De l’eau, rien que de l’eau

En ce moment, on réaménage la salle de bain pour que ça soit super trop beau ! On s’est fendu d’un nouveau meuble acheté une fortune (ou presque) chez Ali*néa et qui, au montage, c’est révélé être une grosse daube. Nours, grand Ikéamaniaque devant l’éternel, n’est pas prêt de changer. Puis, mon chéri a préparer les accessoires qui feront bien et j’espère qu’après le week-end prochain tout sera en place. Car on risque d’attaquer très vite un lourd chantier ! Celui du grillage du terrain que l’on a acheté afin que les noutes aient de quoi se dépenser.

Mardi je suis allé jusqu’à Annecy passer mon examen professionnel de Rédacteur Chef. Plus de cinq heures de routes sous une pluie battante. Nous sommes arrivés éreintés, mais j’ai tenu mes 3 heures réglementaires sur « …faite un point sur la réglementation des chiens « potentiellement » dangereux ». Résultats le 2 juillet et oraux entre le 15 septembre et le 15 octobre. J’espère que réussir cet examen pourra m’ouvrir quelques portes.

Ah, et pour ceux que ça intéresse, Le carrefour du 9ème art et de l’image, titre bien pompeux pour dire « Le Festival de BD » d’Aubenas s’ouvre le 28 mai et y’aura du beau monde. Tout plein d’infos ici.

Carte postale

Farniente en perspective

Prendre 5 minutes pour donner quelques nouvelles ici.

Les beaux jours sont arrivés et partis. Un avant goût estival qui nous a permis de préparer la piscine dans le jardin. L’eau est claire mais encore un peu froide, mais on parie sur un retour du soleil d’ici la fin de la semaine qui commencera à la réchauffer en attendant l’arrivée de tous les copains cet été.

Mais ce n’est pas ce qui nous occupe le plus en ce moment. Ca serait plutôt la perspective de passer quelques jours en Espagne. Mes envies de Escala deviennent insupportables. Ca fait toujours beaucoup rire Nours lorsque je le lui dis et je trouve aussi que c’est très amusant. Au cours du mois de février j’ai un besoin irrépressible de me promener dans les rues de L’Escala, de sentir la mer pas loin, de la voir, de me voir tranquillement attablé à la terrasse d’un bar face aux vagues. Mais attention, ça ne doit être qu’à L’Escala et pas ailleurs. Il n’y a que cette ville catalane qui arrive à me calmer. Il faut dire que depuis 36 ans, c’est un peu chez moi là-bas (et beaucoup chez ma sœur maintenant !) Donc voilà, départ jeudi soir avec A. et C. pour leur faire découvrir l’endroit. Au menu, farniente, farniente et farniente !

Bon, en parlant de farniente, aujourd’hui, c’est congé, du coup, je vais retourné en profiter.

Ca ne sera pas pour cette fois

Le poste que je visais m’est passé sous le nez. Décision purement politique et/ou stratégique. Ce que j’appréhendais est donc arrivé : je reste où je suis.

Mais contrairement à ce que je pensais, je ne suis pas si désappointé que ça. Non. Ce qui m’énerve le plus, c’est que j’ai fait une demande officielle, avec lettre de motivation et CV (pour qu’ils se rendent enfin compte que j’ai une VRAIE expérience RICHE dans l’administration) et que je n’ai même pas eu une réponse. J’ai demandé des rendez-vous avec les personnes décisionnaires, mais là encore, ce fut le silence total. Alors bien sûr, on pourra me répliquer que souvent, lorsqu’on candidate sur un nouveau job, les courriers restent lettre morte. Oui, mais là, je ne demande pas un poste dans une autre boîte, non, il s’agit de l’administration pour laquelle je travaille et que ça concernait donc un changement en interne. Ca en dit long sur le respect que peuvent avoir les instances dirigeantes pour le personnel qu’ils sont censés gérés.

Là où je pense que ça m’a fait du bien de m’épancher ici ou ailleurs et de faire une vraie démarche, grâce à Nours, de travail sur moi-même avec une professionnelle du recrutement, c’est que je pense avoir grandi. Je n’ai pas pris la décision de placer quelqu’un d’autre à ce poste comme une décision contre moi. Je ne me suis pas senti visé personnellement. Et croyez moi, c’est une avancée psychologique énorme. Et puis, il est vrai que mon job actuel, ce n’est pas non plus l’enfer sur terre même si ma direction actuelle est parfaitement consciente que je souhaite retrouver un emploi en adéquation avec mon grade.

