Archives mai, 2008

Mon thème et moi

Tout content j’étais lundi soir, quand je suis arrivé à mettre mon nouveau blog tout neuf en ligne, avec un nouveau logiciel que je ne savais pas manier et après avoir trouvé un nouveau thème trop classe que j’avais moi même personnalisé en mettant ma propre barre d’images en haut. Tout content je vous dis, jusqu’à hier, date à laquelle je m’aperçois que mon grand pote Dom avait eu la même idée que moi, niveau thème, quelques semaines plus tôt. Et moi qui n’avait rien remarqué.

Je m’excuse auprès de mon ami Dom, lui disant que je n’avais pas fait exprès, et lui, en ami, justement, me répond que ce n’est pas grave et que comme ça on sera « copain de thème » (après être « copain de je mange ma pizza d’une certaine manière et pas d’une autre »). Comme quoi, les grands esprits se rencontrent vraiment sur tout.

Mais je ne voulais pas lui faire affront. Du coup me voilà à la recherche d’un thème, moins beau, soit, mais tout aussi dynamique. Je me tape quelques centaines de pages sur le web, j’en télécharge une bonne soixantaine, je les installe et je les essaye un par un jusqu’à ce que je tombe sur celui qui me convient. Je commence à bidouiller, je mets en place mon identité visuelle, que je transforme, elle aussi, légèrement pour l’occasion. Je me dis que c’est pas trop mal. Avec l’aide de Nours, je traficote le code pour faire deux ou trois trucs plus sympa. Je le mets en ligne pour voir ce que ça rend.

C’est à ce moment là que je m’aperçois que je ne peux pas personnaliser comme je le veux la barre latérale et que tous les menus sont en anglais. Du coup, j’ai passé ma journée à trifouiller, à chercher, à essayer, avec l’aide précieuse de Nours, à traduire. Mais bon, je ne suis pas mécontent du résultat. Je pense que l’essentiel est en français et je peux jouer avec ma barre (NANMEO ! Qui a dit tout haut que ça s’appeler se masturber ?) comme je le veux. Maintenant, il ne me reste plus qu’à avoir votre avis. Et si vous voyez qu’il reste quelques petites traces de la langue de Shakespeare, n’hésitez pas à me le dire pour que je rectifie le tir.

Vivre en Ardèche

Il y a quelques temps, j’avais fait un billet sur une certaine chanteuse ardèchoise parisienne qui venait clamer des vers sans aucun sens chez nous. Quelqu’un m’a alors laissé un commentaire incendiaire que je vous retranscris ici (fautes d’orthographe comprises) :

”« Bande d’abrutis! pourquoi vous en prendre à delphyne comme ca? Cette fille est jolie et chante très bien. Sur son album il y’a pleins de belles chansons à découvrir autres que je suis ardéchoise! Et puis quoi vous n’aimez pas l’ardèche? y’a un problème ça fait ringard de parler de son coin? Que fait dany boon avec son film en ce moment ? il fait découvrir et aimer le nord ! et le black qui était sur son tracteur??? eh bien delphyne dans une chanson parle de l’ardèche qui lui tient à coeur ! C’est de l’intolérance et de la connerie humaine de votre part purement et simplement!!!! Sous prétexte qu’elle n’est pas reconnue nationalement, vous lui tirez dessus et c’est vraiment DEGUEULASSE! »” Le tout étant signé par un certain Ordecho (sic).

Alors soit, je n’ai pas beaucoup l’oreille musicale, mais de là à ne pas se rendre compte que ça méritait un tel billet, il faut être vraiment de parti prit.

L’Ardèche que chante cette personne n’est pas celle que j’aime, en effet. Et je ne trouve pas ringard de dire qu’on apprécie hautement sa région, je pense que ce blog est quand même là pour le prouver, n’étant pas le dernier à dire que je vis dans le plus bel endroit du monde (en toute objectivité bien entendu).

