Archives avril, 2008

Retour gagnant ?

Revenir. Ne pas revenir. Me lancer de nouveau dans la course aux billets, aux sujets, aux anecdotes ? Fermer définitivement ? Attendre encore un peu ?

Voilà quelques semaines que ces questions me taraudent. Mais l’envie (le besoin) de revenir ici me presse. Pourtant, je voulais refondre un peu le tout. J’essaye. Je sens que j’ai besoin de l’aide de Nours qui trouve plus intéressant de jouer du motoculteur que de m’aider. En même temps, il a raison. Il fait beau dehors, alors qu’est-ce que je peux bien foutre devant mon écran. Après je m’étonne que je sois en carence de vitamine D. (Je l’entends pester de là en lisant ces lignes : et gna gna gna, si tu veux manger des tomates cet été… si tu veux un beau jardin… et c’est pas toi qui le fera… et il a raison sur toute la ligne. Des fois, je m’étonne moi même de mon côté gamin capricieux, voire limite fils unique, avec une soeur de sang, deux soeurs de coeur et un tout nouveau frangin…)

Alors tant pis. Je fonce. La refonte sera pour un peu plus tard. Mais je n’ai pas envie de me stresser pour le nombre de billets que je peux bien publier par semaine. Non, ça se fera vraiment en fonction de mes humeurs et de mes inspirations.

Du coup, je suis de retour. A un peu plus d’un mois de fêter mes 4 ans de blogueurs. Certaines mauvaises langues diront que je l’ai fait exprès (j’en vois déjà qui préparent leurs commentaires, surtout un là, avec un mauvais esprit prêt à comparer une pauvre caissière décérébrée avec un mammifère ruminant). Les idées de billets ne manque pas. Il faut juste que je me mette au travail. Il faut que je trouve le temps aussi, entre le boulot et les billets que je dois pondre pour un site qu’à lancé Nours. Ah oui, je ne vous ai pas dit. Pendant mon absence ici, mes billets, ils étaient ailleurs sur demande de mon cher et tendre, même s’ils étaient d’une toute autre nature.

Allez, fini les palabres, place au reste…

Rideaux

Je savais que ça m’arriverait. Je pense que tous les blogueurs y arrivent un jour ou l’autre. Le dernier en date que je connaisse avait été Orpheus. Depuis, il est de retour parmi nous. Sans doute cela me prouve-t-il que l’on ne peut pas rester loin de la toile très longtemps.

En ce moment nos vies sont bien tranquilles. Je n’ai pas grand chose à raconter. Notre périple à Avignon hier pour aller chercher des rideaux (que l’on a trouvés) et des appliques (que l’on n’a pas trouvées) ? Le repas chez les parents de dimanche et la longue balade qui en a suivi ? Mes journées au travail qui se ressemblent toutes ?

Parler de l’actualité ? Le monde me désespère tellement que ce blog deviendrait rapidement une réserve de fiel, de nervosité et sans doute, de peur en l’avenir que je ne peux décemment pas vous faire ça.

J’ai énormément d’admiration pour des blogueurs comme mon grand (dans tous les sens du terme) copain Dom, qui ont toujours un petit truc à écrire, souvent drôle, toujours intelligent. Hélas, je n’ai jamais eu ce talent. Mes billets se faisaient de plus en plus rares pour ne plus rien dire de vraiment novateur.

Du coup, je vais prendre un peu de distance. Je ne dis pas que je le ferme. Non, je ne peux m’y résoudre. Mais je vais rester loin de lui quelques temps. Je ne sais pas combien exactement. Aussi bien je serai de retour la semaine prochaine, parce qu’il me sera arrivé un truc tellement drôle que je ne pourrais pas ne pas vous en faire part.

Je vous laisse donc, quelques jours. Je tenais juste à faire un petit coucou à ma cousine F. qui vient ici depuis quelques temps avant de partir. Je prends ça comme des petites vacances. J’espère que vous en ferez de même.

A nous d’agir

Je sais, je n’ai pas été très prompt sur ce coup là, malgré une image que j’ai voulu un peu choc, mais je vais me faire l’écho de Dom et je vais, moi aussi, prôner le boycott pur et simple des JO de Pékin.

