Archives octobre, 2007

Les Welsh Cakes d’Uncle Roger

A chacune de leurs venues en France, ma tante et mon oncle gallois ne manquent pas de nous ramener un petit paquet de Welsh Cakes car ils savent qu’ici, tout le monde en raffole. Il s’agit d’une petite pâtisserie entre le scone anglais et le cookie.

Mais cette fois, je ne pouvais décemment pas attendre 6 mois leur prochain séjour pour en manger de nouveau. Du coup, dimanche, je me suis lancé et ce fut une réussite.

Voici la recette des Welsh Cakes (gâteaux gallois), véritable institution à Cardiff et qui sont un véritable régal au moment du thé, que ce soit au petit déjeuner ou à 17 heures. En plus d’être simple, c’est très facile à réaliser.

Pour une trentaine de gâteaux, il vous faut :

450g de farine
1 sachet de levure
170g de sucre en poudre
200g de beurre mou
115g de raisins sec (que vous aurez fait au préalable gonfler quelques minutes dans un peu d’eau tiède)
2 oeufs battus en omelette
1 pincée de mélange 4 épices
1 pincée de sel

Mélanger la farine, la levure, les 4 épices, le sel et le beurre. Rajouter le sucre, les raisins et lié le tout avec les oeufs battus (moi, je mets tout dans le robot pétrisseur et je lance). Vous obtenez alors une pâte qui ressemble à la pâte sablée.

Aplatissez avec un rouleau à pâtisserie jusqu’à une épaisseur d’environs 0,5 centimètre.

Avec un emporte pièce ou à défaut un verre à moutarde, découper la pâte en petits ronds.

Faites chauffer à feu moyen une poêle à fond épais (j’utilise ma crêpière, mais le mieux, c’est encore une plaque en fonte type plancha), sans matière grasse et faite revenir les ronds de pâte entre 45 secondes et 1 minute sur chaque face (il faut qu’elles soient dorées). Laissez refroidir.

Les Welsh Cakes sont bien meilleurs lorsqu’ils sont un peu rassis. Je les prépare la veille pour le lendemain et je les stocke dans une boite en plastique. Vous pouvez les manger tels quels ou avec un peu de confiture ou un peu de beurre.

Et pour l’anecdote, si par hasard vous venez par chez nous et que vous entendez quelqu’un hurler : « Qui a mangé mes Rachel Welsh ! », c’est simplement beau-papa qui s’est trouvé ce moyen mnémotechnique pour se rappeler le nom des Welsh Cakes.

Absurde

Hier matin.

- Nours ! Y’a deux mouches qui se sodomisent(1) dans la cuisine.

- Et ?

- Elles se sodomisent en volant !

- Et ?

- T’y arriverais pas toi, hein ? Elles sont trop fortes ces mouches !

(1) : (les personnes qui me connaissent bien savent que je n’ai pas réellement employer ce mot là)

Un cadeau à faire

J’en ai parlé il y a quelques temps, avec un titre assez provocateur.

J’ai trouve quel cadeau faire, mais j’hésite entres plusieurs modèles. Je compte donc sur vous pour m’aider à choisir. Vous pouvez voter grâce au petit module sur la gauche. Le sondage est ouvert jusqu’au 1er décembre.

Pour vous aider, voici les modèles que j’ai sélectionnés. Pour les voir en plus grand, il suffit de cliquer dessus.

Ce sont tous des t-shirts Vilain Garçon. Il faut savoir que le cadeau est destiné à mon demi-frère qui fait pas loin d’1m90 et qui a la carrure du mannequin qui pose pour les photos, à quelque chose prêt. De plus, tous ces t-shirts lui conviendraient : il est fou amoureux de sa femme (Cupidon), il est pas mal centré sur lui même (Egocentrique), il est bien porté sur la chose (Luxure), pas mal torturé aussi (Rose Barbelée), il est loin d’être moche, toujour avec son regard espiègle (Gueule d’Ange) et il est un peu la star de la famille avec son côté Vilain Garçon (Stars)

Merci pour votre aide !