J’ai bien une autre piste et je me rends à une réunion pour placer mes pions tout à l’heure, mais je reste maintenant sur mes gardes. On verra bien.

Par contre, j’ai une pensée pour mon ami Brige qui est, elle, pleinement concernée par la décision qui m’a évincé. J’espère que tout ce passera bien et que la personne mise en place sera aussi motivée que je pouvais l’être.

Vaut mieux faire courir…

Pour la première année, Nours et moi avons sponsorisé le 14ème kilomètre du marathon de Paris que parcourra Pablo le 11 avril prochain. Et c’est pour la bonne cause : l’école pour enfant autiste dans laquelle le fils d’Otir est scolarisé et qui ne vit presque que grâce aux dons. Alors comme c’est pour la bonne cause, n’hésitez pas une seconde vous aussi. Le mode d’emploi ici (c’est même en espagnol Drinette, pour relayer l’info à tous tes potes catalans et espagnols !)

Via Samantdi, la Fée Koz, Matoo et ma Chiboum chérie !

Doutes

Je crois que, dans ce mal-être professionnel que j’éprouve en ce moment, une peur domine tout le reste et est le facteur principal de cet état : finir comme mon père.

C’est à dire que j’ai peur de rester à un poste sur lequel je ne suis pas bien, sur lequel je m’ennuie et sur lequel je ne me sens pas à ma place. J’ai vu les ravages que ça peut faire et surtout, surtout, j’ai peur de connaître la fin de l’histoire, après presque 40 ans bétonné à un job que l’on n’aime pas. Et ça, je ne le veux pas.

Pour l’instant, et je rassure tout le monde, je n’en suis pas encore là. Je sais que je ne suis pas mon père et que je ne réagis pas (obligatoirement) comme lui. Et puis son exemple doit me pousser à agir. Mais les soirs de déprime, je ne peux m’empêcher de penser que j’ai fait une grosse bêtise en ne réagissant pas avant. Lorsque j’ai accepté mon poste actuel, ça a été une formidable opportunité pour moi. Un truc quasiment inespéré. J’ai évolué dans un milieu que je ne connaissais pas du tout, j’ai appris plein de choses et j’avoue avoir passé du bon temps pendant disant, deux bonnes années. Je ne m’y rends pas non plus, tous les matins la corde au cou, n’exagérons rien. Mais je sens bien que mon statut de cadre B sur un poste de cadre C n’est pas la chose la plus seine qui soit. Voilà bientôt 4 ans que c’est le cas et je me dis que plus personne n’emploiera un agent qui n’a pas exercé à son grade depuis aussi longtemps. En effet, quelle crédibilité peut-il avoir ? C’était justifiable pendant un ou deux ans : le désir de changer de région, l’opportunité qu’à constitué à un moment donné ce job. Mais aujourd’hui, j’ai la sensation d’avoir tué ma carrière professionnelle et la trouille de devoir continuer comme ça pendant encore plus de 30 ans. Mon expérience antérieure ne peut plus compter, elle est trop antérieure justement.

Bien évidemment, je tente de sortir la tête de l’eau et de faire le nécessaire pour trouver autre chose. Comme l’a marqué Brige en commentaire sur mon dernier billet, ce n’est qu’un travail et je vaux (sans doute) mieux que ça. Il est vrai qu’un travail n’est pas tout et ce n’est surement pas ma priorité. Heureusement, j’ai d’autres choses beaucoup plus précieuses dans ma vie. Mais c’est quand même 35 heures par semaine. Alors oui, peut-être que je m’ennuierai vite sur le poste que je vise (et Brige sait de quoi elle parle !), mais ça me laisserait deux années tranquilles. Et puis j’aurai sans doute les coudées un peu plus large, au moins histoire de rendre le job assez intéressant pour que je reste un peu plus. Et je l’imagine aussi comme un étrier pour me remettre en selle et pourquoi pas un tremplin ?

Et puis, il me reste toujours cet examen professionnel que je vais passer au mois de mai. A bien y réfléchir, j’ai quand même quelques pistes…

Attente

Toujours aucune nouvelle. Les jours et les semaines s’écoulent et je reste dans l’expectative. J’attends en vain un ou deux rendez-vous pour essayer de débloquer la situation, je sais que certaines personnes œuvrent aussi pour moi, dans la limite de leurs moyens, mais rien…

C’est cette attente qui est le plus stressante. Et le fait de se monter le bourrichon pour que dale. Je tente vainement de me raisonner, mais il est très dur de tenter de se motiver, de se dire que l’on fait le maximum lorsque, depuis toujours, l’estime que l’on a pour soit vise le zéro absolu et que cette situation tendue n’arrange rien.

