Archives Y'a quoi à la télé ?

La bourde

Je suis quelqu’un d’assez polyvalent au travail. Je suis, par exemple, capable de traiter les demandes des usagers et de répondre au téléphone en même temps, surtout lorsque c’est ma directrice qui appelle. La conversation se termine pendant que je traite la demande d’une dame en face de moi.

- C’est tout, me questionne Mlle la Directrice à l’autre bout du fil.
- Oui. Y’a juste la nouvelle qui a appelé ce matin, tu sais, Marguerite* Machintruc, pour savoir si elle pouvait passer la semaine prochaine pour voir le travail.

A ce moment là, la dame en face de moi sourit gentiment et me lance : « Je suis Marguerite* Machintruc ! »

Évidemment, ça ne pouvait arriver qu’à moi ce genre de chose. Sur des milliers d’usagers, je tombe pile poil sur la bonne.

* Le prénom a été changé.

Envie pressante

En ce moment, lorsque je regarde la télé, j’ai des envies subites de me mettre à hurler : « NON ! C’EST PAS JAMES DEAN CONNASSE ! ET LA PROCHAINE FOIS QUE TU POSES LA QUESTION, JE T’EXPLOSE LA GUEULE CONTRE LE PARE-BRISE ! » Voilà qui est dit.

Délice Paloma de Nadir Moknèche

- Bon, on en a deux, il nous en faut encore un troisième.

- Et si nous prenions ça, me répond Nours en tendant un DVD.

Si tu veux, fis-je sans trop prendre la peine de regarder.

Du coup, hier soir, nous avons regarder Délice Paloma :

« Vous avez besoin d’un permis de construire ? Vous êtes seul un soir ? Appelez la bienfaitrice nationale, Mme Aldjéria : elle vous arrange ça. Celle qui s’est donné le nom du pays ne recule devant aucune combine pour survivre dans l’Algérie d’aujourd’hui. Pour peu qu’elles soient jolies et peu scrupuleuses, ses recrues peuvent faire carrière. La dernière, Paloma, fait grand effet, en particulier sur Riyad, le fils de Mme Aldjéria. Le rachat des Thermes de Caracalla, le rêve qui devait permettre au clan d’Aldjéria de changer de vie, sera l’affaire de trop. »

Nous ne savions rien de ce film et c’est donc sans aucun aprioris que nous nous sommes laissés envahir par cette histoire, quelques fois amusante, quelques fois attendrissante, quelques fois triste, toujours juste. La société algérienne y est bien dépeinte, entre son traditionalisme, son désir de modernité et son passé de colonie française.

Les personnages dépeints par Nadir Moknèche sont tous très attachants. De Mme Aldjéria, prête à tout pour réaliser son rêve d’enfant, en passant par Shéhérazade, tiraillée entre son besoin de séduire, sa tristesse de se voir vieillir et son besoin de construire une famille, par Riyad, fils unique de Mme Aldjéria qui n’a qu’une envie, partir rechercher son père en Italie, et bien évidemment par Paloma, celle qui va faire tourner bien des têtes.

Mais il y a un autre intérêt au film (et je soupçonne Nours de l’avoir remarqué sur la jaquette du DVD) : celui qui tient le rôle de Riyad, Daniel Lundh.

Ne vous fiez pas à son apparence physique, il est de nationalité suédoise.

Alors que ce soit pour voir un bon petit film sans prétentions, ou pour voir un beau petit choupinou les ¾ du temps en débardeur, quelque soit votre motivation profonde, regardez vite Délice Paloma

Syndrome post-traumatique

Je ne sais pas vous, mais moi, depuis qu’avec Nours nous regardons cette série, j’ai le syndrome Docteur House.

Je vous explique. A chaque fois que j’ai un pet de travers, ça y est, c’est abominable, c’est au moins une maladie auto immune, ou un lupus, ou un cancer qu’on ne va pas pouvoir déceler au premier coup d’oeil.

