Archives On mange quoi ce soir ?

J’aurai pu avoir mal aux bras

Le programme pour dimanche matin était établi depuis quelques jours, en fait, depuis que le camion était venu nous livrer les 10 stères de bois qui nous servirons à nous chauffer cet hiver.

10 stères posées au milieu du terrain et qu’il fallait ranger correctement. A deux, dont un avec une patte folle, nous y aurions au moins passé plus d’une matinée.

Ca faisait trois quarts d’heure que nous nous y étions mis, Nours et moi, devant les remarques moqueuses du voisin venu prendre Buffy pour l’emmener promener avec sa chienne, quand nous avons vu arriver la voiture de Beau-papa. A l’intérieur, Beau-papa himself, of course, mais aussi ma grande soeur V. et son mari, le grand O., doté chacun d’une paire de gants de travail, parés à nous aider. Les 10 stères n’ont pas fait long feu. A 10h30 tout était aligné en un beau mur de bûches et nous étions tranquillement installés autour d’un café histoire de récupérer un peu.

C’est exactement le genre d’attention qui me va droit au coeur, dans une famille. Personne ne demande rien, mais tout est fait. Alors voilà, juste ce petit billet pour leur dire merci de l’aide qui a été précieuse. Sans ça, on aurait pu dire « Ouille, ouille ouille… » (private joke).

Noix de Saint-Jacques grillées sur leur nage d’avocat

Suite des recettes que j’ai faites à Nours pour la Saint Valentin, et à la demande d’au moins 2 personnes du boulot, voici les Noix de Saint-Jacques dorées sur nage d’avocat.

Pour 4 assiettes, il vous faut :

1 avocat bien mûr
4 cuillère à café de fumet de poisson en poudre
40 cl d’eau
1 cuillère à soupe de crème fraiche épaisse
60 g de noisettes
12 grosses noix de Saint-Jacques, de préférence sans corail, mais après, c’est en fonction du goût
12 tranches fines de lard fumé
De l’huile d’olive.

En tout premier lieu, hachez les noisettes et les faire légèrement griller à la poêle, sans matière grasse.

Porter à ébullition l’eau dans une casserole et y diluer le fumet de poisson. Laisser bouillir 6 à 8 min.

Enrouler chaque noix de Saint-Jacques dans une tranche de lard que vous ferez tenir à l’aide d’un cure-dent. Les faire revenir, une minute sur chaque face avec l’huile d’olive dans une poêle. Saler et poivrer.

Mettre le fumet de poisson à feu très doux. Rajouter la crème fraiche et l’avocat coupé en cubes. Saler et poivrer. Hors du feu, mixer le tout jusqu’à l’obtention d’un velouté légèrement mousseux (au blender, c’est idéal et ça prend moins de temps qu’au mixeur à pied).

Mettre dans chaque assiette un peu de velouté et trois noix de Saint-Jacques. Saupoudrer de noisettes grillées et servir aussitôt.

Curry de poulet à la banane

A la demande générale d’au moins trois personnes, voici la recette du plat que j’ai fait à Nours pour la Saint Valentin.

Pour réaliser ce Curry de poulet à la banane, il vous faut (recette pour 4 personnes) :

4 blancs de poulet (fermier, c’est mieux)
40cl de lait de coco
5cl de crème fraiche
1 c. à soupe de curry
2 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe de gingembre en poudre ou 2 cm de gingembre frais
2 bananes
2 gousses d’ail
1 oignon
2 carottes
2 c. à soupe de raisins secs
Un peu de piment fort en poudre (la dose est variable en fonction de votre goût, j’en ai mis à peine une demie cuillère à café)
2 verres de riz basmati ou de riz trois rizières
20g de noix de cajou.

Epluchez l’ail et l’oignon (et le gingembre s’il est frais) et hachez-les très finement.

Pelez les carottes et en faire des petits bâtonnets de 2 à 4 cm environ.

Coupez les blancs de poulet en dés. Les mettre dans un saladier avec 1 c. à soupe d’huile d’olive et la moitié du curry. Bien mélanger et mettre au réfrigérateur ¼ d’heure.

Dans un wok ou une sauteuse, faire revenir le mélange ail, oignon et gingembre ; c’est le moment de rajouter ce dernier s’il est en poudre plutôt que frais. Quand le tout est bien doré, rajouter le poulet mariné. Lorsqu’il est bien coloré à son tour, verser le lait de coco, la crème fraîche et le reste du curry. Mettre sur feu doux et mélanger. Puis ajoutez les carottes, les bananes coupées en rondelles (pas trop fines sinon elles s’écrasent plus facilement), le piment et les raisins secs. On mélange à nouveau, on couvre et on laisse mijoter une vingtaine de minutes sur feu très doux.

Faire cuire le riz.

Au moment de servir, on parsème le curry d’un peu de noix de cajou concassées et accompagné du riz.

