Joyeux anniversaire
… mon amour.
… mon amour.
Samedi soir, nous nous sommes retrouvés avec les Gallois pour notre dernière soirée qui suivait une après-midi de visite de Balazuc et de baignade pour certains (pas pour moi, merci !)
Après avoir fait manger P’titbidou et l’avoir couché, j’ai préparé, sur le pouce, des spaghettis à la compoté d’oignons et aux anchois. C’était délicieux et pour ceux qui ne savent pas quoi faire pour épater les potes facilement sans que ça se voit, la recette :
Pour 4 personnes :
500 g de spaghettis
500 g d’oignons
30 cl de vin blanc sec
40g de beurre
6 à 8 filets d’anchois
1 gousse d’ail.
Dans une sauteuse, faire réduire de moitié le vin blanc à feu vif. Y mettre les oignons que vous aurez émincés ou coupés finement. Rajouter 20 g de beurre et de l’eau à niveau. Laisser cuire à feu moyen jusqu’à absorption complète du liquide en remuant régulièrement.
Rajouter 20g de beurre et faire blondir les oignons.
Dans un pilon, mettre les filets d’anchois, l’ail et en faire une pommade.
Faire cuire les spaghettis dans une grande quantité d’eau. Une fois cuites, ajouter aux pâtes la compoté d’oignons, la pommade d’anchois et mélanger sur feu moyen 2 à 3 minutes. Servez.
Nous, on s’est régalé.
Je sais, je ne suis pas très prolixe en ce moment, mais nous vivons un peu sur les chapeaux de roues.
Comme je l’ai dit dans mon précédent billet, mon cousin tout droit arrivé de Cardiff était là toute la semaine avec ses amis et j’ai servi un peu de taxi et de guide touristique lors de mes moments libres. Nous avons ainsi passé des journées formidables à visiter quelques coins de l’Ardèche méridionale.
Je pense que l’une des meilleures soirées que nous avons passé ensemble a été vendredi soir, pendant le match Irlande-France. Déjà, parce qu’outre les Gallois, nous avions aussi P’titbidou avec nous, P’titbidou’s mother et P’titbidou’s mother’s boyfriend. Nous voilà donc partie pour quelques heures sensationnelles, arrosées de bière (of course) et accompagnées de caillettes (pour faire goûter aux Britanniques) et de pizzas. Je dois avouer que dans la soirée, une canette de soda a été ouverte, et encore, c’est parce qu’il ne boit pas encore d’alcool.
Mon cousin Ioan est toujours pour la France. Il le dit lui-même, il est Français ! Mais alors, vous auriez vu le visage des deux moitiés d’Irlandais que sont Owain et Bugs, vous auriez rit. Ils n’ont pas décrochés un mot après le match.
J’avais offert, pour l’occasion, à P’titbidou un polo de l’équipe de France qu’il a revêtu, tout comme j’avais mis le mien. On était beau tous les deux !
Je dois avouer qu’il a été adorable tout le week-end. Il n’est pas encore parti, puisque sa maman vient le reprendre ce soir seulement, mais je n’ai pas eu besoin de lever la voix une seule fois en trois jours, contrairement à sa dernière visite. Nours et moi sentons qu’il était très content de nous voir et de rester avec nous, ce qui fait chaud au coeur.

En juin 2006, lors de notre séjour à Cardiff, nous avions passé, Nours et moi, une soirée très sympathique avec mon cousin Ioan et son cousin Owain. Tout en sirotant nos 2 litres quotidiens de bières quotidiennes, nous regardions vaguement un des nombreux matches de la coupe du monde de football. A un moment de notre conversation, une idée est lancée par Ioan qui promet de venir pour le mondial de rugby en France, en amenant Owain qui viendrait pour la première fois dans notre pays.
Le temps passe. Ioan, qui recherche du travail depuis bien longtemps, n’a pas les finances pour le voyage. Puis la nouvelle tombe en mai dernier : il a enfin un emploi définitif. Nous sommes heureux pour lui.
Le premier match du XV français, nous l’avons écouté, Nours et moi, dans la voiture alors que nous nous rendions en catalogne pour voir ma soeur. Le souvenir de cette soirée au pub revient et nous trouvons dommage qu’ils ne soient pas venus.
Samedi matin, je m’aperçois que j’ai un message sur mon portable. Une voix à l’accent gallois mélangé à l’accent ardéchois (je vous raconte même pas le truc, c’est impressionnant ; mais quand on est bilingue, et qu’on a appris le français grâce à une mère ardéchoise, c’est un peu obligé) me prévient d’une arrivée imminente de mon cousin à Aubenas pour le soir même. Il ne loge pas chez nous, ses parents ayant une maison ici. J’avoue que j’étais très heureux de cette nouvelle qui faisait remonter en moi des souvenirs. La promesse était à moitié tenue et ça me suffisait largement car nous n’avions plus l’espoir qu’elle le soit du tout et ce, pour des raisons largement louables comme vous l’aurez compris.