Nous avons pu assister hier, et tous les médias français sont d’accord, à une vraie mise sous tutelle du gouvernement français par le gouvernement chinois. Les officiels chinois commandaient même les plus haut fonctionnaires français. A croire que nous étions devenu une province de cet immense pays. Une de plus. Le président français, prompt à ouvrir sa grande gueule lorsqu’il ne le faut pas, est resté muet hier, avec, sans aucun doute, la peur au ventre de ne pouvoir retourner vendre une ou deux centrales nucléaires là-bas. A ça, pour crier haut et fort, lors de son discours après sa victoire aux présidentielles, qu’il défendrait la cause des droits de l’homme partout dans le monde, il était bon. Mais dès qu’il s’agit d’agir réellement sur le terrain, y’a plus personne. Pas très couillu ça, comme comportement. Et en même temps, je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas surpris. Hier, il prenait une vraie leçon de dictateur, mais heureusement, les parisiens et les français dans leur grande majorité, lui ont prouvé qu’ils ne se laisseraient pas faire. Napoléon disait, si je ne me trompe pas de grand homme, que les Français étaient ingouvernables. On continue, quelques siècles plus tard, à lui donner raison.

Mais, outre les politiques, je crois que ceux qui me font le plus vomir, c’est bien les sportifs, à prôner leur plaisir personnel, l’esprit olympique et la valeur de ces jeux, à dire à qui veut l’entendre qu’il ne faut pas tout mélanger. Justement si, messieurs les sportifs. Il me semble bien que dans l’esprit de Coubertin, l’idéal olympique était de pouvoir participer tous ensemble à une grande fête du sport, où toutes les nations, toutes les couleurs, toutes les religions se retrouveraient en paix. Avec ce que nous pouvons entendre, M. Douillet (car vous êtes bien le plus radical de tous), vous êtes d’accord avec cet idéal, à quelques exceptions prêts : les Tibétains, les prisonniers politiques chinois, les journalistes et les internautes détenus dans les cellules chinoises… Mais bon, on ne va pas s’embêter pour quelques êtres humains quand votre bon plaisir est en jeu ! Vous auriez dû être les premiers, vous les sportifs, à demander le boycott, à menacer de ne pas vous rendre là-bas pour faire pression sur le gouvernement. Je ne vous rappellerais pas quel fut le sort des collaborateurs au moment de la libération en 1945, car collaborateurs, vous l’êtes pleinement par votre attitude, vos paroles et vos actes ; vous collaborez, vous, sportifs participant aux JO et vous, défendeurs d’un idéal olympique piétiné, vous collaborez aux centaines de morts tibétains, aux emprisonnements abusif, aux non respect des droits de l’homme, quels qu’ils soient. Mais vous prouvez encore une fois que si vous êtes devenus sportifs c’est bien parce que vous ne pouviez pas devenir intellectuels.

Que pouvons nous faire, nous à notre niveau, si ce n’est écrire des billets, faire parler un petit peu de ce à quoi on croit ? Si, nous avons au moins un niveau d’action : boycottons à notre manière ces jeux de la honte. Ne les regardons pas à la télé. N’achetons pas les journaux qui en parlent et qui font le jeu des politiques chinois et français corrompus. Ne nous tenons pas au courant des prestations françaises comme étrangères. Faisons le contraire du gouvernement français, des instances sportives nationales comme internationales et des sportifs, ignorons ces jeux mais faisons la part belle au Tibet et aux victimes, quelles qu’elles soient, de la plus grande dictature mondiale.

Retour à la réalité

C’est réellement lorsqu’on se retrouve dans une grande ville que l’on peut s’apercevoir de la chance que l’on a de vivre au milieu de nulle part.

Lyon. Deux jours de formation. Deux jours de gris, de bruit et de pollution.

C’est ma première formation depuis ma prise de poste il y a un an et demi. Ca veut sans doute dire que ça y est, je suis en plein dedans.

Arrivé la veille au soir, vers 20h45. Merci au GPS parce que sinon je ne sais pas comment j’aurai fait pour trouver l’hôtel Le lendemain matin m’a donné raison : malgré la kyrielle de plans et d’itinéraires de transport en comment que j’avais imprimé, alors que l’arrêt de bus se trouvait à 5 mètres de la porte de l’hôtel, sur le même trottoir, je suis parti dans l’autre sens et dans une rue perpendiculaire. Je n’ai et n’aurai jamais le sens de l’orientation.

La formation a été formidable. Deux jours intenses mais pendant lesquels nous avons tellement appris. Le thème était « Le droit des documents numériques »et autant vous le dire, même en temps que blogueur, je suis loin du compte et de la légalité. Deux jours pendant lesquels nous n’avons pas vu le temps passer tellement ce que disait notre formateur était prenant. Entre anecdotes et textes de lois, nous avons assisté bien souvent à la mise en évidence de l’absurdité de notre système. Il serait trop long de rentrer dans les détails, mais j’aurai au moins appris quelque chose : j’emmerde la SA*CEM on est loin de tout savoir sur ce qui peut se passer en haut lieu en matière de droit d’auteur.

J’ai aussi appris quelque chose : ne jamais dire à des bibliothécaires que leur milieu est psychorigide, surtout quand vous ne les connaissez que depuis 10 minutes. Ca a le don de les énerver, même si vous avez les arguments qui vont avec et eux pas.