Archives juillet, 2007

Lettre à Madame

Madame La Mume,

comme convenu, je vous fais part de mes impressions quant au séjour de votre fils Domahom dans notre humble demeure.

Tout d’abord, laissez-moi vous féliciter sur l’éducation que vous lui avez donnée. C’est un garçon fort poli qui mange proprement (la plupart du temps). Et même s’il reste légèrement difficile sur les mets que l’on peut lui présenter, il goûte de tout. Pour vous dire, il a beaucoup aimé la caillette, un plat typiquement de chez nous qu’il se fera une joie de vous faire partager à son tour car il en a acheter une petite quantité pour sa « petite maman chérie », comme il aime à le dire.

Sa santé va bien, malgré le rhume avec lequel il est arrivé, sans doute dû au système de climatisation de son véhicule. Sa patte folle ne le fait pas trop souffrir non plus et nous avons été d’une prudence extrême lors de ses calvacades dans la garrigue à la recherche des dolmens qu’il chérit tant.

Il se lève tôt pour profiter au maximum de ses hôtes, ce qui est une attention très appréciable. Il discute et prend part à toutes les conversations de manière naturelle et souvent érudite, même s’il emploie quelque fois des mots que nous ne comprenons pas toujours comme sexetoyeuh (j’ai eu beau chercher dans mon petit Larousse, je n’ai pas retrouver la définition de ce terme et je ne suis pas certain de l’orthographe, veuillez me pardonner ; peut-être pourrez-vous éclairer ma lanterne quant à ce que peut bien être ce fameux sexetoyeuh). Il nous parle aussi souvent d’un endroit où il a l’air de se plaire et d’aimer aller : paidèlende. Ca ne doit pas être en France, car mon atlas Michelin ne l’indique pas. Il aurait aussi participé à une manifestation fort réjouissante, avec vous même d’ailleurs, qui, d’après ses descriptions, ressemble fort à notre carnaval : la guépraillede. Ce ne sont pas les mêmes dates et la différence majeur, si j’ai bien compris, tient dans le fait que nous, nous avons le roi du carnaval, alors que vous, ce sont des reines, mais de nationalité anglo-saxonne. Quels moeurs étranges vous avez dans le nord ; il faudra que nous y allions ensemble pour que je puisse raconter, lors de notre repas républicain, à mes voisins de tablées, toutes les choses exotiques que j’aurai vues.

Quant à son ami Smab avec qui il est venu, c’est aussi une personne fort gentille. Ils semblent beaucoup s’aimer avec votre fils et sont très complices. Je voulais l’installer sur un lit de camp, dans la salle à manger, mais ils m’ont assuré que ça ne les dérangeait pas de partager le même lit dans la chambre d’amis. J’ai beaucoup apprécié cette attention de leur part, car visiblement, ils voulaient m’éviter du travail supplémentaire. Le petit Smab nous a aussi fait un délicieux clafoutis aux prunes qui a enchanté nos fins de repas.

Voilà Madame La Mume, le compte rendu du court séjour de votre fils Domahom parmi nous. Il peut revenir avec son ami quand il veut et rester aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Nous ne vous dirons jamais assez que vous être, vous aussi, la bienvenue ici, avec ou sans eux.

Je vous prie de croire, Madame La Mume, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Stefirst.

Le grand jeu de l’été… la réponse

Et bien, ce fut une surprise pour moi aussi, une surprise qui m’est allée droit au coeur. La réponse est donc :

Shame on you !

Oh putain ! Trop la honte ! Moi, si ma mère ressortait ce genre d’horreur, j’hériterais plus tôt que prévu.

En même temps, la sienne est tellement géniale et formidable qu’on ne peut lui en vouloir. Et je la remercie pour le quart d’heure de fou rire que je me paye a chaque fois que je jette un coup d’oeil à cette photo.

Si d’amour si : 1 million de clics pour aider l’Afrique à vaincre le sida !!

14 juillet

Le week-end va être chaud, dans tous les sens du terme.

Nous devons recevoir les Z. et le plaisir risque de ne pas être celui de d’habitude. Je ne sais pas combien de temps je vais garder mon calme face à Monsieur Z. Ma patience est déjà légendaire pour son inexistance et vient se rajouter mon passif. J’ai enterré mon père (avec soulagement, faut-il l’avouer) il y a bientôt 8 ans, ce n’est pas pour le retrouver face à moi, sous les traits de quelqu’un (que j’aime énormément au demeurant), ne serait-ce que le temps d’un week-end.

Ce billet est un peu obscur, je m’en rends compte, mais il est plus là pour me soulager que pour qu’on le comprenne. Je suis désolé.

Un lieu…

Il y a des endroits qui vous marquent plus dans la vie que d’autres. Barcelone est de ceux-là. J’y ai des souvenirs tendres, avec Bidounours notamment, car nous aimons aller y flâner au moins une journée lorsque nous sommes à L’Escala.

Mais il y a surtout les moments passés avec la mère de mes soeurs, parmi les derniers souvenirs que j’ai d’elle. (Oui, mes soeurs ont une mère qui n’est pas la mienne, il faudra que je vous explique un peu ma famille un de ces jours).

Il y a surtout un lieu où nous aimions aller manger quand nous étions là-bas : Los Caracoles. C’est un restaurant dans une rue perpendiculaire à la rambla. Il est sombre et étroit en apparence, mais le côté typique et le fait que nous passons devant les fourneaux bouillants en entrant réchauffe largement la première impression. Je me rappelle les escargots à la catalane et le chevreau rôti à la broche, mais surtout je me souviens d‘elle se régalant de sa glace au tùron et nous en parlant toute l’année ensuite, un sourire gourmand aux coins des lèvres.

