Archives novembre, 2007

Parce que ça commence à me brouter

Parce que ça commence à vraiment me brouter les grandes annonces qui mènent toujours à la même chose : faire plaisir au MEDEF.

Parce que ça commence à vraiment me brouter de me faire prendre pour une vache à lait (brouter, vache… je suis décidément trop fort moi).

Parce que ça commence à vraiment me brouter que ça soit toujours les mêmes nantis que l’on favorise.

Je pense qu’il y a eu une décision parfaitement représentative de ce qu’est vraiment le gouvernement actuellement en place : la suppression de l’exonération de redevance télévisuelle pour les personnes âgées pour pouvoir financer la télévision et la radio d’Etat publique. J’imagine la pauvre mamie, veuve, seule, qui ne touche que la pension de reversions de son mari qui a été ouvrier toute sa vie, a qui il ne restait que sa télévision. Maintenant, elle va lui couter une fortune. Oui, parce que pour certaines personnes, le montant de la redevance est une fortune (bien que d’autres personnes ne puissent absolument pas comprendre cela).

Parce que vraiment, ça commence à me brouter, je me fais l’écho de ça :

Préparatifs

Trop rien à raconter en ce moment.

La vie suit son court tranquillement. Comme pour vous, les fêtes approchent et les cadeaux commencent à envahir la chambre d’amis. Les magazines de cuisine sont empilés sur la table basse du salon et nous cherchons quels vont être les petits plats que nous allons concoctés pour l’occasion. Le menu varie d’un jour à l’autre.

Nours est de plus en plus occupé. Entre son boulot qui lui prend déjà pas mal de temps, il a rejoint la liste électorale qui va se présenter contre le maire sortant de notre village petite ville. Liste apolitique, je rassure tout le monde. C’est souvent le cas dans des communes comme la notre.

Nous attendons aussi pour Noël la venue de deux petits Ukrainiens que Maman et Beau-papa vont recueillir pendant trois semaines. Ce sont des enfants irradiés par les retombées radioactives de Tchernobyl. Lorsqu’ils se rendent dans une zone non-irradiée et qu’ils y restent un peu, ils perdent jusqu’à 30% de leur taux d’irradiation. Ils doivent arriver le 21 décembre, au moment ou toute la famille débarque. Ca risque de les effrayer un peu, mais nous ferons tout pour qu’ils se sentent bien, malgré la barrière de la langue. Pour briser cet obstacle, nous comptons un peu sur les neveux et nièces. Les enfants se comprennent très vite entre-eux.

Petit rappel

Il ne vous reste plus qu’une semaine pour m’aider à choisir le T-shirt que j’offrirais à mon demi-frère pour Noël. Petit rappel des modèles en cliquant ici. Le vote se fait sur la barre de gauche. Pour l’instant, c’est le modèle Cupidon qui remporte le plus de suffrage. Alors n’hésitez pas à défendre votre préféré.

Promis, je mettrais en ligne une photo du grand gagnant porté par le titulaire du cadeau.

Merci de votre aide.

On se le tiendra pour dit

Ayé ! Je sais enfin pourquoi mon ordinateur ne marche pas. Et oui, je n’ai toujours pas retrouvé mon petit chez moi.

Après avoir fait tester la carte mère et le processeur (dans cet ordre), ainsi que les barrettes de mémoires (ça c’est moi qui m’en suit occupé), il ne restait plus que la carte vidéo. Et ma première intuition était la bonne. C’est bien elle la fautive. Du coup, elle est repartie chez le constructeur (parce que le site vendeur n’a pas de service S.A.V. bien entendu) et je ne sais pas quand je vais pouvoir la récupérer.

Donc, en conclusion (et Nours, La Grande Tricoteuse (qui a bien retrouvé son surnom à l’heure actuelle) et moi-même le sauront dorénavant) une carte vidéo défectueuse peut parfaitement empêcher un ordinateur de démarrer.

La bonne blague de Laulau

Après les fameux Régis est un con, voici la bonne blagounette de Laulau. A ne pas rater, on pourrait ne pas en rire très longtemps.

Faire grève

Hier j’ai fait grève. Quitte à en énerver certains qui ne comprennent pas (et qui ne comprendront jamais pourquoi ces salops de fonctionnaires qui ont déjà tout par rapport au privé se foutent en grève, nom de Dieu !), je ne suis pas allé au travail. Non pas parce que ça me faisait un long week-end du coup, mais bien pour marquer mon mécontentement face à une situation de plus en plus critique.