(Petit message personnel : Batt, tu restes discrètes, du style, tu viens voir ici quand tu es au boulot et pas quand tu es chez toi, hein ! On te connait !)

Oeufs cocottes aux trois couleurs

Voici une petite recette super simple qui ravira tout le monde : les oeufs cocottes trois couleurs. Ce plat convient parfaitement pour un petit dîner le soir, même quand on est tout seul.

Pour 2 personnes :

4 oeufs
6 feuilles d’épinard frais
4 tomates séchées à l’huile (vous les trouvez en bocaux dans tous les supermarchés)
1 petit brique de crème fraiche liquide
10g de beurre
Sel, poivre.

Dans deux ramequins qui passent au four micro-onde (en verre par exemple, mais surtout ni en faïence, ni en terre), mettre au fond 3 feuilles d’épinard, 5g de beurre, sel et poivre. Couvrez d’un film étirable et passez les ramequins (ensemble) au four micro-onde, 2 minutes à puissance maximum.

Ensuite, casser deux oeufs dans chaque ramequins. Coupez les tomates en lamelles et déposez-les sur les oeufs, puis couvrez le tout de crème fraiche. Salez et poivrez.

Passez le tout au micro-onde, à puissance minimale (100w), pendant 8 à 10 minutes. Servez chaud avec des mouillettes. C’est un vrai régal.

Le temps de ne prendre que du bon temps est arrivé

Dans notre parcours professionnel, il y a des personnes qui nous marquent plus que d’autres. Soit par leur incompétence, et du coup on s’en rappelle après coup comme d’une bonne rigolade lors de diners entre copains, soit parce que justement c’est tout le contraire.

Il y a des personnes que vous ne pouvez qu’admirer, qui vous servent de modèle, par leur intégrité et leur professionnalisme. Leur gentillesse, leur soutient, leurs conseils. La liste serait trop longue ici.

J’en avais déjà parlé dans ces pages, il y a quelques temps.

Mais aujourd’hui, je dois lui rendre un dernier hommage. Oh ! Rien de bien terrible, je vous rassure tout de suite, c’est juste sa carrière qui s’achève. Parce qu’aujourd’hui, la Dame, prend sa retraite.

Donc, juste un petit mot pour lui la souhaiter très longue et très heureuse ! Et lui dire que maintenant, malgré un emploi du temps chargé, je le sais, elle arrivera surement à caser l’Ardèche dans ses bagages.

Et comme je sais qu’elle vient régulièrement ici, je vous laisse deux secondes, autres lecteurs. Là, c’est entre elle est moi que ça se passe.

Je vous embrasse bien fort et encore merci pour ce que vous avez été professionnellement et personnellement parlant, pour moi (et je le sais, pour les deux autres chipies aussi).

Réponse inattendue

Elle doit avoir une quarantaine d’années. Elle est petite, tout juste 1m50, au plus 40 kilos. Elle est blonde aux yeux bleus, ses cheveux longs reposant sur ses épaules. Elle semble fragile.

Elle dépose ce qu’elle nous rend et demande si sa réservation est arrivée. Je vérifie et en retour à ma réponse négative lance comme une bombe :

- Putain, ils font chier ! 2 mois qu’ils l’ont.

Mes yeux s’écarquillent. Je vérifie sur l’ordinateur et préviens, qu’en effet, ils ont du retard et que nous avons envoyé une première lettre de rappel.

- De toute façon, vous le reverrez jamais ce bouquin ! Ils ont du se torcher avec.

Comme quoi les apparences sont parfois trompeuses.

Je n’aime pas l’automne

Je n’aime pas l’automne.

Je n’aime pas l’automne et la mort qui l’accompagne.

Je n’aime pas voir les arbres perdre leurs feuilles après un splendide bouquet final. Je n’aime pas ne plus voir de fleurs.

