Archives février, 2008

Le meilleur comme le pire

(Attention, dans ce billet se cache un scoop, saurez-vous trouver lequel ?)

En ce moment, l’Ardèche nous offre ses premiers éclats de printemps. Partout apparaissent de grandes touches jaunes dans le paysage et nos yeux ne savent où se tourner pour admirer ces nouvelles couleurs qui annoncent déjà des jours plus chauds.

Lorsque je vais courir dans les bois, derrière la maison, je peux voir les violettes qui tapissent les bords des chemins et les buis en fleurs dont le parfum subtile embaume les heures matinales.

Après cette saison morte, tout cela redonne espoir. Les amandiers et les prunus sont blancs, bientôt viendra le temps des cerisiers et des pêchers. Puis des lavandes aux parfums entêtant les soirs d’été.

Mais l’Ardèche, outre tout ce qu’elle a de splendide à nous montrer, peut aussi nous offrir le pire.

Il y a quelques semaines, alors que je travaillais tranquillement à mon bureau, ma collègue A. lance tel un missile : « C ‘est tout ce que je déteste en Ardèche ! ». Je me retourne surpris et je la vois en train de regarder la pochette d’un CD. Le titre est sans appel : « Je suis Ardèchoise ». Son nom (attention, la note so hipe) : Delphyne.

A. met le CD, puis, au bout de trente seconde, me laisse seul avec cet horrible son. N’y tenant plus, je prends le disque, me promettant de le faire écouter à Nours.

Delphyne, vous la retrouvez sur son site Internet (allez-y faire un tour, ça vaut le coup). Et la touche finale : les chansons de l’album ont été écrites par Alain Turban (soit disant une gloire du passé dont vous trouverez la bio ici, à lire absolument, tellement c’est drôle).

Allez, je ne vous fais pas languir plus longtemps, je vous offre la chanson Je suis Ardèchoise. Les paroles en hollandais et en allemand ont (bien sur) été traduites par un certain Dave (faut pas rêver, c’est sans doute une folle hollandaise, mais une qui vient en vacances ici, pas celle qui commente les dominos sur la première chaîne, ou alors, il est tombé beaucoup plus bas qu’on ne pouvait l’imaginer). Je pense que les connaisseurs, comme Garf, sauront apprécier ce grand moment de la chanson française à sa juste valeur.

P.S. : pour les profs de français qui me lirait, voici un bon sujet de dissertation: Dans son chanson Je suis Ardèchoise, Delphyne nous dit : « Ce soir les statues de pierre ont des ailes ». Que vous inspire cette citation ? Vous avez 3 heures ! Moi, je planche toujours.

Courage

Dimanche matin. Je suis en train d’amener le petit-déjeuner de Nours au lit. Sur le plateau, des muffins, des cookies, des petits-pains viennois aux pépites de chocolat, du jus d’orange sanguine et les deux tasses de café. Je n’ai pas posé le plateau sur la couette pour ouvrir les volets que le téléphone sonne.

Sur l’écran, apparaît « Maman ». Je décroche et je lui demande si elle n’est pas un peu folle d’appeler si tôt un dimanche. Et là, j’entends un reniflement et « Il y a eu un drame à la maison ». Mon sang ne fait qu’un tour, suivi de prés par mon imagination. Je les vois en train de se disputer et beau-papa prendre sa valise à 10 jours de leur mariage. Elle continue (ce qui va me rassurer quelque peu sur le devenir de leur couple) :

- Sully est mort.

Sully, c’est l’un de leurs chiens. Celui que personne ne pouvait encadrer. Un Bruno du Jura abruti et méchant. Mais c’était un peu l’enfant qu’ils n’avaient pas pu avoir ensemble. J’interroge. Je veux savoir ce qui s’est passé. Et ce que tout le monde craignait depuis longtemps est arrivé.

- Il a mordu beau-papa hier soir. Sully avait volé un jambon (je vous rappelle qu’ici, c’est la campagne ; on tue le cochon, on a des jambons, des vrais, pas des sous cellophane, des qui sèchent au bout d’un crochet dans la cave) et beau-papa a essayé de le récupérer. Et quand Sully l’a vu s’approcher, il s’est jeté sur lui.

J’imagine le traumatisme. Se faire attaquer par son propre chien. Celui que vous avez eu tout petit. Celui que vous dorlotez comme un caniche alors qu’il s’agit d’un chien de chasse. Celui avec qui, justement, vous avez eu des parties des moments mémorables. Ils ont laissé le chien dehors toute la nuit. Il a hurlé à la mort sans arrêt. Et le matin, beau-papa a pris sa décision. Un chien qui a mordu, c’est terminé. Il peut recommencer à n’importe quel moment, s’en prendre à l’un des enfants ou à la personne qui le garde quand mes parents sont en vacances. A 7 heures, dimanche matin, Sully était mort et mes parents étaient à ramasser à la petite cuillère. Heureusement qu’ils ont le second. Un gentil pépère qui était totalement terrorisé par Sully et qui semble libéré, lui aussi, d’un poids.