Bien heureusement, j’exagère. Mais il est vrai que c’est le genre de série qui peut porter à conséquences. J’imagine bien la petite vieille, aficionada du méchant docteur, ayant rendez-vous chez son médecin et ne comprenant pas pourquoi on ne lui fait pas toute une batterie de tests et d’examens afin de découvrir quelle maladie rare elle peut avoir :

- Madame, vous avez de l’arthrose.

- Et moi je vous dis que j’ai un cancer des os qui se déclenche à cause d’un caillot de sang bloqué dans mon cerveau et que l’on ne peut pas voir au scanner à cause d’une veine qui passe juste devant. J’ai exactement les mêmes symptômes que le malade de l’épisode 13 de la saison 2. Du coup, j’exige au minium un IRM et que trois médecins s’occupe de moi en même temps (de préférence un blond, un noir et une jeune femme un peu sensible, ce sont les meilleurs).

J’ai lu, il y a quelques temps, je ne me rappelle plus où par contre, que lors d’un procès aux Etats-Unis, les jurés avaient fait innocenter une personne dont toutes les preuves tendaient à prouver sa culpabilité, simplement parce qu’il n’y avait pas, parmi ces preuves, de tests scientifiques comme dans Les Experts.

Ce qui est effrayant, c’est que de plus en plus de personnes prennent les scénarios des séries pour argent comptant et croient que les situations sont réelles, sans doute largement plus que les actualités. Et aujourd’hui, pour faire un vrai sujet d’information, il vaut mieux passer par un scénario inspiré de faits réels que par un bon documentaire. Ca fait réellement peur.

A voir absolument

Pour ceux qui ne l’aurait pas vu lors de sa première diffusion sur France 2 ou sa rediffusion sur PinkTV, il ne faut absolument pas le rater ce soir. C’est une vraie claque que l’on se prend et on n’en sort pas entier :

Et pour ceux qui voudraient aprofondir un peu le sujet, il y a le très bon documentaire de Rob Epstein et Jeffrey Friedman Paragraphe 175 qui a reçu, en son temps, l’ours d’or du film documentaire au festival du film de Berlin :

Tue-moi

J’en avais déjà parlé . La première saison de Dexter était formidable (pour ceux qui ne l’aurait pas vu, il parait que SarkoTV TF1 l’a en stock pour cet été). Je suis en train de commencer la seconde et j’avoue qu’avec une accroche pareil, je fonce les yeux fermés (en même temps, c’est un peu chiant pour regarder la télé !) :

Les Bleus, premiers pas dans la police

Avec Nours, on languit le mercredi soir parce que c’est le jour où M6 diffuse Les bleus, premiers pas dans la police.

Alors oui, vous allez encore dire que je reviens avec mes séries à la con. Mais non, justement, pas du tout. Pour une fois qu’en France on nous pond une série potable, marrante, avec des acteurs digne de ce nom, pourquoi ne pas se faire plaisir.

Moi qui ait horreur de tout ce qui est Navarro, Julie Lescaut et autre Commissaire Moulin, j’avoue prendre réellement mon pied à regarder Les Bleus.

C’est frais, c’est plein d’humour, c’est rythmé, c’est souvent très juste et c’est bien joué. C’est aussi un commissariat plein de vie, plein de drames de tous les jours (et puis avec plein de coucheries, sinon, ça ne serait pas drôle, hein ?) Enfin, pourquoi bouder son plaisir, il y a le beau Nicolas Gob, toujours aussi sexy, qui joue le rôle d’un jeune flic homosexuel plutôt bien dans sa peau et qui assume ce qu’il est. Je me retrouve un peu dans sa manière de plaisanter sur le sujet ou de se mettre en colère quand ça gène quelqu’un ou quand son patron lui dit qu’il ne veut pas le voir le mater le derrière. Il dépoussière très bien la manière dont on voit les gay en général à la télévision et revendique haut et fort que c’est pas parce qu’on est gay qu’on va sauter sur tout ce qui a une braguette et du poil au menton.

