Il n’était pas loin de 16 heures lorsqu’une jeune femme blonde, aux cheveux longs, s’arrête devant moi au travail.
- On se connait non ?
Moi, je la regarde. Son visage m’est vaguement familier. Je lui demande si nous avons été ensemble à l’école, au lycée, si c’est une copine de ma sœur, mais devant ses réponses négatives, je reste pantois.
- Allez, je ne vous fais pas plus attendre, me fit-elle en me tendant une carte postale. Là, devant mes yeux, s’étale une photo de… Delphyne ! Oui, vous savez, la chanteuse, celle dont j’avais piétiné l’album et surtout sa fameuse chanson sur l’Ardèche.
J’ai dû passer par toutes les couleurs. Je m’attendais à quoi ? Mon anonymat sur ce blog n’est qu’un lueur, je le sais depuis longtemps maintenant. Je l’invite à s’asseoir, sans doute un peu gêné. Ca y est, mon Stefirst, tu es face à ce que tu écris, il faut assumer à fond. J’aurai pu lui répondre qu’elle se trompait de personne ou qu’en fait je m’appelais Jean-Hubert, mais non, je décidais d’être franc.
J’ai confirmé que je n’aimais pas ce qu’elle chantait ni aucune des chansons de son album et que non, je n’enlèverai pas le billet que j’avais fait sur elle. Elle a reconnu que c’était un peu le dû du métier qu’elle avait choisi, mais que j’avais été méchant en m’attaquant à son physique. J’étais alors entièrement d’accord, n’étant sans doute plus dans le même état d’esprit qu’au moment de l’écriture du billet en question. Par contre, elle tenait à rectifier une vérité : elle est ardéchoise. Sa naissance en région parisienne est un hasard géographique, mais sa famille est belle et bien d’ici.
Mais au delà de cette confrontation, j’étais tout excité de me retrouver face à elle. En quelques minutes, car nous ne pouvions pas discuter longtemps, à mon grand désespoir, j’ai pu entrevoir une femme intelligente, qui assumait à fond ce qu’elle faisait, avec beaucoup d’humour sur elle même. Sa démarche n’était pas empreinte d’agressivité, ce qui aurait pu être le cas, que je le mérite ou non, mais au contraire, pleine d’apaisement. Et surtout, ce qui est très important à mes yeux, elle a été plutôt couillu de venir trouver son « agresseur » de la sorte, et particulièrement dans cet état d’esprit très fairplay.
Bon alors, non, je ne reviendrai pas sur ce que j’ai pu écrire et je n’ai pas changé d’avis sur l’album en question. Par contre, je suis allé sur son Myspace (c’est pas possible ces trucs là, c’est du skyblog légèrement amélioré) pour écouter les reprises qu’elle pouvait faire, et ben, c’est pas mal. En même temps, moi, je n’y connais rien en musique. Je ne me permets pas de critiquer une manière de chanter, mais plutôt ce que l’on chante. Mais comme dirait Nours : « Manquerait plus qu’elle chante mal ! ».
Le pire dans tout ça, c’est que j’ai insisté pour lui faire la bise lorsqu’elle est partie en lui faisant promettre de revenir me voir pour qu’on aille se prendre un café. Et elle, de son côté, ma avoué venir lire ce blog très régulièrement. On doit être un peu maso tous les deux.
Alors, Delphyne, comme tu viens me lire, je te souhaite bonne chance pour vendredi (ne vous occupez pas, les autres, on sait de quoi on parle) et j’attends que tu me dises comment ça s’est passé pour toi.
Je mets aussi la dédicace qu’elle m’a faite. Alors, je suis désolé pour la signature, mais vu ce qu’il pleuvait lorsque je suis sorti, même si je l’avais glissé rapidement dans mon sac pour la protéger sans l’abimer, je pense qu’elle a dû prendre une goutte (non ce ne sont pas des larmes qui l’ont mouillée, on va pas exagérer non plus). En plus, j’ai vu sur ton Myspace (c’est pas possible ces trucs là… ah oui, je l’ai déjà dit plus haut) que tu étais amie avec Elodie Frégé. Ca c’est une rencontre qui me plairait…

EDIT : Delphyne, non, je n’ai pas enlevé le billet, mais j’ai oté toutes les références à ton physique. C’est le moins que je pouvais faire.