Mode Garfieldd on
Démente, mais lente,
Je me déplace lentement,
Mes hanches balancent,
J’ai un couteau entre les dents,
Ma bouche, si douce,
Crache le feu et les serpents,
La folie, la furie,
Je hurle vengeance,
Je n’épargnerai rien, attends.
Mode Garfieldd off
En ce moment, je suis en colère. Plus que d’habitude. Problèmes professionnels. Je ne vais pas rentrer ici dans les détails, mais en résumé, on nous enlève quelques avantages que nous avions, le tout avec l’accord d’une bonne partie des employés, prêts à baisser leur culotte pour se faire bien voir, et moi je ne suis pas d’accord.
Pour avoir fait plusieurs stages de formations, je sais exactement ce que je suis en train de vivre, car, comme pour l’annonce d’une mort imminente, le changement (qui est perçu par l’être humain, lorsqu’il n’est pas un changement volontaire, mais subi, comme une sorte de décès) passe par plusieurs phases : celle du dénie, celle de la colère et celle, enfin, de l’acceptation. Je suis à l’heure actuelle dans la seconde phase et j’avoue, que, je vais attendre, résigné la troisième.
Le souci avec moi, c’est que la colère s’accompagne régulièrement d’accès de rage assez violents. J’essaye de me contrôler le plus possible, mais lorsqu’on me balance des absurdités ou des arguments qui ont sur moi un effet épidermique, j’éclate. Et Nours a raison sur un point : dans ces cas là, mes arguments passe à la trappe, aussi bons soient-ils, et l’on ne se souvient plus que de ma gueulante. Ensuite, je rentre dans un mutisme assez profond. Le cancer que je suis (le signe zodiacal, pas la maladie ; j’en voyais déjà qui préparaient leur commentaire) rentre alors dans sa carapace et pince tout ce qui approche.
Mercredi dernier, une personne nous ramène le film Out of Africa. J’enregistre le retour en souriant et en commentant à notre cliente : « Ah ! Voici le film qui a fait pleurer des générations de femmes. » Elle sourit à son tour. Puis ma collègue A. derrière moi, m’avoue qu’elle aussi elle a pleuré en regardant ce long métrage et termine sa réflexion par : « C’est sur que toi, rien ne te fait pleurer. »
- Si, je pleure à chaque fois que je regarde Bambi.
- Et bien tu vois…
- Oui, je pleure parce que le chasseur loupe ce connard de faon débile.
Après ça, elle ne m ‘a plus parlé, ce qui était largement plus agréable vu l’état dans lequel je me radine au boulot en ce moment.
Il est certain qu’il faut que j’arrive à mieux me contrôler. Exercices respiratoire, penser à autre chose lorsque la colère gronde… Il faut que je trouve une réelle solution pour garder mon calme et pour que je puisse poser mes arguments de manière constructive afin qu’ils ne puissent être réfutés. En gros, le plus dur reste à faire…