Non, l’Ardèche que j’aime, c’est celle que peut justement chanter quelqu’un comme Yves Paganelli. C’est exactement cette Ardèche là que je connais et que je vis depuis ma naissance. Lorsque je lis les paroles de cette chanson, j’ai des frissons tellement il est arrivé à retranscrire tout ce que nous pouvons être en vivant ici. Alors d’accord, ce n’est pas de la grande musique, ce n’est pas du Tokyo Hotel, mais c’est simplement vrai.

Je vous offre ce texte et avouez quand même que c’est toujours mieux que « Ce soir les statues de pierre ont des ailes »

Vivre en Ardèche

On naît là par hasard
un lieu géographique
croisement de l’Histoire
erreur géologique
On pousse en un pays
comme on plante un rocher
puis on est poings liés fiché dans le décor
on se sent tout petit, vertige au fond du corps

On apprend pas à pas
le plateau et la plaine
le calcaire chauffé
la pente des Cévennes
On se fait des amis
c’est long ça va ça vient
car les têtes sont dures méfiance en chemin
puis on se fait sa place photo dans le décor
Moi c’est l’Ardèche, où le temps se compte en virages
plus de richesse, le fil de soie est en sommeil

On rencontre le Nord
et le Sud en querelle
deux mondes qui s’empoignent
nucléaire et châtaigne
on a peur de bouger et l’on s’immobilise
mais le gel et le feu rassemblent les efforts
et l’on jette au panier querelles de clocher
Moi c’est l’Ardèche, où le temps pèse plus lourd qu’ailleurs
plus de richesse, la voie ferrée porte le deuil

On croise des espoirs
qui vous poussent et qui enflent
les donneurs de leçons
les rois des crocs-en-jambe
on s’en fout on se bat
et l’on sait bien pourquoi
on vit dans ce pays et on le porte en soi
et vivre en raccourci ne m’intéresse pas
Moi c’est l’Ardèche où la vie porte une autre odeur
seule richesse le coeur de ceux qui osent encore
vivre en Ardèche…

Yves PAGANELLI

Je les ai eues

4 places pour le 12 juin 2009 à Lyon. Nours, Batt, mon demi-frère et moi, dans la fosse.

Je n’avais pas pu avoir des places pour le Stade de France. Ca aurait été une occasion de monter sur Paris pour voir tous les copains, mais tant pis.

JE SUIS TROP HEUREUX !

Pétition contre la loi HADOPI

La loi Hadopi aussi appelé loi Olivennes du nom de celui qui a mené la projet de loi va être présentée pour discussion aux assemblées.

L’occasion pour rappeler que ce projet de loi est extrêmement controversé. Pour mémoire, le Parlement Européen a fait savoir, à sa majorité, que ce texte allait à l’encontre des Droits de l’Homme. Mais depuis un an, nous savons parfaitement que les Droits de l’Homme ne sont pas la priorité, ni du Président de la France, ni du gouvernement qui l’accompagne.

Ce projet prévoit la création de la Haute Autorité pour la protection des oeuvres et la protection des droits sur l’Internet. Oui, mais des droits de qui ? Et bien, de majors toujours plus puissantes qui refusent d’évoluer avec leur temps. De nos jours, la consommation de musique et de films a totalement changé et les bons chiffres des téléchargements légaux, qui n’ont jamais été aussi nombreux en France, tendent à prouver que la société française est prête à acheter pourvu qu’on lui propose des offres variées et de qualité.

Dans son numéro du mois de juin, Science et Vie Micro consacre tout un dossier sur cette loi et surtout nous explique tout ce qu’elle peut avoir d’incohérent et d’inquiétant. Mais elle va, par contre, totalement dans le sens de la surveillance, du fichage, de la répression et de l’immoralité systématique qui dépeignent si bien l’action de Sark0 depuis son élection.

SVM lance aussi une pétition afin que les députés prennent conscience que nombreux sont les Français qui ne comprennent pas ou ne veulent pas de cette loi. Bien évidemment, il n’est pas question de laisser faire, mais il faudrait des dispositions intelligentes, allant dans le sens de tout un chacun.

Pour lire et signer la pétition, c’est ici.

Mon magazine fait de la résistance

Il y a un hebdomadaire que je ne loupe plus depuis quelques mois. Si je n’ai pas lu mon numéro de la semaine, j’ai un manque.