Je n’aime pas voir fleurir les chrysanthèmes sur les tombes même si je ne veux pas échapper à la tradition par respect pour mes morts. Je sais, c’est un peu bête, mais c’est comme ça.

Je n’aime pas le froid qui arrive alors qu’il nous reste encore une impression de chaleur extérieure lorsque nous regardons par la fenêtre.

Je n’aime pas la terrasse débarrassée de la table et des chaises qui ont vu passer tant de repas estivaux à la lueur de bougies parfumées à la citronnelles pour chasser les moustiques, débarrassée du hamac qui soutenait les siestes à l’ombre, débarrassée du barbecue et du souvenir de l’odeur de la viande en train de cuire doucement.

Je n’aime pas le vide laissé par la piscine que l’on a rentrée. Je n’aime pas les arbres et les plantes que l’on met à l’intérieur pour les protéger.

Je n’aime pas ranger mes shorts et mes t-shirt au profit de pantalons inconfortables.

Je n’aime pas remettre des chaussures étroites alors que je marchais pieds nus.

Je ne suis pas de l’automne. C’est une saison humide, froide, désagréable, qui s’insinue sous les pulls et vous glace les os. Les jours raccourcissent mais paradoxalement paraissent beaucoup plus longs dans le noir qui s’installe. C’est la saison de la mort, à tout les niveaux. Les chasseurs prennent le relais des promeneurs et le week-end nous entendons les chiens aboyer et les coups de fusils retentir dans le léger brouillard qui couvre la garrigue.

Je n’aime pas l’automne. Je rentre en hibernation. Je ne veux plus sortir. Je redeviens sauvage. Je ne sais pas quoi faire pour oublier le spleen qui remplit cette saison.

Je n’aime pas l’automne, mais je m’y fais. Les premières buches dans la cheminée pour chasser l’humidité. Les citrouilles et autres cucurbitacés qui envahissent les étales du marché et nous font découvrir de nouvelles saveurs et de nouvelles recettes. Les champignons que nous allons manger à toutes les sauces. Le cocooning que nous allons reprendre, à deux, sur le canapé, en mangeant des chocolats et en sirotant un petit verre de poire, les chiennes endormies à nos pieds. Les regards vers le ciel bleu que nous n’avions pas là-bas et qui nous interpelle pour qu’on se rappelle bien où l’on est et que c’est loin d’être abominable que de mettre un manteau pour sortir.

Je n’aime pas l’automne mais je le vis du mieux que je peux.

La chanson est d’Emilie Simon (qui s’intitule Fleur de Saison tirée de son dernier album Végétal) que j’ai découverte il n’y a pas si longtemps grâce à ma collègue P. qui l’adore et que je remercie pour ce cadeau. Ce sont ces paroles qui m’ont inspiré ce billet car elles disent exactement ce que je ressens toujours en octobre et qui va s’accentuer en novembre.

Quel personnage de Heroes suis-je ?

Et bien, comme Tarval et d’autres, j’ai fait aussi le test et voilà : je suis Orpheus Matt :


Find out what heroes character are you at LiquidGeneration.com!

Contrairement à Orph, ce ne serait pas un pouvoir qui me gênerait que de pouvoir lire dans les pensées des autres. Il faudrait juste savoir comment se servir de cet avantage pour servir les intérêts que j’ai choisi (à vous de déterminer si je suis un bon ou un méchant). En plus, ça serait trop bien pour avoir toujours la bonne réponse, du moins, celle attendue par notre interlocuteur, savoir si telle ou telle personne est digne de confiance ou de notre amitié et surtout, savoir exactement comment agir contre le pédé refoulé qui a osé penser de Orph : « il y a qu’un pédé à l’étage et faut que je bosse avec, bordel ! » ceux qui méritent une bonne leçon. On pourrait ainsi avancer dans la société de manière assez rapide et atteindre notre altruiste but.

Et puis ça serait utile pour savoir si le beau choupinou qu’on vient de croiser est susceptible d’être attiré par nous ou par notre soeur.