Noix de Saint-Jacques grillées sur leur nage d’avocat

Suite des recettes que j’ai faites à Nours pour la Saint Valentin, et à la demande d’au moins 2 personnes du boulot, voici les Noix de Saint-Jacques dorées sur nage d’avocat.

Pour 4 assiettes, il vous faut :

1 avocat bien mûr
4 cuillère à café de fumet de poisson en poudre
40 cl d’eau
1 cuillère à soupe de crème fraiche épaisse
60 g de noisettes
12 grosses noix de Saint-Jacques, de préférence sans corail, mais après, c’est en fonction du goût
12 tranches fines de lard fumé
De l’huile d’olive.

En tout premier lieu, hachez les noisettes et les faire légèrement griller à la poêle, sans matière grasse.

Porter à ébullition l’eau dans une casserole et y diluer le fumet de poisson. Laisser bouillir 6 à 8 min.

Enrouler chaque noix de Saint-Jacques dans une tranche de lard que vous ferez tenir à l’aide d’un cure-dent. Les faire revenir, une minute sur chaque face avec l’huile d’olive dans une poêle. Saler et poivrer.

Mettre le fumet de poisson à feu très doux. Rajouter la crème fraiche et l’avocat coupé en cubes. Saler et poivrer. Hors du feu, mixer le tout jusqu’à l’obtention d’un velouté légèrement mousseux (au blender, c’est idéal et ça prend moins de temps qu’au mixeur à pied).

Mettre dans chaque assiette un peu de velouté et trois noix de Saint-Jacques. Saupoudrer de noisettes grillées et servir aussitôt.

Faux ami

Samedi après-midi, je vois arriver mon collègue R. légèrement gêné.

- Stefirst, est-ce que nous avons le contrôle parental sur nos ordinateurs professionnels ?

- Non. Il n’y a que ceux pour le public qui en sont équipés. Pourquoi ?

- Ben voilà, je faisais une recherche pour le boulot et je suis tombé sur la photo d’un… (petite voix basse) d’un pénis.

J’éclate alors de rire.

- Comment as-tu fais pour en arriver là ?

- Et bien, je recherchais des documents sur les couronnes et notamment les couronnes espagnoles, castillanes et catalanes. J’ai donc fait des recherches en français et en espagnol. En français, j’ai pas trouvé grand chose, alors j’ai tapé corones. Ca veut bien dire couronne non ?

- Non, R. Ca ne veut pas dire couronne. Ca veut dire couilles !

Curry de poulet à la banane

A la demande générale d’au moins trois personnes, voici la recette du plat que j’ai fait à Nours pour la Saint Valentin.

Pour réaliser ce Curry de poulet à la banane, il vous faut (recette pour 4 personnes) :

4 blancs de poulet (fermier, c’est mieux)
40cl de lait de coco
5cl de crème fraiche
1 c. à soupe de curry
2 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe de gingembre en poudre ou 2 cm de gingembre frais
2 bananes
2 gousses d’ail
1 oignon
2 carottes
2 c. à soupe de raisins secs
Un peu de piment fort en poudre (la dose est variable en fonction de votre goût, j’en ai mis à peine une demie cuillère à café)
2 verres de riz basmati ou de riz trois rizières
20g de noix de cajou.

Epluchez l’ail et l’oignon (et le gingembre s’il est frais) et hachez-les très finement.

Pelez les carottes et en faire des petits bâtonnets de 2 à 4 cm environ.

Coupez les blancs de poulet en dés. Les mettre dans un saladier avec 1 c. à soupe d’huile d’olive et la moitié du curry. Bien mélanger et mettre au réfrigérateur ¼ d’heure.

Dans un wok ou une sauteuse, faire revenir le mélange ail, oignon et gingembre ; c’est le moment de rajouter ce dernier s’il est en poudre plutôt que frais. Quand le tout est bien doré, rajouter le poulet mariné. Lorsqu’il est bien coloré à son tour, verser le lait de coco, la crème fraîche et le reste du curry. Mettre sur feu doux et mélanger. Puis ajoutez les carottes, les bananes coupées en rondelles (pas trop fines sinon elles s’écrasent plus facilement), le piment et les raisins secs. On mélange à nouveau, on couvre et on laisse mijoter une vingtaine de minutes sur feu très doux.

Faire cuire le riz.

Au moment de servir, on parsème le curry d’un peu de noix de cajou concassées et accompagné du riz.

Menu de Saint Valentin

Hier soir, Saint Valentin oblige, j’avais concocté pour Nours un petit repas romantique. Alors au menu, nous avons eu :

Mise en bouche : 3 cuillères différentes : saumon confit et brunoise de légumes, vinaigrette aux agrumes ; crevettes aux petits légumes, vinaigrette au jus de crustacés ; noix de Saint Jacques aux tomates confites, vinaigrette aux truffes.

Entrée : Saint Jacques grillées au velouté d’avocat

Plat : Curry de poulet à la banane

Dessert : Macarons glacés à la framboise et leur salade de fraises.

