Le meilleur comme le pire
(Attention, dans ce billet se cache un scoop, saurez-vous trouver lequel ?)
En ce moment, l’Ardèche nous offre ses premiers éclats de printemps. Partout apparaissent de grandes touches jaunes dans le paysage et nos yeux ne savent où se tourner pour admirer ces nouvelles couleurs qui annoncent déjà des jours plus chauds.
Lorsque je vais courir dans les bois, derrière la maison, je peux voir les violettes qui tapissent les bords des chemins et les buis en fleurs dont le parfum subtile embaume les heures matinales.
Après cette saison morte, tout cela redonne espoir. Les amandiers et les prunus sont blancs, bientôt viendra le temps des cerisiers et des pêchers. Puis des lavandes aux parfums entêtant les soirs d’été.
Mais l’Ardèche, outre tout ce qu’elle a de splendide à nous montrer, peut aussi nous offrir le pire.
Il y a quelques semaines, alors que je travaillais tranquillement à mon bureau, ma collègue A. lance tel un missile : « C ‘est tout ce que je déteste en Ardèche ! ». Je me retourne surpris et je la vois en train de regarder la pochette d’un CD. Le titre est sans appel : « Je suis Ardèchoise ». Son nom (attention, la note so hipe) : Delphyne.
A. met le CD, puis, au bout de trente seconde, me laisse seul avec cet horrible son. N’y tenant plus, je prends le disque, me promettant de le faire écouter à Nours.
Delphyne, vous la retrouvez sur son site Internet (allez-y faire un tour, ça vaut le coup). Et la touche finale : les chansons de l’album ont été écrites par Alain Turban (soit disant une gloire du passé dont vous trouverez la bio ici, à lire absolument, tellement c’est drôle).
Allez, je ne vous fais pas languir plus longtemps, je vous offre la chanson Je suis Ardèchoise. Les paroles en hollandais et en allemand ont (bien sur) été traduites par un certain Dave (faut pas rêver, c’est sans doute une folle hollandaise, mais une qui vient en vacances ici, pas celle qui commente les dominos sur la première chaîne, ou alors, il est tombé beaucoup plus bas qu’on ne pouvait l’imaginer). Je pense que les connaisseurs, comme Garf, sauront apprécier ce grand moment de la chanson française à sa juste valeur.
P.S. : pour les profs de français qui me lirait, voici un bon sujet de dissertation: Dans son chanson Je suis Ardèchoise, Delphyne nous dit : « Ce soir les statues de pierre ont des ailes ». Que vous inspire cette citation ? Vous avez 3 heures ! Moi, je planche toujours.