Lorsque nous y allions à l’époque de la pesetas, ça ne coutait quasiment rien d’y manger. Depuis, les choses ont bien changé, en Catalogne aussi et le petit endroit ravissant dans lequel j’ai amené Bidounours pour sa première visite de Barcelone s’est très vite transformé, au passage à l’euro, en un restaurant à touristes cher, même si la dernière paella mangée là-bas était délicieuse.

En souvenir de ces moments, nous ressortons régulièrement les deux verres que nous avions achetés sur place et dans lesquels on nous avait servi la sangria rafraîchissante. Et j’ai toujours la carte postale offerte avec l’addition qui me sert de marque-page depuis des années.

Il y a des endroits, comme celui-là, qui restent et qui occupent dans notre coeur une place plus importante que les autres.

Ardèche et Bretagne : même combat !

Pour mon billet sur le 07/07/07 et la fête de l’Ardèche, Phoenix m’a laissé ce commentaire : « Boah !! J’aurais pu dire la même chose de ma Bretagne natale !! ». Et bien, en fait, à Aubenas, pour la fête de l’Ardèche, c’était la Bretagne l’invitée d’honneur avec le Bagad de Lann Bihoue. Une heure et demie de concert au son des bignous et autres cornemuses. J’avoue que c’était pas mal, même si, pour mon oreille peu exercée à ce genre de pratique, tous les morceaux se ressemblaient un peu.

Alors vous me direz, le jour de la fête de l’Ardèche, on invite un truc breton. Ben oui ! Outre le fait que le maire d’Aubenas adore la musique celtique en général, il faut savoir que l’Ardèche, comme la Bretagne, a un passé celtique très riche. Et contrairement à ce que l’on peut penser, l’Ardèche est le département français qui possède le plus de dolmens au mètre carré. Ils sont moins bien conservés qu’en Bretagne car ici, la pierre de prédilection était le calcaire.

Alors c’était juste un clin d’oeil. La Bretagne sur le parvis du château d’Aubenas, c’était une grande première et vu le succès que ça a remporté, ça ne sera certainement pas la dernière.

Du coup, la prochaine fois, Phoenix, on t’attend. Et nous, ça nous a fait un entraînement pour le mois d’août que nous passerons sous la pluie là-bas !

Stefirst chez les Simpsons

Vu chez Laurel et trouvé sur le site officiel du film Les Simpsons.

Voici donc mon MOI Simpsons :

Culture estivale

Ce qu’il y a de bien, lorsque l’on vit dans le sud et loin de la capitale, c’est que nous avons des festivals estivaux riches et éclectiques, à mille lieux de l’image d’Épinal du bal de village ou de la guinguette.

Ce qu’il y a de bien, lorsque l’on vit dans le sud et loin de la capitale, c’est que les spectacles ou les concerts auxquels nous assistons ont lieu dans des endroits magnifiques, qui valent largement les lieux de concerts de Paris.

J’en veux pour preuve la petite sélection que Bidounours et moi avons faite pour les jours à venir (et passés, on a commencé jeudi soir).

Jeudi donc, nous avons assisté au récital de Tigran Hamasayan, jeune pianiste de jazz au talent indéniable, même pour des personnes comme nous qui ne sommes pas obligatoirement sensibles à ce genre de musique. Le tout, sur la place du château d’Aubenas. Avouez que ça vaut Bercy !

Le 21 juillet, nous assisterons à la représentation du Dom Juan de Molière (dont vous pouvez admirer la magnifique affiche au début de ce billet) par la compagnie de Valence au théâtre antique d’Alba-la-Romaine.

Le 19 juillet, mes beaux-parents, quant à eux, iront assister au concert donné par Rhoda Scott sur les splendides orgues de l’église d’Aubenas.

Le 02 août, ça sera au tour des choeurs, solistes et ensemble instrumental de Lyon qui nous présenteront Carmen au coeur des gorges de Labeaume. L’Opéra Bastille ne peut rivaliser !

Le 17 août, la formation Soledad va nous entraîner dans un tango endiablé : Del Diablo : tango nuevo, toujours dans les gorges de Labeaume.

Alors, d’accord, je me la joue Paris contre l’Ardèche une fois encore. Il est vrai que tout au long de l’année, nous n’avons pas la possibilité de voir les dernières créations théâtrales ou autres, et lorsque je lis les comptes-rendus des spectacles que font certains sur leur blog, notamment Koz, un petit pincement de jalousie enserre ma poitrine. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, nous avons la chance de vivre dans une région où la culture a toute sa place, étonnement plus que ce que l’on pouvait voir à Grenoble. Rien que pour Aubenas, le nombre de manifestations sur l’année est impressionnant pour une ville de 12 000 habitants, et toutes connaissent un succès qu’on ne peut leur démentir. Je trouve même que nous avons accès à un nombre de spectacles variés et que notre choix est plus important que celui que j’ai pu connaître en 14 ans dans la capitale des Alpes.

Pour ceux que ça intéresse, je vous mets les liens pour voir les programmes de cet été. Et si vous êtes dans le coin, on a toujours la chambre d’amis…

Festival estival d’Aubenas

Labeaume en musiques

Festival d’Alba-la-romaine

07/07/2007 - Fête de l’Ardèche !

Le 7 est un chiffre porte bonheur pour de nombreuses personnes et je dois avouer que pour Bidounours et moi, ce fut aussi le cas.

Parce que l’Ardèche est mon berceau et que j’ai toujours dis que j’étais Ardéchois avant d’être quoique ce soit d’autre.

Parce que j’aime cette terre de contraste, cette terre aride et rude.

Parce qu’à mes yeux, c’est le plus bel endroit du monde.

Parce qu’aujourd’hui, c’est la fête de l’Ardèche et que si vous êtes dans le coin, y’a plein de choses à découvrir, plein de manifestations.