Si vous n’avez pas encore découvert cette série, il reste quelques épisodes pour vous plonger dedans. Il faut savoir qu’elle a remporté le prix de la meilleure série française en prime time au Festival de la Fiction TV de 2007 et que déjà, le pilote avait reçu le « Grand prix de la meilleure série » et le « Prix du jeune espoir masculin » pour Mhamed Arezki au Festival international du film de télévision de Luchon en 2006. Si tout ça c’est pas un gage de qualité…

Mondial de rugby

Ici, à Aubenas, c’est le rugby. Alors autant vous dire tout de suite que la coupe du monde, je compte la suivre, et pas uniquement en matant un calendrier.

Et la star, celle que je vais supporter pendant tout le mondial, ça ne sera pas lui (quoique…) :

mais bien lui :

Rémy Martin ! Le petit albenassien (oui, les habitants d’Aubenas se sont des albenassiens ; maintenant que vous savez ça, vous pouvoir crâner en société) devenu Dieu du Stade et qui fait partie du XV de France.

Alors autant vous le dire tout de suite, j’ai acheté le maillot, je me suis mis en mode « gros bourrin ardéchois » ON et qu’on me fasse pas chier jusqu’au 20 octobre !

Allez les bleus, Allez Rémy !

Le mode gay n’étant pas déconnecté pour autant, juste pour le plaisir des yeux et pour bien vous montrer que les albenassiens ne sont pas tous petits et faits comme un barbapapa :

La prophétie d’Avignon

Je vous entends d’ici : « Comment ça, voilà deux semaines que la saga de l’été de France 2 est diffusée et il ne nous a toujours pas fait de billet dessus ! » Oui, je sais, je manque à tous mes devoirs, mais que voulez-vous, maintenant, j’ai deux vies à gérer et c’est pas de la tarte, surtout que la plus facile n’est pas obligatoirement celle que l’on croit.

Mais plus de panique. Oui, j’ai bien regardé cette nouvelle saga de l’automne de l’été que nous diffuse France 2.

Tout de suite, le pitch de La Prophétie d’Avignon : une jeune fille (qui pour une fois ne retourne pas dans son village natal après des années d’absence : sur France 2, ils ne font pas du TF1 !), travaillant au palais des Papes d’Avignon se lance dans la découverte de la prophétie d’Avignon dont sa famille est gardienne depuis des générations. Mais elle a un passé mystérieux que tout le monde connait sauf elle (nan ! J’ai dit qu’on n’était pas sur TF1 !). Là-dedans, on glisse quelques soupçons de paranormal, un peu d’ésotérisme, quelques meurtres (nan ! Pas TF1, cette année, c’était les petits hommes verts ; c’est pas vrai, vous suivez pas !) et on tente de faire un truc à succès.

Niveau acteurs (pas tous très concluants dans leur jeu, je l’avoue), on trouve en tête d’affiche Louise Monot dans le rôle d’Estelle Esperanza. Vous savez, on la voit souvent, notamment dans les pubs Bourgeois (chaque fois que je les vois, je pense à Rouge Cerise, c’est abominable). Alors là, elle fait la gueule, elle pleure, elle montre ses nibards (ils sont pas très gros, c’est pas Ingrid Chauvin) et ses grosses hanches (faudrait qu’elle arrête vite le nutella). C’est la championne de la moue boudeuse : elle met sa bouche en avant et fronce un peu le nez. Elle a des hallucinations, elle est accusée de meurtre et surtout, elle est super forte en déductions vite faites pour faire avancer plus vite le feuilleton.

Heureusement, on a quelques choupinous pour sauver le tout. D’ailleurs, dès les premières images du début, on admire le joli fessier de Gonzague Montuel, qu’il nous montrera souvent, à croire qu’il a était engagé sur ce critère là. Le reste du corps de Gonzague vaut aussi le coup d’oeil. Et puis il y a le héros, celui qui tombe amoureux d’Estelle, celui qui joue Olivier Royal (comment ça, Royal ! Mais à quoi pense France 2 ! Aucune auto-censure !) : Guillaume Cramoisan. Alors là aussi, ça vaut le détour, même s’il met quand même longtemps pour enlever son t-shirt ! Une honte quasiment : il saute à l’eau tout habillé dans un joli petit pull bleu qui a dû couter une fortune.