Moi je dis qu’il est trop cool ce pouvoir (si on ne tombe pas face à un mec invulnérable ou qui lance des boules de feu, bien entendu).

Rétablissons quelques vérités

Suite à un message envoyé par 888 (?) via Picwick, mon Nabaztag, je tenais à réagir sur certaines choses.

Le message disait à peu prêt ceci : « Tu te la renconterais pas un peu sur le bandeau de ton blog ? C’est super ton lapin, on peut te laisser des messages et te faire chier toute la journée. Génial ! »

Alors, je tiens donc à rétablir quelques vérités :

Sur mon bandeau, je suis en photo là (c’est moi derrière en train de rééqulibrer le canöé) :

et nullement là :

Cette dernière image n’étant présente que pour qu’on puisse se rincer l’oeil et parce qu’il y a dessus le beau George Vidanov (le plus à droite) qui me fait toujours autant d’effet. Non, je n’ai ni son corps, ni le reste, j’en suis parfaitement conscient.

Pour ce qui est de me laisser des messages via Picwick, c’est toujours un plaisir que de les entendre. Mais, très cher 888 (?) sache que je bosse et donc que le lapin parlera dans le vide la journée et que le soir on le coupe parce qu’au bout d’un moment, il casse les couilles à nous donner l’heure et à nous parler. Donc en gros, l’idée d’essayer de m’envoyer plein de trucs histoire de me faire chier n’aura aucun effet (si ce n’est de te donner, sans doute, l’impression de faire quelque chose de ta vie). En plus, ce qu’il y a de très bien avec ce genre d’interface, c’est que je peux garder en mémoire ton adresse IP et la mettre ensuite ici, sans même que tu t’en rendres compte, histoire que les petites bestioles spamantes la découvre et viennent t’embêter à ton tour.

Après, si c’est me laisser des messages, de temps en temps, histoire de prendre de mes nouvelles, c’est avec plaisir que je les entendrais et que j’y répondrais.

A bon entendeur, salut !

Les Bleus, premiers pas dans la police

Avec Nours, on languit le mercredi soir parce que c’est le jour où M6 diffuse Les bleus, premiers pas dans la police.

Alors oui, vous allez encore dire que je reviens avec mes séries à la con. Mais non, justement, pas du tout. Pour une fois qu’en France on nous pond une série potable, marrante, avec des acteurs digne de ce nom, pourquoi ne pas se faire plaisir.

Moi qui ait horreur de tout ce qui est Navarro, Julie Lescaut et autre Commissaire Moulin, j’avoue prendre réellement mon pied à regarder Les Bleus.

C’est frais, c’est plein d’humour, c’est rythmé, c’est souvent très juste et c’est bien joué. C’est aussi un commissariat plein de vie, plein de drames de tous les jours (et puis avec plein de coucheries, sinon, ça ne serait pas drôle, hein ?) Enfin, pourquoi bouder son plaisir, il y a le beau Nicolas Gob, toujours aussi sexy, qui joue le rôle d’un jeune flic homosexuel plutôt bien dans sa peau et qui assume ce qu’il est. Je me retrouve un peu dans sa manière de plaisanter sur le sujet ou de se mettre en colère quand ça gène quelqu’un ou quand son patron lui dit qu’il ne veut pas le voir le mater le derrière. Il dépoussière très bien la manière dont on voit les gay en général à la télévision et revendique haut et fort que c’est pas parce qu’on est gay qu’on va sauter sur tout ce qui a une braguette et du poil au menton.

Si vous n’avez pas encore découvert cette série, il reste quelques épisodes pour vous plonger dedans. Il faut savoir qu’elle a remporté le prix de la meilleure série française en prime time au Festival de la Fiction TV de 2007 et que déjà, le pilote avait reçu le « Grand prix de la meilleure série » et le « Prix du jeune espoir masculin » pour Mhamed Arezki au Festival international du film de télévision de Luchon en 2006. Si tout ça c’est pas un gage de qualité…