Les salaires de la fonction publique sont extrêmement bas. Même notre ministre, entendu hier à la radio, le reconnaît. Comment voulez-vous motiver des troupes en les payant à coup de lance pierre ? On se plaint après que les fonctionnaires ne foutent rien. C’est de moins en moins le cas, si ça a été le cas un jour d’ailleurs. Mais bon, soit, le montant indiqué sur nos fiches de payes pourrait être là pour justifier pareil comportement. (Avez-vous remarqué toutes les pincettes prises dans cet argumentaire ? J’ai dû l’épiler à fond là, non ?) Il faut savoir que le pouvoir d’achat d’un fonctionnaire de base, tel que moi, a baissé en moyenne de 6% en moins de 5 ans. Pour faire un parallèle, le prix des aliments de base (c’est à dire, beurre, lait, farine, …) a quant à lui augmenté, (toujours une moyenne) de 5,1% en un an. Et je ne parle pas du prix de l’essence. Et quand j’entends notre ministre de l’économie qui me dit qu’il faut que je prenne mon vélo pour aller bosser, je l’invite à faire pareil, ici, chez moi, pendant une semaine. On va voir comment elle se débrouille dans la côte de ville matin et soir ! Encore une qui est bien au courant de la réalité de la France sortie de Paris intra-muros.

Voilà le point principale de ma revendication d’hier. Mon pouvoir d’achat. On ne demande pas d’augmentation mirobolante (comme notre votre président). Non, on demande juste de pouvoir garder le même niveau de vie, pas bien haut déjà.

J’ai un peu l’impression que le gouvernement essaye de revenir au modèle économique du début du XIXème siècle (notamment en Angleterre) : appauvrir au maximum les classes populaires pour qu’elles ferment leur gueule et qu’on puisse tenir les ouvriers par les couilles alors que les plus riches s’en mette jusque là ! Très belle analyse de l’économie.

Alors hier j’ai fait grève.

J’en ai aussi profité pour faire des madeleines pour le 4 heures de Nours qui faisait pas grève lui parce qu’il est son propre patron.

Mickey comme invité

Dimanche dernier, alors que j’étais tranquillement en train de lire ma sélection de blogs sur mon ordinateur de remplacement, Nours vient me voir, légèrement blanc et m’annonce que nous avons sans doute une souris dans la maison. Il a vu passer une petite ombre rapidement qui serait allée se nicher sous le canapé.

Ni une, ni deux, je bondis de mon siège pour aller vérifier par moi-même tout en commençant à chercher un petit nom rigolo pour notre nouvelle compagne car il va de soit que je vais adopter ce petit être.

Je soulève le canapé, et en effet, on aperçoit rapidement un mulot qui court se cacher dans un endroit que nous ne trouverons pas.

Le lendemain, j’achète un piège : une petite cage qui se referme lorsque la souris est à l’intérieur. On l’installe avec un morceau de fromage et le mercredi soir, quand je rentre, Nours m’annonce que nous avons un petit invité qu’il a fallu mettre à l’abri à cause des deux grosses poilues qui voulait absolument savoir quoicété ce truc qui bouge là et qui a eu droit à un bout de fromage et pas elles.

Il était tout mignon le mulot, tout petit, d’un gris un peu châtain. Il était très effrayé aussi. Du coup, notre adoption n’aura pas durée très longtemps. Face à ses petits yeux, j’ai pris la décision de lui rendre sa liberté. Vous l’auriez vu bondir hors de la cache pour fuir dans les sous-bois à côté de la maison, ça faisait chaud au coeur.

Voilà une petite anecdote commune quand on vit à la campagne. Non, le plus drôle était à venir. Vendredi soir, nous mangions chez mes parents pour fêter la retraite de Maman (enfin !) quand on annonce que nous avons réussi à attraper la souris. Et là, ma mère éclate de rire. Il faut dire qu’entre temps, lorsque nous avions découvert son existence au sein de notre maison, j’avais eu beau-papa au téléphone qui m’avait conseiller d’acheter très vite un piège car ça pouvait faire beaucoup de dégâts. Là s’en est suivi une petite discussion sur les pièges qui tuent et ceux qui laissent la vie sauve (il était hors de question de tuer une souris sous mon toit). Et ma mère de m’avouer que beau-papa n’avait jamais osé prononcer le mot « tapette » de peur de nous vexer ! Ce en quoi, s’il l’avait fait, j’aurais répondu qu’il y en avait déjà suffisamment à la maison sans avoir à en acheter une autre.

Ce matin, un lapin

Avant-hier, en regardant par la fenêtre la nature automnale, je remarque dans le champ voisin, juste en face de la maison, une couleur pour le moins surprenante mais qu’ici nous voyons fleurir à cette époque : orange fluo. Puis deux coups de feu retentirent.