Dimanche soir, j’invite donc mon cousin à venir voir le match contre la Namibie, sur le grand écran de la maison. Il accepte, mais me prévient qu’il est accompagné de trois amis à lui. Pas de problème, on a de la bière au frigo.
Je pars les chercher. Ils m’attendent sur la place de notre village. Il est 20h30, il fait déjà sombre. Je vois Ioan, je l’embrasse, il me présente ses deux premiers amis et là, je me retourne. Owain est ici aussi. C’est une surprise formidable. Le sourire épanoui de Nours lorsqu’il l’a vu entrer dans la maison était là pour confirmer le plaisir que nous avions à les avoir tous les deux chez nous.
Une promesse vieille de plus d’un an était tenue.

Comme en ce moment nos vies sont plutôt calmes, on se contente de faire des confitures. Et comme nous avons un magnifique figuier dans le jardin, on fait de la confiture à la figue. Je vais donc faire de la concurrence une nouvelle fois à Smab.
1 kilo de figues équeutées et coupées en 4 (préférer les blanches au rouges ou noires pour la confiture ; elles sont moins gouteuses pour manger nature, mais bien meilleures pour ce que nous allons en faire)
500g de sucre en poudre ou de sucre à confiture
1 gousse de vanille
15 cl d’eau
Equeuter et couper en quatre toutes les figues.
Couper en deux la gousse de vanille et retirer les graines. Les réserver.
Mettre dans une casserole ou dans une marmite 15cl d’eau, les figues, le sucre. Remuer. Ajouter les graines de vanille et la gousse coupée en deux.
Porter à ébullition puis laisser mijoter doucement environ 1 heure en remuant régulièrement.
Penser à bien stériliser vos pots.
Voilà, c’est un régal.
Samedi nous avons enfin rencontré le mec de ma petite soeur. Moments forts agréables au restaurant, tant et si bien qu’il nous invite chez lui le lendemain pour manger à midi à 15 heures au bord de la piscine.
Je ne reviendrai pas sur la délicieuse merveilleuse gouteuse extrêmement chère paella que nous avons mangé (85€ pour trois parts quand même, à ce prix là, même si t’es malade, tu manges !) et à la fin du repas, ma petite soeur, toujours classieuse, nous lâche un gros énorme monstrueux rot, comme à son habitude.
Là j’interviens, lui faisant comprendre qu’elle est à la limite du dégueulasse. Je me retrouve alors face au visage éberlué de son copain qui m’avoue qu’elle lui avait dit, pour faire passer le truc, que chez nous, tout le monde faisait ça. Du coup, avec Nours, on a vite rectifié cette version.
Nours a confirmé que par contre, Batt, notre belle-soeur favorite, elle, rotait et faisait le reste allègrement à table comme ailleurs, la faisant passer pour la dernière des cochonnes. Tout ça pour une histoire de vengeance, j’ai pas bien compris.
Tout à commencer hier matin. Comme nous partions le soir même pour la Catalogne, j’avais prévu de faire le plein de la voiture et d’aller vérifier la pression des pneus. Arrivé devant la borne de gonflage, je m’aperçois qu’un monsieur est déjà en train de s’en servir. Un soixantaine d’année, visiblement en vacances, profitant que le gros des troupes touristiques ait quitté la région pour venir faire chier l’autochtone visiter notre belle région.
Le voilà à genoux en train de défaire le petit capuchon du premier pneu, d’aller chercher le gonfleur, de l’enfiler, d’aller à la borne vérifier, d’enlever le gonfleur, de le poser, de remettre le petit capuchon sur la valve, de s’essuyer ses doigts tous noirs avec un mouchoir en papier, de dévisser le capuchon du second pneu…
Je ne vais pas vous faire tout le cirque, c’était déjà assez long pour moi, parti un peu plus tôt de la maison pour avoir le temps de tout faire. J’ai réellement commencé à m’énerver lorsque je me suis aperçu qu’il faisait deux fois le tour de sa bagnole pour vérifier que tous les pneus étaient bien gonflés alors qu’il venait de le faire.
Et rebelotte : le même manège que précédemment. Lorsqu’il en est enfin à la quatrième roue, je me dis que cette fois je touche au but. Et bien non ! Monsieur ouvre son coffre, sort le cric, dévisse un truc, sort la roue de secours. C’est là que j’ai vraiment pété un boulon. Je fais ronfler mon moteur, je braque brusquement et je me tire tout en pestant contre tous ces vieux qui nous font chier !