Quel est donc ce magazine. J’entends déjà les mauvaises langues dire que c’est Spirou. Bon, d’accord, je l’avoue, je lis chaque numéro de Spirou, mais ce n’est pas celui là. Le journal de Mickey ? NAN ! J’ai beau avoir bossé pour Disney, il y a quelques années, il me reste en mémoire ce que m’avait dit mon directeur de l’époque : « Les souris noire n’existe pas. Mickey est un rat ! » Ce qui résumait assez bien la politique de la boite.

Le magazine dont je vous parle, je n’aurai même pas pensé l’ouvrir il y a un an. Et fait exprès, j’ai lu leur hors série estival au mois d’août 2007. Moi qui pensait que les Inrockuptibles n’était qu’un magazine de musique, je suis resté sur le cul.

Alors d’accord, y’a des articles sur la musique. Et moi, en musique, j’y connais que dalle, j’en veux pour preuve mon précédent billet. Mais ce n’est pas l’essentiel de leur contenu rédactionnel. La culture y a une place prépondérante, c’est certain. Ils nous font découvrir plein de nouvelles choses, souvent intéressantes. Seul petit regret, sans doute, en province, nous n’avons accès que rarement à ce qu’ils conseillent (alors en Ardèche, imaginez !).

Pourtant ce qui m’intéresse le plus, ce sont les articles sur la société. Ils sont bien documentés, léchés comme on dit, à la pointe des interrogations quotidiennes. Les interviews sont sans condescendance, les questions justes et sans langue de bois. Bien évidemment, vous me rétorquerez que c’est un journal qui flirte avec l’extrême gauche, gna gna gna… Et je vous répondrais que j’adore lorsqu’ils tirent à boulet rouge sur Joe Dalton, Avrell et son gouvernement. Mais ce qui est inquiétant, c’est que la plus part du temps, les conclusions des articles sont sans appel et font froid dans le dos, malgré l’humour dont le journal est empli.

En définitive, les Inrockuptibles, c’est mon petit contre-pouvoir de la semaine, à moi que j’ai.

J’veux te voir

Une dédicace spéciale pour mon beau-frère O. avec qui j’aime bien écouter des chansons trash qu’on chante après, comme celle de Max Boublil.

Cette fois, ce qui nous a fait délirer (au désespoir de ma soeur V. qui sait que le repas de famille sera loin d’être tranquille), c’est la chanson de Yelle, J’veux te voir. Alors d’accord, je sais, beaucoup disent que c’est nul, mais moi, ça me fait bien délirer. Du coup, je colle la vidéo ici et je fais c’que je veux, c’est mon blog après tout.

Délice Paloma de Nadir Moknèche

- Bon, on en a deux, il nous en faut encore un troisième.

- Et si nous prenions ça, me répond Nours en tendant un DVD.

Si tu veux, fis-je sans trop prendre la peine de regarder.

Du coup, hier soir, nous avons regarder Délice Paloma :

« Vous avez besoin d’un permis de construire ? Vous êtes seul un soir ? Appelez la bienfaitrice nationale, Mme Aldjéria : elle vous arrange ça. Celle qui s’est donné le nom du pays ne recule devant aucune combine pour survivre dans l’Algérie d’aujourd’hui. Pour peu qu’elles soient jolies et peu scrupuleuses, ses recrues peuvent faire carrière. La dernière, Paloma, fait grand effet, en particulier sur Riyad, le fils de Mme Aldjéria. Le rachat des Thermes de Caracalla, le rêve qui devait permettre au clan d’Aldjéria de changer de vie, sera l’affaire de trop. »

Nous ne savions rien de ce film et c’est donc sans aucun aprioris que nous nous sommes laissés envahir par cette histoire, quelques fois amusante, quelques fois attendrissante, quelques fois triste, toujours juste. La société algérienne y est bien dépeinte, entre son traditionalisme, son désir de modernité et son passé de colonie française.

