
Je vous entends d’ici : « Comment ça, voilà deux semaines que la saga de l’été de France 2 est diffusée et il ne nous a toujours pas fait de billet dessus ! » Oui, je sais, je manque à tous mes devoirs, mais que voulez-vous, maintenant, j’ai deux vies à gérer et c’est pas de la tarte, surtout que la plus facile n’est pas obligatoirement celle que l’on croit.
Mais plus de panique. Oui, j’ai bien regardé cette nouvelle saga de l’automne de l’été que nous diffuse France 2.
Tout de suite, le pitch de La Prophétie d’Avignon : une jeune fille (qui pour une fois ne retourne pas dans son village natal après des années d’absence : sur France 2, ils ne font pas du TF1 !), travaillant au palais des Papes d’Avignon se lance dans la découverte de la prophétie d’Avignon dont sa famille est gardienne depuis des générations. Mais elle a un passé mystérieux que tout le monde connait sauf elle (nan ! J’ai dit qu’on n’était pas sur TF1 !). Là-dedans, on glisse quelques soupçons de paranormal, un peu d’ésotérisme, quelques meurtres (nan ! Pas TF1, cette année, c’était les petits hommes verts ; c’est pas vrai, vous suivez pas !) et on tente de faire un truc à succès.
Niveau acteurs (pas tous très concluants dans leur jeu, je l’avoue), on trouve en tête d’affiche Louise Monot dans le rôle d’Estelle Esperanza. Vous savez, on la voit souvent, notamment dans les pubs Bourgeois (chaque fois que je les vois, je pense à Rouge Cerise, c’est abominable). Alors là, elle fait la gueule, elle pleure, elle montre ses nibards (ils sont pas très gros, c’est pas Ingrid Chauvin) et ses grosses hanches (faudrait qu’elle arrête vite le nutella). C’est la championne de la moue boudeuse : elle met sa bouche en avant et fronce un peu le nez. Elle a des hallucinations, elle est accusée de meurtre et surtout, elle est super forte en déductions vite faites pour faire avancer plus vite le feuilleton.
Heureusement, on a quelques choupinous pour sauver le tout. D’ailleurs, dès les premières images du début, on admire le joli fessier de Gonzague Montuel, qu’il nous montrera souvent, à croire qu’il a était engagé sur ce critère là. Le reste du corps de Gonzague vaut aussi le coup d’oeil. Et puis il y a le héros, celui qui tombe amoureux d’Estelle, celui qui joue Olivier Royal (comment ça, Royal ! Mais à quoi pense France 2 ! Aucune auto-censure !) : Guillaume Cramoisan. Alors là aussi, ça vaut le détour, même s’il met quand même longtemps pour enlever son t-shirt ! Une honte quasiment : il saute à l’eau tout habillé dans un joli petit pull bleu qui a dû couter une fortune.
Ah, et puis, il y a le petit flic, tout choupinet aussi, que bien sur, on sait pas son nom, mais c’est pas grave.
Mais je vous rassure, que serait une saga de l’été sans quelques recyclages. Et en tête, on a Bruno Madinier ! Pas un été sans lui. J’ai d’ailleurs eu peur un moment en voyant qu’il n’était pas dans Mystère. QUOI ! Une saga de TF1 sans Bruno Madinier ! Mais comment va-t-il vivre cette année ? Et bien, il en a été réduit à aller mendier chez France 2, qui côté recyclage s’y connait plutôt pas mal : l’émission de Ruquier étant, à elle seule, l’usine de retraitement des déchets ! Bon, alors, pas un gros rôle pour notre Bruno (et surtout pas celui du héros), puisqu’il meurt dès le second épisode, tout juste de quoi aller pointer au chômage sans perdre ses droits.
On a aussi droit à Claude Gensac. Elle devait passer dans les couloirs de la production pour aller chercher une copine histoire de manger un gâteau ensemble (oui parce que, vu le volume, elle a du en bouffer de la forêt noire, croyez-moi !) et hop, on l’a prise parce qu’on se rappelait vaguement d’elle dans une série des années 80.
Par contre, celle que j’adore, c’est la commissaire : Annie Grégorio. Longtemps cantonnée dans des rôles de bonniches, elle explose ici. Toute la gouaille du sud. Elle mène son monde à la baguette avec un franc parlé qui lui va trop bien.
Alors, en résumé, on a un scénario digne de TF1 d’une saga de l’été, ni plus ni moins, des acteurs qui peuvent pas faire grand chose d’autre et une prophétie d’Avignon que tout le monde cherche comme si c’était un objet, alors qu’une prophétie, ben c’est pas un objet ! C’est une révélation divine sur des évènements à venir. Et pour ça, en France, on a déjà Elisabeth Tessier. Alors…
Sur ce, à l’année prochaine.