Mon sang de fit qu’un tour. Que venait faire ce chasseur devant chez moi, un fusil avec viseur sous le bras ? Je bondis, je m’approche. Mon voisin m’interpelle en me disant qu’il faut faire quelque chose et je lui réponds que je suis déjà sur le coup.

Le chasseur en question ne semble pas trouver à redire de me voir approcher avec ma mine des mauvais jours. Après un bonjour serré, je lui balance qu’il est sur une propriété privée. De bonne grâce, il avance de trois pas, me montre une trace sur le sol et me dit qu’ici, il est chez lui. Qu’à cela ne tienne, je renchéris en lui rappelant que la réglementation sur la chasse précise qu’il ne doit pas être à moins de 150 mètres d’une habitation avec une arme à feu. Il hausse les épaules, rien à foutre, et me désigne un bosquet en m’expliquant qu’il tire dans cette direction car les sangliers sortent là.

Mais rien à foutre à mon tour. Je lui réponds sèchement que je ne veux pas le voir devant chez moi avec une arme à feu et qu’il à intérêt à respecter la réglementation (beaucoup trop légère, sachant à quelle distance les armes utilisées pour ce sport tirent) sinon il va entendre parler du pays. De mauvaise grâce, cette fois, son fusil sous le bras, il s’éloigne.

En retournant chez moi, mon voisin me dit de ne pas m’inquiéter, qu’il restera là à surveiller un petit moment et que s’il en voit un autre, il appellera les gendarmes.

Cas de conscience

La semaine dernière, Mlle la Directrice s’approche de moi pour me poser « un cas d’école » selon ses propres termes : un usager de notre structure nous a demandé Mein Kampf.

J’ai appris que nous l’avions, mais qu’il n’était pas proposé dans notre catalogue puisqu’il se trouve aux enfers.

Mais voilà, nous l’avions et nous ne savions pas que faire. Mon collègue R. prônait le fait de le détruire et de ne plus posséder un tel ouvrage, point de vue largement compréhensible. L’usager n’avait qu’à aller en bibliothèque universitaire pour consulter un tel livre. Mlle la Directrice n’était pas tout à fait d’accord. Elle est donc venue vers moi pour avoir mon avis. Je le lui ai donné.

Pour moi, Mein Kampf, outre le fait que ce soit un ramassis d’immondices, est un ouvrage majeur de l’histoire du XXème siècle. Il est celui qui a soulevé des foules, qui est à l’origine de la doctrine nazi, de la seconde guerre mondiale et surtout, surtout, de millions de morts. Simplement par respect pour ces derniers, nous nous devions de l’avoir. Il faut que les gens sachent ce qui a pu déclencher de telles horreurs. Et puis le détruire ou le brûler, ne serait-ce pas faire exactement ce qu’ont fait les partisans d’Adolf Hitler ? Non, à mon humble avis, nous nous devons d’avoir ce livre, aux enfers, soit, et non catalogué. Et lorsqu’une personne le demande, ne serait-ce que pour des recherches historiques, nous le lui fournissons, en consultation sur place uniquement.

Et puis, ce n’était qu’un simple papy, comme a pu le dire Mlle la Directrice. Oui, mais à l’époque, on ne sait pas méfié d’un simple peintre en bâtiment…

118 STEFIRST

Jeudi soir, pendant mon cours d’anglais (oui, je prends des cours d’anglais, parce que j’en ai marre de rien comprendre quand y’a des trucs rigolos à faire sur le net et que tout le monde le fait et que moi j’y arrive pas, du style savoir quel personnage d’Heroes on est et que je prends mon dictionnaire tous les trois mots), je sens que mon portable vient de recevoir un message. Il est 19h00.

A 20h30, en sortant, je consulte mes seumeuseuh et là, je lis : « Bonjour mon frère. Il me faudrait l’adresse de Los Caracoles. Merci. »

Je resitue l’action : le message provient de ma petite soeur, qui vit en Espagne, qui parle espagnol couramment, qui travaille en Espagne, qui a un téléphone portable espagnol, qui… Moi, je suis à Aubenas, Ardèche, France, et tout ce que je sais dire en espagnol, c’est « paella » et encore, avec l’accent ardéchois.

Et bien, non, ma petite soeur, qui justement se trouvait à Barcelone pour son travail, n’a rien trouvé de mieux que de m’envoyer un message pour me demander l’adresse d’un restaurant se trouvant aux abords de la rambla sur laquelle elle devait surement se trouver. C’est tellement plus facile de m’appeler plutôt que de joindre les renseignements espagnols !

Bien entendu, je n’ai pas répondu. Y’a pas écrit « paye yaune » sur mon front !