Les Welsh Cakes d’Uncle Roger

A chacune de leurs venues en France, ma tante et mon oncle gallois ne manquent pas de nous ramener un petit paquet de Welsh Cakes car ils savent qu’ici, tout le monde en raffole. Il s’agit d’une petite pâtisserie entre le scone anglais et le cookie.

Mais cette fois, je ne pouvais décemment pas attendre 6 mois leur prochain séjour pour en manger de nouveau. Du coup, dimanche, je me suis lancé et ce fut une réussite.

Voici la recette des Welsh Cakes (gâteaux gallois), véritable institution à Cardiff et qui sont un véritable régal au moment du thé, que ce soit au petit déjeuner ou à 17 heures. En plus d’être simple, c’est très facile à réaliser.

Pour une trentaine de gâteaux, il vous faut :

450g de farine
1 sachet de levure
170g de sucre en poudre
200g de beurre mou
115g de raisins sec (que vous aurez fait au préalable gonfler quelques minutes dans un peu d’eau tiède)
2 oeufs battus en omelette
1 pincée de mélange 4 épices
1 pincée de sel

Mélanger la farine, la levure, les 4 épices, le sel et le beurre. Rajouter le sucre, les raisins et lié le tout avec les oeufs battus (moi, je mets tout dans le robot pétrisseur et je lance). Vous obtenez alors une pâte qui ressemble à la pâte sablée.

Aplatissez avec un rouleau à pâtisserie jusqu’à une épaisseur d’environs 0,5 centimètre.

Avec un emporte pièce ou à défaut un verre à moutarde, découper la pâte en petits ronds.

Faites chauffer à feu moyen une poêle à fond épais (j’utilise ma crêpière, mais le mieux, c’est encore une plaque en fonte type plancha), sans matière grasse et faite revenir les ronds de pâte entre 45 secondes et 1 minute sur chaque face (il faut qu’elles soient dorées). Laissez refroidir.

Les Welsh Cakes sont bien meilleurs lorsqu’ils sont un peu rassis. Je les prépare la veille pour le lendemain et je les stocke dans une boite en plastique. Vous pouvez les manger tels quels ou avec un peu de confiture ou un peu de beurre.

Et pour l’anecdote, si par hasard vous venez par chez nous et que vous entendez quelqu’un hurler : « Qui a mangé mes Rachel Welsh ! », c’est simplement beau-papa qui s’est trouvé ce moyen mnémotechnique pour se rappeler le nom des Welsh Cakes.

Oeufs cocottes aux trois couleurs

Voici une petite recette super simple qui ravira tout le monde : les oeufs cocottes trois couleurs. Ce plat convient parfaitement pour un petit dîner le soir, même quand on est tout seul.

Pour 2 personnes :

4 oeufs
6 feuilles d’épinard frais
4 tomates séchées à l’huile (vous les trouvez en bocaux dans tous les supermarchés)
1 petit brique de crème fraiche liquide
10g de beurre
Sel, poivre.

Dans deux ramequins qui passent au four micro-onde (en verre par exemple, mais surtout ni en faïence, ni en terre), mettre au fond 3 feuilles d’épinard, 5g de beurre, sel et poivre. Couvrez d’un film étirable et passez les ramequins (ensemble) au four micro-onde, 2 minutes à puissance maximum.

Ensuite, casser deux oeufs dans chaque ramequins. Coupez les tomates en lamelles et déposez-les sur les oeufs, puis couvrez le tout de crème fraiche. Salez et poivrez.

Passez le tout au micro-onde, à puissance minimale (100w), pendant 8 à 10 minutes. Servez chaud avec des mouillettes. C’est un vrai régal.

Spaghettis à la compoté d’oignons et aux anchois

Samedi soir, nous nous sommes retrouvés avec les Gallois pour notre dernière soirée qui suivait une après-midi de visite de Balazuc et de baignade pour certains (pas pour moi, merci !)

Après avoir fait manger P’titbidou et l’avoir couché, j’ai préparé, sur le pouce, des spaghettis à la compoté d’oignons et aux anchois. C’était délicieux et pour ceux qui ne savent pas quoi faire pour épater les potes facilement sans que ça se voit, la recette :

Pour 4 personnes :

500 g de spaghettis
500 g d’oignons
30 cl de vin blanc sec
40g de beurre
6 à 8 filets d’anchois
1 gousse d’ail.

Dans une sauteuse, faire réduire de moitié le vin blanc à feu vif. Y mettre les oignons que vous aurez émincés ou coupés finement. Rajouter 20 g de beurre et de l’eau à niveau. Laisser cuire à feu moyen jusqu’à absorption complète du liquide en remuant régulièrement.

Rajouter 20g de beurre et faire blondir les oignons.

Dans un pilon, mettre les filets d’anchois, l’ail et en faire une pommade.

Faire cuire les spaghettis dans une grande quantité d’eau. Une fois cuites, ajouter aux pâtes la compoté d’oignons, la pommade d’anchois et mélanger sur feu moyen 2 à 3 minutes. Servez.

Nous, on s’est régalé.

