Stefirst – Made in Ardecho

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Je me suis senti tout vieux !

Twitter-Bird-LogoAujourd’hui, j’avais réunion avec un jeunot pour parler surtout des personnalités de chez nous qui twittent, facebookent et… bloguent.
Oups, j’ai osé le mot face à un regard mi-interrogateur et mi-amusé. Et là, oui, j’ai compris que j’avais 40 berges et que mon heure était passée et que j’avais loupé un wagon. Mon blog est moribond depuis quelques temps déjà, malgré un ou deux massages cardiaques pour le réanimer, je suis présent sur Twitter, mais peu actif et Facebook reste le média où je communique un peu, mais surtout avec les potes et la familles, et dans certains groupes très fermés (mais rien de sexuel, je rassure tout le monde).
En face de moi, j’avais un jeune loup, la nouvelle génération, celle qui nous a remplacé. Je me rappelle quand avoir son blog était juste un truc obligatoire. Bien évidemment, il y en avait de toutes les qualités et de tous les tenant, mais j’ai toujours tenté de faire un truc de qualité, plutôt bien écrit (quand je dis bien écrit, je veux dire sans trop de fautes quelles soient grammaticales ou orthographiques).
Lorsque est venu le temps des réseaux sociaux, je n’y ai pas trouvé mes marques tout de suite. J’ai été long à intégrer Facebook, et encore plus long à  venir sur Twitter. Sur ce dernier, les 140 caractères m’ont longtemps bloqués. Je suis un littéraire, j’aime avoir la place de marquer ce que je veux, avec les mots que j’aurai choisis et qui refléteront l’exactitude de ma pensée. Sur Twitter, je suis un handicapé : quand j’écris un twitte, vous verriez les salades que je fais pour arriver à réduire ce que je veux dire en 140 caractères. N’est pas Bernard Pivot qui veut !
En gros, j’ai loupé le virage que d’autres ont parfaitement pris. Mon côté rural (oui, parce que je remarque que c’est souvent les urbains qui twittent bien), mon côté littéraire ou ma vie quotidienne fortement ennuyeuse pour le commun des mortels ? Peut-être le manque de temps aussi. Et le manque d’inspiration…
Mais bon, ce matin, je me suis trouvé face à cette nouvelle génération et pour la première fois, je me suis senti tout vieux !

45 bonnes raisons

40ansLa surprise avait été savamment orchestrée. Le secret bien gardé depuis le mois de février. L’écran de fumée New York a bien joué son rôle. Même l’arrivée de Dom et Smab la veille n’a éveillé aucun soupçon en moi. Ils ont l’habitude de venir nous rendre visite pendant l’été. Rien de plus normal à mes yeux.
C’est le samedi 13 juillet au matin, lorsque, préparant le café, Nours m’a tendu une enveloppe avec ces quelques mots : « C’est une journée particulière. Ne t’étonne de rien ». que je me suis dit qu’il y avait plus qu’une anguille sous roche. En effet, il y en avait 45. 45 personnes que j’ai vu arriver  tout au long de la journée et passer entre les deux grandes affiches à mon image que Nours avait fait faire : une de mois à 1 an, une de mois à 40 ans pile poil, prise à Time Square quelques jours auparavant.
Je ne sais pas comment vous dire l’émotion que ça a pu me procurer. Il y a avait, bien entendu, les incontournables, ceux que je sais de toutes les fêtes : Lilou, mon bidou et sa mère (vous l’auriez vu partir se planquer quand, le voyant arriver, je me suis mis à crier : « Mon bébé ! Il est là mon bébé ! »), mes parents bien entendu, ceux de Nours, ma sœur de Grenoble, etc. Et puis les moins attendus comme ma sœur et mon beau-frère venu tout droit d’Espagne, nos amis de Hanovre, mon ami d’enfance de Paris, etc. Tout le monde était là pour me fêter et ça fait chaud au cœur à un point inimaginable. Il y avait de présent toutes les époques de ma vie : mon enfance, le collège, le lycée, la fac (avec une bonne partie des GP), mon premier boulot, mon retour en Ardèche (attention, ne surtout pas oublier de citer Lilou et toute la bande cette fois sinon je risque d’avoir de nouveau droit à une scène), jusqu’à mon boulot actuel. Et puis il y a eu ceux qui n’ont pas pu venir et qui m’ont laissé des petits mots plein de gentillesse, voir plus.
La soirée a été très riche en sentiments et en joie. Des moments avec lesquels je vais vivre un bon bout de temps et qui m’envahissent encore lorsque j’y repense.  Et quel tour de force de la part de Nours que d’avoir su et pu organiser tout ça dans mon dos sans que je ne m’en doute, ne serait-ce qu’un seul instant. Et comme je l’ai dit lors de mon petit discours improvisé, s’il y a encore des personnes qui se demande pourquoi je veux l’épouser, il y avait 45 bonnes raisons présentent ce soir-là chez moi.

22/11/63

 

22_11_63Une gifle. Rien de moins. Retrouver le maître au sommet de son art et ne pas pouvoir lâcher son dernier livre comme lorsque j’avais 15 ans que je dévorais son oeuvre.

J’avais déjà beaucoup aimé Dôme. Même si, et comme à son habitude, car c’est bien là que le bat blesse chez King, la fin ne m’a pas plue. Je crois que j’avais arrêté de la lire depuis Bazaar que j’avais trouvé décevant. Les suivants ne m’avait pas plus et je pense que je n’en ai pas fini un seul jusqu’à Cellulaire. Loin d’être son meilleur, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai senti, à ce moment là, qu’il était sur la pente ascendante. Dôme, comme je l’ai marqué plus haut m’a vraiment plu (et j’attends avec impatience la mini-série qui a été tournée). Et puis j’ai attaqué les quelques 1000 pages de 22/11/63.