Ah, et puis, il y a le petit flic, tout choupinet aussi, que bien sur, on sait pas son nom, mais c’est pas grave.

Mais je vous rassure, que serait une saga de l’été sans quelques recyclages. Et en tête, on a Bruno Madinier ! Pas un été sans lui. J’ai d’ailleurs eu peur un moment en voyant qu’il n’était pas dans Mystère. QUOI ! Une saga de TF1 sans Bruno Madinier ! Mais comment va-t-il vivre cette année ? Et bien, il en a été réduit à aller mendier chez France 2, qui côté recyclage s’y connait plutôt pas mal : l’émission de Ruquier étant, à elle seule, l’usine de retraitement des déchets ! Bon, alors, pas un gros rôle pour notre Bruno (et surtout pas celui du héros), puisqu’il meurt dès le second épisode, tout juste de quoi aller pointer au chômage sans perdre ses droits.

On a aussi droit à Claude Gensac. Elle devait passer dans les couloirs de la production pour aller chercher une copine histoire de manger un gâteau ensemble (oui parce que, vu le volume, elle a du en bouffer de la forêt noire, croyez-moi !) et hop, on l’a prise parce qu’on se rappelait vaguement d’elle dans une série des années 80.

Par contre, celle que j’adore, c’est la commissaire : Annie Grégorio. Longtemps cantonnée dans des rôles de bonniches, elle explose ici. Toute la gouaille du sud. Elle mène son monde à la baguette avec un franc parlé qui lui va trop bien.

Alors, en résumé, on a un scénario digne de TF1 d’une saga de l’été, ni plus ni moins, des acteurs qui peuvent pas faire grand chose d’autre et une prophétie d’Avignon que tout le monde cherche comme si c’était un objet, alors qu’une prophétie, ben c’est pas un objet ! C’est une révélation divine sur des évènements à venir. Et pour ça, en France, on a déjà Elisabeth Tessier. Alors…

Sur ce, à l’année prochaine.

Dexter

En ce moment, je suis à fond dans Dexter. Vous savez, Dexter, la série, pas le dessin animée (le petit génie qui avait une soeur totalement débile qui ressemblait comme deux gouttes d’eau ma petite mienne !).

Non, là je parle de Dexter, la série à succès de l’année dernière. Dexter est un brillant expert médico-légal de la police de Miami, spécialisé dans les traces de sang et dans la poursuite des serial killers. Mais Dexter a un secret : il est lui même psychopathe Et c’est là tout l’intérêt du truc. C’est un « bon » psychopathe, qui poursuit ceux que la justice n’a pas pu condamner et qui leur fait subir pleins de trucs bien sanguinolents.

Ce que j’aime dans cette série, c’est que, comme Nip Tuck en son temps, ou Sex and the City, elle ne ressemble à aucune autre. C’est un OVNI, surtout à la télévision française. On y retrouve Michael C. Hall dans le personnage titre. Il jouait le fils gay dans Six Feet Under et je dois dire qu’il a bien muri, bien pris de l’envergure et que son charme sert énormément la série. La manière de traiter Dexter, d’être directement dans sa tête, de savoir ce qu’il pense et ce qu’il ne ressent pas (car tout est là, il ne ressent rien) est très bien fait.

Mon petit moment favoris est dans le générique : le moment, où il enfile son t-shirt. Sa lèvre inférieur rebondissant et le regard qu’il lance à ce moment-là me font littéralement fondre. A vous de juger :

On y retrouve aussi Julie Benz, transfuge d‘Angel, dans le rôle de la petite amie torturée de Dexter qui, bien entendu, ne sait rien de sa double vie.

Alors pour ceux qui ne connaissent pas, je conseille absolument de regarder le premier épisode pour se faire une idée. J’ai tout de suite accroché, Nours pas du tout. Comme quoi…