Je reste SOF
Mardi soir, en rentrant du travail, Nours m’annonce triomphant : « Tu as reçu ta carte graphique ! ».
Trop content que j’étais. J’allais enfin retrouver mon chez moi, mon ordinateur avec toute ma configuration à moi que j’ai.
Je prends tout juste le temps d’enlever ma veste et mes chaussures que déjà, j’ai le tournevis dans une main pendant que l’autre place délicatement la carte dans l’emplacement prévu.
Je raccorde les fils, je rebranche bien tout. J’appuie enfin sur le bouton de mise en marche. Ma respiration s’arrête pendant quelques secondes face à l’écran noir. Puis, comme par miracle, les premières inscriptions apparaissent enfin.
Tout heureux, je me précipite sur Nours pour lui annoncer la bonne nouvelle puis je retourne devant l’écran, une petite larme à l’oeil et un sourire béa sur mes lèvres. J’appuie enfin sur le bouton pré-programmé du clavier, celui qui lance ma messagerie pour charger mes courriels. Je les regarde s’afficher les uns à la suite des autres tel un père regarderait son enfant faire ses premiers pas, lorsque tout à coup j’entends un « CLAC » et je me retrouve devant un écran noir. L’ordinateur s’éteint d’un coup dans un « pfffuuuutttt » déjà entendu il y a plus de deux mois.
Je peste, je hurle, j’insulte. Je rappelle le site marchand pour leur dire que leur (CENSURE) de (CENSURE) de (CENSURE) de réparation n’a pas tenu 5 minutes ! La gentille dame (qui s’avèrera être une grosse belette par la suite) me dit qu’il faut que je renvoie une nouvelle fois ma carte graphique et que si ça ne marche toujours pas, on pourra demander une solution commerciale. Pour une carte graphique encore sous garantie, c’est un minimum. Mais la belette la dame souligne (tout en mettant bien tout en gras, police de caractère à 72 et le tout encadré) qu’elle a dit « on pourra », ce qui sous entend une supposition et non une certitude. En attendant, elle me fait parvenir le bon de retour.
Le lendemain matin, en regardant les courriels, je trouve le bon de retour en question. Une fois imprimé, je m’aperçois que ce n’est pas une carte graphique qu’il faut que je renvois, mais un disque dur externe. Et rebelotte, je rappelle le site marchand (à 72€ la minute au moins) pour faire rectifier la chose.
Il ne me reste plus qu’à renvoyer encore une fois tout le matos. Ah si, là, les frais d’envoi sont pris en charge par eux et non plus par moi, ce qui est la moindre des choses. Et pour la petite anecdote finale, j’ai cherché en vain toute la matinée le mode d’emploi de la carte que j’ai enlevé de la boite la veille au soir pour vérifier quelque chose. Je sais pas où j’ai pu le mettre et ça me fout en rogne.
Pour l’explication du titre : SOF : Sans Ordinateur Fixe.