Hier est arrivé un questionnaire. Je dois y marquer 5 ou 10 trucs dont je suis fier professionnellement. Et là, rien, le trou, nada. Je n’ai rien trouvé dont je puisse être réellement fier. Pourtant, en discutant avec Nours, je me rends compte que j’ai bien deux ou trois situations que je pourrais mettre, de celles qui m’ont porté à l’époque, que je voudrais mettre en avant aujourd’hui. Mais de là à les mettre comme réussite professionnelle, je ne sais pas… Je mets sans doute la barre trop haut. On ne me demande pas si j’ai éteints un incendie tout seul ou trouvé le vaccin contre le HIV, non, on me demande juste si j’ai fait des choses pas trop mal. Oui, il y en a, un petit peu…

Nours, lui, pense que j’ai une fausse image de moi, complétement tronquée, qu’il faut que je me fasse plus confiance, que je crois en mes capacités, ma personnalité, mon empathie, mon expérience… Je sais qu’il a raison, et en même temps, depuis deux ans que je cherche un autre job, je n’ai jamais réussi à dépasser le stade de la lettre de motivation suivie de la lettre de « Nous vous remercions, mais… ». Pas même un entretien ! Et j’ai beau me dire que c’est juste parce que quelque chose de mieux m’attend que pour l’instant ça stagne, à force de stagner, ça commence à sentir passablement l’eau croupie.

Alors ce poste, je le veux parce que je pense, je sais, qu’il est fait pour moi, parce que c’est tout ce que j’aime dans l’administration, parce que c’est dans des situations comme celles qui pourraient se présenter que je suis le meilleur, et aussi parce qu’il me permettrait enfin de me sentir mieux, peut-être avec une once de respect pour ma petite personne… Ca serait tellement bien.

Hommage…

à l’une des plus belles paires de fesses de la blogosphère ICI.

Yourtes 2010

Il y a un peu plus d’un an nous y avions passé un week-end merveilleux. C’est pour ça que nous avions offert à nos parents respectifs de faire, en notre compagnie, la même découverte. Nous voilà donc partis, samedi matin, à 6 humains et 3 chiennes (non, Dom et Garf, aucune remarque !), 2 voitures, direction les Dolines de Longviala pour deux nuits en yourtes.

Nous étions un peu inquiets, Nours et moi, surtout en observant les réactions préliminaires notamment de ma mère, un peu inquiète. J’ai d’ailleurs adoré son coup de fil pour me demander s’il fallait emmener nos affaires de toilettes. Face à ma réponse positive, la sienne était pesée : « Ah ! C’est pas comme en maison d’hôte alors ! »

Arrêt dinatoire à Mende, comme l’année dernière avec une pensée pour Garf comme à chaque fois, pendant lequel nous avons commencé nos deux jours pantagruéliques. Puis, une heure après nous voilà devant les yourtes. Une petite promenade plus tard et nous nous installons tranquillement, chacun sous sa tente mongol, dans notre petit confort. Apprentissage pour allumer le poêle et avoir chaud, apéritif de bienvenue et repas directement sur les lieux. Les noutes et leur cousine étaient ravies de pouvoir courir en toute liberté.

Le lendemain, nous nous dirigeons vers Millau et passons sur le fameux viaduc pour le plus grand plaisir de maman et nous nous rendons à Roquefort pour visiter les caves de « Papillon ». Un visite très agréable et instructive. Puis visite d’une abbaye pour faire plaisir à la mère et de Millau, un peu déserte en ce dimanche fin d’après-midi. Retour au yourte pour un peu de repos au chaud, une fois les feux dans les poêles repartis et nous allons manger à Séverac le château dans un restaurant que nous conseillons à toutes personnes qui se promène dans le coin : l’Atelier du goût. Et je pense qu’ils se rappelleront de nous un petit moment.

Puis, ce matin, après le petit déjeuner, nous voilà repartis pour notre Ardèche avec des parents aux anges.

Alors, si vous voulez un peu de dépaysement et de repos assuré, ne pas hésiter une seconde. Mary est une hôtesse charmante et elle vous accueillera avec plaisir dans ses yourtes. Croyez-nous sur parole. La preuve en est : en ce quittant ce matin, on s’est dit « A l’année prochaine ! »

Adieu…