Sachant que les mises en bouche et le macaron du dessert n’ont pas été faits de mes petites mains. Tout le reste, c’est moi qui m’y suit collé et j’avoue, sans fausse modestie, que c’était plutôt réussi.

Le tout en trois points

  • Ayé, j’ai enfin récupéré un ordinateur qui marche. Vu que l’autre tombait en panne tous les 4 matins, j’ai investi dans une nouvelle carte mère et une nouvelle carte graphique. L’installation s’est faite beaucoup moins facilement que ce à quoi je m’attendais. Mais elle est faite et c’est maintenant avec une bête de concours que je peux poster mes billets ici même.
  • Lundi, Nours et moi sommes allés regarder pour les peintures. Je pense que nous avons (presque) trouvé ce que nous voulions, dans une teinte qui porte le délicieux nom de « Fraise des bois »et qui met parfaitement en valeur à la fois la cuisine et le reste de la pièce. Maintenant, il ne reste plus qu’à attaquer le début des travaux et ça ne sera pas une mince affaire.
  • Sinon, il me reste moins d’un mois pour trouver comment enterrer la vie de garçon de Beau-papa. Ah oui, vous n’êtes pas au courant. Maman se marrie ! Oui, je sais, ça fait un peu titre de téléfilm tout pourris de M6 l’après-midi, mais c’est la vérité. Maman se marie le mois prochain et il va falloir trouver un truc à faire faire à Beau-papa la veille au soir. Avec les supers activités ardéchoises de saison morte, le choix ne va pas être facile. Alors si vous avez des idées, elles sont les bienvenues. A vos commentaires !

Ardèche Attitude

Il y en a qui l’ont, et d’autres pas. Pourtant, l’Ardèche Attitude, on peut vite l’attraper. J’en veux pour preuve se très joli magazine qui fête déjà son numéro deux et que l’on peut se faire envoyer gratuitement chez soi pour voir de quoi il retourne. C’est exactement ce que j’ai fait. Papier glacé, maquette impressionnante, photos léchées et articles bien tournés, j’ai été très agréablement surpris, même si mon chauvinisme m’aurait empêché de reconnaître le contraire.

Leur site Internet est très bien fait aussi et je vous invite à le visiter pour vous rendre compte, même si je préfère de loin leur publication. Vous pouvez vous faire envoyer le dernier numéro gratuitement si vous désirez le découvrir et je vous le recommande vivement.

Pour ceux qui connaissent, ou pas, pour ceux qui veulent savoir réellement ce que Nours et moi pouvons trouver à mon département de naissance et pour ceux qui voudraient venir nous faire un petit coucou un de ces jours.

P.S. : J’en ai fait envoyer à certains, mais je n’ai pas eu de retour. Peut-être ne l’ont-ils pas aimer, c’est possible.

A voir absolument

Pour ceux qui ne l’aurait pas vu lors de sa première diffusion sur France 2 ou sa rediffusion sur PinkTV, il ne faut absolument pas le rater ce soir. C’est une vraie claque que l’on se prend et on n’en sort pas entier :

Et pour ceux qui voudraient aprofondir un peu le sujet, il y a le très bon documentaire de Rob Epstein et Jeffrey Friedman Paragraphe 175 qui a reçu, en son temps, l’ours d’or du film documentaire au festival du film de Berlin :

Arc en ciel

En ce moment, nous choisissons (enfin) les couleurs qui viendront agrémenter notre intérieur. Après plus d’un an dans la maison (voire même plus de 18 mois), nous accélérons un peu le mouvement. Achat de livres parlant des mélanges de couleurs, discussions et essai sur l’ordinateur pour voir ce que ça peut donner. Il faut dire que ce n’est pas si simple que ça. Nous avons qu’une seule grande pièce à vivre avec, à un bout, la cuisine, et en face, le salon. Il faut que toutes les couleurs puissent se marier ensemble, avec la couleur du sol et celles des carreaux de la nouvelle cuisine.

Hier, après négociations et palabres, nous voilà arrêtés sur une couleur qui semble convenir aux deux. Il faut dire qu’à ce niveau là, nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d’onde. Nours voudrait un intérieur moderne et sombre (oups, le lapsus révélateur, je voulais marquer “sobre”, comme quoi…), avec des couleurs lin, taupe, et chocolat. Moi je veux un intérieur provençal, joyeux et lumineux, avec du rouge, de l’orangé ou encore du jaune. Toutes les couleurs que je peux choisir trouve une opposition farouche, à coup de « ça sera trop lourd, ça sera trop coloré, ça n’ira pas avec le sol,… », l’inverse étant vrai : « je ne veux pas d’un intérieur couleur chiasse, je ne veux pas d’un intérieur déprimant, je veux de la couleur, … ». Finalement, nous voilà d’accord sur une couleur et sur les murs qu’elle ornerait. On va acheter un pot, un petit, mais 25€ tout de même, et Nours peint un petit pend de mur. Je suis à l’opposé de la pièce et il remarque la tête que je fais. Il vient me rejoindre et fait la moue à son tour. Nous voilà de nouveau au point de départ.

Je sens que nous ne sommes pas prêt de voir une touche de couleur dans notre chez nous.