Et là, une gifle. Rien de moins. Du très grand King qui nous raconte en détail les alentours de l’assassinat de Kennedy. Un peu de fantastique au début, pour justifier un saut dans le temps, un peu à la fin. Toujours un personnage mystérieux qui détient certaines réponses et qui ne les donnera pas toutes. Et bien entendu, l’anti-héros qui se voit plonger dans une histoire des plus prenante.

King pose la bonne question : que ferions-nous si nous pouvions aller dans le passé et rectifier certaines choses, plus ou moins importantes. Arrêterions-nous Hitler ? Sauverions-nous Martin Luther King ? Mais surtout, quelles en seraient les conséquences ? Est-ce qu’en voulant améliorer les choses ne nous ferions pas pire.

22/11/63 est très très bien documenté, très précis et très juste. Je n’ose imaginer les recherches que King a dû faire pour écrire un tel livre. Quoi qu’il nous en donne un aperçu dans la postface.

L’histoire, quant à elle, nous attrape dès les premières pages. Les personnages vont se croiser, vont s’emmêler, vont se revoir, vont se ressembler. Le génie de King est de nous tenir en haleine à la fois par une histoire que nous connaissons déjà et par l’histoire parallèle de ses héros. J’avoue que mon côté fleur bleue a aussi été récompensé… et quelques fois, ça fait du bien.

Alors, si vous avez UN livre à lire cet été, c’est celui là. 1000 pages, peut-être, mais qu’est-ce qu’on est bien dedans !

Et n’oubliez pas, le passé s’harmonise toujours.

 

Ma vengeance sera terrible

New York Times SquareQuelqu’un de très connu dans notre petit monde de blogueurs, se trouve à l’heure actuelle à l’autre bout du monde et s’interroge, dans son dernier billet, sur ce qu’il va bien pouvoir faire dans 3 ans, à l’âge canonique de 40 ans.

Si je vous parle de lui, c’est qu’il y a comme un parallèle à faire actuellement entre le lieu où il se trouve (sous la pluie ;-)  ), et mes 40 ans qui se profile à l’horizon (de la semaine prochaine !).

Je me souviens, lorsque j’avais organisé ceux de Nours, avec l’envoi des invitations à tout le monde, et notamment à des copains de classe qu’il n’avait pas revus depuis très très très longtemps, lui avoir dit : « Pour les miens, surtout, tu ne fais pas ça ; y’a des personnes avec qui j’étais à l’école que je n’ai pas du tout envie de revoir. C’est des gros cons. » La fiesta-bilan n’était donc pas à l’ordre du jour. Ce qui n’a pas empêché Nours de me faire une promesse…

Du coup, moi, je sais exactement ce que je ferais pour mes 40 berges : je serai à New York, sur Times Square, le 22 juin à 19 heures très exactement, en train de hurler, probablement. Car le 22 juin à 19 heures, vous, en France, vous serez le 23 juin, 1 heure du mat’ et j’aurai chopé un an de plus.

Pourtant, l’excitation de partir là-bas n’était pas obligatoirement aussi présente que la première fois. La masse de travail que je peux avoir actuellement au boulot me plonge la tête dans des préoccupations plus présentes. Mais, depuis quelques jours, la personne citée au début de ce billet, poste sur les réseaux sociaux les endroits où il se rend dans la Grosse Pomme ou alors ce qu’il y fait… Et à cause de ce saligot de lui, mon esprit, jusque là tranquillement overbooké par les projets professionnels, s’est trouvé dévié vers un futur prometteur. Alors voilà, ça y est, ça monte. Je suis plongé dans des pensées pleines de New York, des lieux où nous voulons aller, des gourmandises à déguster, des promenades à faire, des choses à voir, du « à quelle heure on doit partir de la maison », « mais où c’est qu’on va prendre le petit déjeuner », « à qu’elle heure on arrive »… Et je ne vous parle même pas de comment je saoule mes collègues de travail, qui eux, ont bien l’esprit là où il doit être.

Mais ma vengeance sera terrible, car moi aussi je tweeterai et facebookerai tout ! Et en plus, il fera beau ;-) (Gnark, gnark, gnark)

(Je voulais, dans un premier temps, intituler ce billet « Matoo fait chier », mais bon quand même, je ne pouvais pas… :smile:)

Mais si vous saviez comme je suis heureux !

mariage-pour-tousSamedi 19 mai 2013. La pluie tombe a torrent et c’est en courant que nous sortons de la voiture pour nous rendre à la mairie de notre village. Il est tout juste 9 heures. La secrétaire de mairie nous accueille dans un joyeux : « Ça y est, ils l’ont validé… » puis se rend compte que, et bien, nous sommes là justement pour ça.
Réservation de la date dans le logiciel de la mairie (de l’heure aussi). Option sur la salle. Et elle nous tend le dossier en nous disant : « Nous n’avons pas encore les nouveaux, mais je vous donne celui-là parce que, vraiment, c’est trop symbolique ».
Mardi 21 mai 2013. Le maire du village attrape Nours pour lui dire que non, vraiment, c’est pas possible… Le 31 mai ! Nous n’y pensons pas ! Il n’aura pas le temps de se préparer, de faire son petit discours, tout ça, tout ça. Nours le rassure. Il a encore un an pour voir venir. Du coup, notre maire repart tout soulagé. Comme quoi, on peut ne pas être du même bord politique et ancien militaire hautement gradé, le seul truc qui compte, c’est l’intelligence et la réflexion.
Vendredi 31 mai 2013. Nous serons à N-1. Déjà, la liste des invités est ébauchée. Et le stress loin d’être tombé… Mais si vous saviez comme je suis heureux !