une professionnelle du recrutement, c’est que je pense avoir grandi. Je n’ai pas pris la décision de placer quelqu’un d’autre à ce poste comme une décision contre moi. Je ne me suis pas senti visé personnellement. Et croyez moi, c’est une avancée psychologique énorme. Et puis, il est vrai que mon job actuel, ce n’est pas non plus l’enfer sur terre même si ma direction actuelle est parfaitement consciente que je souhaite retrouver un emploi en adéquation avec mon grade.

J’ai bien une autre piste et je me rends à une réunion pour placer mes pions tout à l’heure, mais je reste maintenant sur mes gardes. On verra bien.

Par contre, j’ai une pensée pour mon ami Brige qui est, elle, pleinement concernée par la décision qui m’a évincé. J’espère que tout ce passera bien et que la personne mise en place sera aussi motivée que je pouvais l’être.

Vaut mieux faire courir…

Pour la première année, Nours et moi avons sponsorisé le 14ème kilomètre du marathon de Paris que parcourra Pablo le 11 avril prochain. Et c’est pour la bonne cause : l’école pour enfant autiste dans laquelle le fils d’Otir est scolarisé et qui ne vit presque que grâce aux dons. Alors comme c’est pour la bonne cause, n’hésitez pas une seconde vous aussi. Le mode d’emploi ici (c’est même en espagnol Drinette, pour relayer l’info à tous tes potes catalans et espagnols !)

Via Samantdi, la Fée Koz, Matoo et ma Chiboum chérie !

Doutes

Je crois que, dans ce mal-être professionnel que j’éprouve en ce moment, une peur domine tout le reste et est le facteur principal de cet état : finir comme mon père.

C’est à dire que j’ai peur de rester à un poste sur lequel je ne suis pas bien, sur lequel je m’ennuie et sur lequel je ne me sens pas à ma place. J’ai vu les ravages que ça peut faire et surtout, surtout, j’ai peur de connaître la fin de l’histoire, après presque 40 ans bétonné à un job que l’on n’aime pas. Et ça, je ne le veux pas.

Pour l’instant, et je rassure tout le monde, je n’en suis pas encore là. Je sais que je ne suis pas mon père et que je ne réagis pas (obligatoirement) comme lui. Et puis son exemple doit me pousser à agir. Mais les soirs de déprime, je ne peux m’empêcher de penser que j’ai fait une grosse bêtise en ne réagissant pas avant. Lorsque j’ai accepté mon poste actuel, ça a été une formidable opportunité pour moi. Un truc quasiment inespéré. J’ai évolué dans un milieu que je ne connaissais pas du tout, j’ai appris plein de choses et j’avoue avoir passé du bon temps pendant disant, deux bonnes années. Je ne m’y rends pas non plus, tous les matins la corde au cou, n’exagérons rien. Mais je sens bien que mon statut de cadre B sur un poste de cadre C n’est pas la chose la plus seine qui soit. Voilà bientôt 4 ans que c’est le cas et je me dis que plus personne n’emploiera un agent qui n’a pas exercé à son grade depuis aussi longtemps. En effet, quelle crédibilité peut-il avoir ? C’était justifiable pendant un ou deux ans : le désir de changer de région, l’opportunité qu’à constitué à un moment donné ce job. Mais aujourd’hui, j’ai la sensation d’avoir tué ma carrière professionnelle et la trouille de devoir continuer comme ça pendant encore plus de 30 ans. Mon expérience antérieure ne peut plus compter, elle est trop antérieure justement.

Bien évidemment, je tente de sortir la tête de l’eau et de faire le nécessaire pour trouver autre chose. Comme l’a marqué Brige en commentaire sur mon dernier billet, ce n’est qu’un travail et je vaux (sans doute) mieux que ça. Il est vrai qu’un travail n’est pas tout et ce n’est surement pas ma priorité. Heureusement, j’ai d’autres choses beaucoup plus précieuses dans ma vie. Mais c’est quand même 35 heures par semaine. Alors oui, peut-être que je m’ennuierai vite sur le poste que je vise (et Brige sait de quoi elle parle !), mais ça me laisserait deux années tranquilles. Et puis j’aurai sans doute les coudées un peu plus large, au moins histoire de rendre le job assez intéressant pour que je reste un peu plus. Et je l’imagine aussi comme un étrier pour me remettre en selle et pourquoi pas un tremplin ?

Et puis, il me reste toujours cet examen professionnel que je vais passer au mois de mai. A bien y réfléchir, j’ai quand même quelques pistes…

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