Pendant ma courte pause de midi, à 11h45 exactement, je prends ma voiture dans l’espoir d’aller enfin vérifier cette pression de pneu. Je quitte le parking du boulot et attends tranquillement de pouvoir m’engager sur la route. C’était sans compter sur l’heure de sortie des écoles. Je patiente lorsque je vois une petite voiture blanche avec une dame à l’intérieur mettre son clignant pour indiquer qu’elle avait l’intention d’entrer sur le parking, me libérant le passage. Je commence à m’avancer et je m’aperçois que non, elle a finalement décidé de continuer tout droit. Je pile, elle aussi. Elle me fait des grimaces pour me signifier que oui, elle est un peu conne oulàlà !
J’enclenche la marche arrière pour libérer le passage et là, boum ! Je rentre dans la portière d’une camionnette en train de me contourner par l’arrière. Bon pour un constat. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que le type à reconnu que la bonne femme était largement fautive dans ce qui nous arrivait.
Tout ça pour réussir finalement à aller vérifier ma pression de pneu et me rendre compte que tout était OK à ce niveau là !

Ici, à Aubenas, c’est le rugby. Alors autant vous dire tout de suite que la coupe du monde, je compte la suivre, et pas uniquement en matant un calendrier.
Et la star, celle que je vais supporter pendant tout le mondial, ça ne sera pas lui (quoique…) :

mais bien lui :

Rémy Martin ! Le petit albenassien (oui, les habitants d’Aubenas se sont des albenassiens ; maintenant que vous savez ça, vous pouvoir crâner en société) devenu Dieu du Stade et qui fait partie du XV de France.
Alors autant vous le dire tout de suite, j’ai acheté le maillot, je me suis mis en mode « gros bourrin ardéchois » ON et qu’on me fasse pas chier jusqu’au 20 octobre !
Allez les bleus, Allez Rémy !
Le mode gay n’étant pas déconnecté pour autant, juste pour le plaisir des yeux et pour bien vous montrer que les albenassiens ne sont pas tous petits et faits comme un barbapapa :

Je vous entends d’ici : « Comment ça, voilà deux semaines que la saga de l’été de France 2 est diffusée et il ne nous a toujours pas fait de billet dessus ! » Oui, je sais, je manque à tous mes devoirs, mais que voulez-vous, maintenant, j’ai deux vies à gérer et c’est pas de la tarte, surtout que la plus facile n’est pas obligatoirement celle que l’on croit.
Mais plus de panique. Oui, j’ai bien regardé cette nouvelle saga de l’automne de l’été que nous diffuse France 2.
Tout de suite, le pitch de La Prophétie d’Avignon : une jeune fille (qui pour une fois ne retourne pas dans son village natal après des années d’absence : sur France 2, ils ne font pas du TF1 !), travaillant au palais des Papes d’Avignon se lance dans la découverte de la prophétie d’Avignon dont sa famille est gardienne depuis des générations. Mais elle a un passé mystérieux que tout le monde connait sauf elle (nan ! J’ai dit qu’on n’était pas sur TF1 !). Là-dedans, on glisse quelques soupçons de paranormal, un peu d’ésotérisme, quelques meurtres (nan ! Pas TF1, cette année, c’était les petits hommes verts ; c’est pas vrai, vous suivez pas !) et on tente de faire un truc à succès.
Niveau acteurs (pas tous très concluants dans leur jeu, je l’avoue), on trouve en tête d’affiche Louise Monot dans le rôle d’Estelle Esperanza. Vous savez, on la voit souvent, notamment dans les pubs Bourgeois (chaque fois que je les vois, je pense à Rouge Cerise, c’est abominable). Alors là, elle fait la gueule, elle pleure, elle montre ses nibards (ils sont pas très gros, c’est pas Ingrid Chauvin) et ses grosses hanches (faudrait qu’elle arrête vite le nutella). C’est la championne de la moue boudeuse : elle met sa bouche en avant et fronce un peu le nez. Elle a des hallucinations, elle est accusée de meurtre et surtout, elle est super forte en déductions vite faites pour faire avancer plus vite le feuilleton.
Heureusement, on a quelques choupinous pour sauver le tout. D’ailleurs, dès les premières images du début, on admire le joli fessier de Gonzague Montuel, qu’il nous montrera souvent, à croire qu’il a était engagé sur ce critère là. Le reste du corps de Gonzague vaut aussi le coup d’oeil. Et puis il y a le héros, celui qui tombe amoureux d’Estelle, celui qui joue Olivier Royal (comment ça, Royal ! Mais à quoi pense France 2 ! Aucune auto-censure !) : Guillaume Cramoisan. Alors là aussi, ça vaut le détour, même s’il met quand même longtemps pour enlever son t-shirt ! Une honte quasiment : il saute à l’eau tout habillé dans un joli petit pull bleu qui a dû couter une fortune.