Confiture de figues

Comme en ce moment nos vies sont plutôt calmes, on se contente de faire des confitures. Et comme nous avons un magnifique figuier dans le jardin, on fait de la confiture à la figue. Je vais donc faire de la concurrence une nouvelle fois à Smab.

1 kilo de figues équeutées et coupées en 4 (préférer les blanches au rouges ou noires pour la confiture ; elles sont moins gouteuses pour manger nature, mais bien meilleures pour ce que nous allons en faire)
500g de sucre en poudre ou de sucre à confiture
1 gousse de vanille
15 cl d’eau

Equeuter et couper en quatre toutes les figues.
Couper en deux la gousse de vanille et retirer les graines. Les réserver.
Mettre dans une casserole ou dans une marmite 15cl d’eau, les figues, le sucre. Remuer. Ajouter les graines de vanille et la gousse coupée en deux.
Porter à ébullition puis laisser mijoter doucement environ 1 heure en remuant régulièrement.

Penser à bien stériliser vos pots.

Voilà, c’est un régal.

Hamburgers du dimanche

Le week-end dernier a été culinaire. Nous recevions nos voisins pour un « apéritif dinatoire » (à prononcer en mettant bien la bouche forme de cul de poule et en prenant un accent très Paris XVIème). A cette occasion, j’avais fait une plaque de pizza maison, des madeleinettes aux oignons accompagnées de leur coulis de tomates et des tuiles de parmesans. Le tout arrosé d’un punch d’été que tout le monde a eu l’air d’apprécier.

Puis dimanche midi, j’ai fait des hamburgers. Mais attention, rien à voir avec l’enseigne au clown qui fait trop peur, non. Mes hamburgers à moi que j’ai fait, et bien ils étaient super bons et ils sortaient de l’ordinaire. Déjà, les petits pains étaient maison. Ils relevaient plus de la brioche que des pains rassis qu’on trouve en magasin. Et ils étaient garnis de… de… aller, je vous donne la recette.

Pour deux personnes :

2 petits pains à hamburger 1 poivron 2 oeufs Du fromage ail et fines herbes (style celui qui va bien avec du pain et du vin…)

Vous passer le poivrons sous le grill du four en le retournant petit à petit dès que la peau devient noire. Vous le sortez, le laissez refroidir et avec une pointe de couteau, vous enlevez la peau, puis vous l’épépinez et le coupez en lanières que vous arrosez d’un filet d’huile d’olive.

Vous battez les oeufs en omelettes et vous les faites cuire comme une crêpe, en retournant à mi-cuisson. Vous couvrez pour conservez la chaleur.

Vous passez les pains 2-3 minutes sous le grill du four, puis vous les tartinez avec le fromage. Vous mettez ensuite quelques lanières de poivrons et la moitié de l’omelette.

Servez aussitôt.

C’est délicieux et loin d’être lourd. Vous pouvez servir une salade verte avec.

Cuissot de sanglier à l’Ardéchoise

En rentrant de Paris, nous avons eu la surprise de retrouver notre maison sans électricité suite à un orage. Du coup, le contenu des deux congélateurs est parti à la poubelle, à l’exception prés d’un gros cuissot de sanglier offert par Beaupapa qui finissait tranquillement de dégeler. Comme jeudi soir on devait manger avec toute la famille, j’appelle ma môman et je lui dis que j’amène le plat principal.

Cuissot de sanglier à l’Ardéchoise :

Macération : 4 jours
Préparation : 30 min.
Cuisson : 3 heures.

1 cuissot de sanglier
3 c.s. De saindoux
sel, sucre, bouquet garni

Pour la marinade :
1 litre de vin rouge de l’Ardèche
1 dl. De vinaigre
1 oignon
2 carottes
15 baies de genièvre
2 brins de romarin
6 feuilles de sauge
1 filet d’huile, poivre

Préparez la marinade avec les deux carottes coupées en rondelles, l’oignon coupé en deux, le vin, les baies de genièvre, le romarin, la sauge et le vinaigre.

Mettez à mariner le cuissot au frais pendant 4 jours, en le retournant souvent.

Dans une cocotte, avec du saindoux, faites revenir le cuissot sur toutes ses faces jusqu’à ce qu’il soit bien doré. Salez-le alors, arrosez d’un verre de marinade filtrée, ajoutez le bouquet garni et une pincée de sucre. Couvrez. Laissez mijoter à feu très doux pendant trois bonnes heures, mais surveillez la cuisson : arrosez souvent la viande et rajoutez de temps en temps de la marinade.

Légume d’accompagnement : une purée de châtaigne bien entendu.

Je vous promets que tout le monde s’est régalé.

Pour la petite anecdote, comme en ce moment la cuisine n’est pas en état d’être utilisée pour cause de réfection, j’ai cuisiné le cuissot dans la salle de bain, entre la baignoire et la douche. Dommage qu’il n’y ait pas eu de photo.

Cachalot échoué sur une plage

Pour ceux qui se demandent pourquoi je suis encore au régime, la réponse en image :