Les personnages dépeints par Nadir Moknèche sont tous très attachants. De Mme Aldjéria, prête à tout pour réaliser son rêve d’enfant, en passant par Shéhérazade, tiraillée entre son besoin de séduire, sa tristesse de se voir vieillir et son besoin de construire une famille, par Riyad, fils unique de Mme Aldjéria qui n’a qu’une envie, partir rechercher son père en Italie, et bien évidemment par Paloma, celle qui va faire tourner bien des têtes.

Mais il y a un autre intérêt au film (et je soupçonne Nours de l’avoir remarqué sur la jaquette du DVD) : celui qui tient le rôle de Riyad, Daniel Lundh.

Ne vous fiez pas à son apparence physique, il est de nationalité suédoise.

Alors que ce soit pour voir un bon petit film sans prétentions, ou pour voir un beau petit choupinou les ¾ du temps en débardeur, quelque soit votre motivation profonde, regardez vite Délice Paloma

Journée mondiale de lutte contre l’homophobie

La colère (Barbara)

Mode Garfieldd on

Démente, mais lente,
Je me déplace lentement,
Mes hanches balancent,
J’ai un couteau entre les dents,
Ma bouche, si douce,
Crache le feu et les serpents,
La folie, la furie,
Je hurle vengeance,
Je n’épargnerai rien, attends.

Mode Garfieldd off

En ce moment, je suis en colère. Plus que d’habitude. Problèmes professionnels. Je ne vais pas rentrer ici dans les détails, mais en résumé, on nous enlève quelques avantages que nous avions, le tout avec l’accord d’une bonne partie des employés, prêts à baisser leur culotte pour se faire bien voir, et moi je ne suis pas d’accord.

Pour avoir fait plusieurs stages de formations, je sais exactement ce que je suis en train de vivre, car, comme pour l’annonce d’une mort imminente, le changement (qui est perçu par l’être humain, lorsqu’il n’est pas un changement volontaire, mais subi, comme une sorte de décès) passe par plusieurs phases : celle du dénie, celle de la colère et celle, enfin, de l’acceptation. Je suis à l’heure actuelle dans la seconde phase et j’avoue, que, je vais attendre, résigné la troisième.

Le souci avec moi, c’est que la colère s’accompagne régulièrement d’accès de rage assez violents. J’essaye de me contrôler le plus possible, mais lorsqu’on me balance des absurdités ou des arguments qui ont sur moi un effet épidermique, j’éclate. Et Nours a raison sur un point : dans ces cas là, mes arguments passe à la trappe, aussi bons soient-ils, et l’on ne se souvient plus que de ma gueulante. Ensuite, je rentre dans un mutisme assez profond. Le cancer que je suis (le signe zodiacal, pas la maladie ; j’en voyais déjà qui préparaient leur commentaire) rentre alors dans sa carapace et pince tout ce qui approche.

Mercredi dernier, une personne nous ramène le film Out of Africa. J’enregistre le retour en souriant et en commentant à notre cliente : « Ah ! Voici le film qui a fait pleurer des générations de femmes. » Elle sourit à son tour. Puis ma collègue A. derrière moi, m’avoue qu’elle aussi elle a pleuré en regardant ce long métrage et termine sa réflexion par : « C’est sur que toi, rien ne te fait pleurer. »

- Si, je pleure à chaque fois que je regarde Bambi.

- Et bien tu vois…

- Oui, je pleure parce que le chasseur loupe ce connard de faon débile.

Après ça, elle ne m ‘a plus parlé, ce qui était largement plus agréable vu l’état dans lequel je me radine au boulot en ce moment.

Il est certain qu’il faut que j’arrive à mieux me contrôler. Exercices respiratoire, penser à autre chose lorsque la colère gronde… Il faut que je trouve une réelle solution pour garder mon calme et pour que je puisse poser mes arguments de manière constructive afin qu’ils ne puissent être réfutés. En gros, le plus dur reste à faire…

Annonce sérieuse

Je connais une dizaine de personnes (hommes et femmes) prêtent à se faire fister avec deux bras et sans lubrifiant. Elles sont demandeuses et ne réclament rien en retour.

Si des producteurs allemands de films pornographiques underground sont intéressés, qu’ils me contactent.

(Si vous saviez le bien que ça m’a fait d’écrire ça !)