Ah, et puis, il y a le petit flic, tout choupinet aussi, que bien sur, on sait pas son nom, mais c’est pas grave.
Mais je vous rassure, que serait une saga de l’été sans quelques recyclages. Et en tête, on a Bruno Madinier ! Pas un été sans lui. J’ai d’ailleurs eu peur un moment en voyant qu’il n’était pas dans Mystère. QUOI ! Une saga de TF1 sans Bruno Madinier ! Mais comment va-t-il vivre cette année ? Et bien, il en a été réduit à aller mendier chez France 2, qui côté recyclage s’y connait plutôt pas mal : l’émission de Ruquier étant, à elle seule, l’usine de retraitement des déchets ! Bon, alors, pas un gros rôle pour notre Bruno (et surtout pas celui du héros), puisqu’il meurt dès le second épisode, tout juste de quoi aller pointer au chômage sans perdre ses droits.
On a aussi droit à Claude Gensac. Elle devait passer dans les couloirs de la production pour aller chercher une copine histoire de manger un gâteau ensemble (oui parce que, vu le volume, elle a du en bouffer de la forêt noire, croyez-moi !) et hop, on l’a prise parce qu’on se rappelait vaguement d’elle dans une série des années 80.
Par contre, celle que j’adore, c’est la commissaire : Annie Grégorio. Longtemps cantonnée dans des rôles de bonniches, elle explose ici. Toute la gouaille du sud. Elle mène son monde à la baguette avec un franc parlé qui lui va trop bien.
Alors, en résumé, on a un scénario digne de TF1 d’une saga de l’été, ni plus ni moins, des acteurs qui peuvent pas faire grand chose d’autre et une prophétie d’Avignon que tout le monde cherche comme si c’était un objet, alors qu’une prophétie, ben c’est pas un objet ! C’est une révélation divine sur des évènements à venir. Et pour ça, en France, on a déjà Elisabeth Tessier. Alors…
Sur ce, à l’année prochaine.
Ma petite chef (adorée à moi que j’ai) est arrivée mardi dernier, toute heureuse. Elle avait participé au festival du documentaire à Lussas et revenait enthousiaste car elle avait vu un film sur les Sims et Second Life. Hélas pour elle, son matériel informatique n’étant pas aussi performant et récent qu’elle le souhaiterait, elle m’a demandé d’essayer de chez moi pour que je me fasse une idée et que je lui en rende compte.
Voilà maintenant 4 jours que je vis une seconde vie.
Alors bien sur, au début, c’est pas facile. Il faut créer son avatar, lui donner un prénom, choisir un nom dans une liste et surtout, lui choisir une apparence. Là, ça devient réellement compliqué, tant on peut jouer sur un nombre de choses, allant jusqu’au degré d’inclinaison de l’extérieur des yeux.
Evidemment, on tâtonne, un peu, on essaye, on tente le coup. Je me suis retrouvé avec ce que je ne suis pas. Du haut de mon mètre 20, debout sur un tabouret et les bras levés, aussi baraqué qu’un picodon trop jeune, j’avais un avatar qui faisait 2m17, blond (lorsque je suis enfin arrivé à lui faire des cheveux potables), et fait comme un dieu. Je suis nu, complètement asexué (je découvrirais plus tard que je ne vais pas le rester longtemps). Il faut que je m’habille. Le choix est limité pour l’instant, mais j’arrive à trouver un jean plutôt pas mal, de grosses chaussures noires et un t-shirt blanc plus moulant tu meurs !
Ensuite, il faut se diriger, chercher des sims comme ils disent là-bas, c’est à dire des îles avec des thématiques. Je commence par un endroit francophone. Tout le monde fait la gueule, personne ne parle. Je vois des gens qui flottent au dessus de moi. Je découvre alors que l’on peut voler, ce qui rend les déplacements beaucoup plus intéressants et rapides. Je décolle, je monte, je descends, je tourne à droite, je tourne à gauche, j’atterris, je me prends une gamelle parce que je ne sais pas encore trop bien faire. Je regarde une dernière fois, je vois une espèce d’animal se balader de la même manière que moi. C’est chouette les secondes vies, on est comme on ne peut pas être dans la vraie. Mais je sens monter en moi un sentiment de frustration. Mon avatar n’a aucune âme.
Puis je prends le moteur de recherche et, bien évidemment, je tape les mots gay france pour voir…
(à suivre)
Petite photo de mon avatar actuel (je me suis pas mal perfectionné avec les outils et j’ai voulu le faire un peu plus ressemblant à la réalité ; Je ne sais pas si c’est réussi, mais je le trouve pas mal du tout).
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