Archives juillet, 2007

Hamburgers du dimanche

Le week-end dernier a été culinaire. Nous recevions nos voisins pour un « apéritif dinatoire » (à prononcer en mettant bien la bouche forme de cul de poule et en prenant un accent très Paris XVIème). A cette occasion, j’avais fait une plaque de pizza maison, des madeleinettes aux oignons accompagnées de leur coulis de tomates et des tuiles de parmesans. Le tout arrosé d’un punch d’été que tout le monde a eu l’air d’apprécier.

Puis dimanche midi, j’ai fait des hamburgers. Mais attention, rien à voir avec l’enseigne au clown qui fait trop peur, non. Mes hamburgers à moi que j’ai fait, et bien ils étaient super bons et ils sortaient de l’ordinaire. Déjà, les petits pains étaient maison. Ils relevaient plus de la brioche que des pains rassis qu’on trouve en magasin. Et ils étaient garnis de… de… aller, je vous donne la recette.

Pour deux personnes :

2 petits pains à hamburger 1 poivron 2 oeufs Du fromage ail et fines herbes (style celui qui va bien avec du pain et du vin…)

Vous passer le poivrons sous le grill du four en le retournant petit à petit dès que la peau devient noire. Vous le sortez, le laissez refroidir et avec une pointe de couteau, vous enlevez la peau, puis vous l’épépinez et le coupez en lanières que vous arrosez d’un filet d’huile d’olive.

Vous battez les oeufs en omelettes et vous les faites cuire comme une crêpe, en retournant à mi-cuisson. Vous couvrez pour conservez la chaleur.

Vous passez les pains 2-3 minutes sous le grill du four, puis vous les tartinez avec le fromage. Vous mettez ensuite quelques lanières de poivrons et la moitié de l’omelette.

Servez aussitôt.

C’est délicieux et loin d’être lourd. Vous pouvez servir une salade verte avec.

Mais que fait la DDASS ?

Entendu samedi, sur le marché d’Aubenas :

« Aujourd’hui, je vais essayer de me faire adopter !
- Par qui ?
- Par une belle gonzesse ! »

Avec Bidounours, on s’est regardé et on éclaté de rire, non pas parce que ce type a dit était drôle, loin s’en faut, mais à cause du côté gros beauf qui se dégageait de cette réplique.

Imaginez la scène, avec l’accent qui va bien : « Par uneuh belleuh gonzesseuh ! », dite par un gars, le cheveu hirsute et gras, fillasse, péliculaire, le nez en forme de pomme de terre (truche en picard !), rouge, le mégot aux lèvres, le t-shirt tendu par des abdos Kro et ponctué de plusieurs bugnes, souvenirs des diverses ripailles du mois précédent, des jambes blanches et maigres, sorties d’un bermuda sans forme, beige, qui a dû connaître les grèves de mai 68, et pour finir le portrait, des chaussettes grises ou marrons, selon, bien visibles au travers des sandales à scratch achetées pour rien dans une solderie.

Non, nous n’avons pas vu celui qui avait lancé cette phrase, mais c’est comme ça que nous nous l’imaginions.

Télégramme

Pas envie de faire de billet - STOP - Préfère profiter du soleil, du hamac, de la piscine - STOP - Et de l’ambiance estivale - STOP - Plus qu’une semaine de boulot et ça sera les vacances - STOP - Pense bien à vous - STOP - Stefirst - STOP -

Concert de la nature

Ici, à 21h30, alors que le soleil est couché, les cigales chantent toujours ! Et chez vous ?

(Si c’est pas ça le paradis, alors je ne veux pas y aller !)

Prédateurs de Maxime Chattam

J’ai quelques fois parlé ici même des livres de Maxime Chattam. C’est un auteur que j’apprécie depuis quelques temps déjà et je me suis un peu précipité sur son dernier ouvrage. Sans doute un peu vite.

Prédateurs raconte l’histoire d’une unité de la police militaire aux prises avec un tueur en série qui décime des soldats, les tuant de manière toujours plus imaginative.

Maxime Chattam nous emmène une fois de plus dans son univers, mais il nous laisse au bord de la route. Le début était prometteur, la suite ne l’a pas confirmé. Des pistes, des idées, mais on sort de ce bouquin en se disant qu’il ne les a pas exploitées, qu’il a cédé souvent à la facilité et qu’il était pressé (par son éditeur ?) afin de sortir son livre avant l’été. L’histoire traîne en longueur, les analyses des meurtres et du tueur par les enquêteurs deviennent vite redondantes, voire longues et sans intérêt. Même la fin n’est pas à la hauteur. Elle ne nous explique rien, les questions restent souvent sans réponses et beaucoup de choses relèvent soit du cliché, soit du mauvais suspens, puisqu’on s’attend à tout.

Non, vraiment, pour ceux qui ne connaissent pas Maxime Chattam, lisez les autres, il y a le choix, et pour ceux qui aiment, ne lisez pas celui-là, vous risquez d’être, comme moi, déçu.

Quatrième de couverture : « Ils sont déjà parmi nous… Une guerre sans nom. De jeunes soldats sauvagement mutilés dans des mises en scène effroyables. Mais l’ennemi n’est pas le coupable. Pour le lieutenant Frewin, fasciné par le langage du sang, il ne peut s’agir que d’un psychopathe, un monstre de ruse et sadisme, un prédateur cruel et archaïque qui va les décimer un par un… Renouant avec la veine de sa Trilogie du Mal, Maxime Chattam nous propulse dans un vortex de terreur, imposant une fois encore son univers mystérieux et sanglant. Plus qu’un thriller, un guide de survie ! »

Je vais m’installer à Paris

… et me mettre au rugby.

En effet, voici la publicité du Comité régional de Tourisme d’Ile de France diffusé en Angleterre qui ferrait le lien entre la coupe du monde de rugby qui se tient en France et la capitale mondiale du romantisme.

Dom Juan par la Comédie de Valence

Hier soir, nous avons assisté à la dernière représentation du Dom Juan de Molière par la Comédie de Valence, à l’occasion du Festival d’Alba-la-Romaine.

Et bien, voilà bien longtemps que je n’avais pas pris un pied pareil au théâtre ! Outre le cadre unique dans lequel la pièce était jouée, et dont la mise en scène profite à fond, c’est justement cette dernière qui est formidable, pleine d’inventivité, d’idées originales, mêlant le texte classique de Jean-Baptiste Poquelin à un jeu moderne, humoristique, actuel, sans en faire trop. Elle utilisait à la fois les indications laissées par l’auteur et les techniques de notre siècle (comme la caméra numérique par exemple), sans que ça ne semble ni saugrenu, ni déplacé.

Les acteurs étaient, eux aussi, formidables. Tous autant qu’ils étaient. Et dès les premiers mots prononcés par Sganarelle, nous avions les larmes aux yeux tellement nous riions. Dom Juan (interprété par le très choupinou Olivier Werner, dont on a pu admirer de manière fugace toute l’anatomie lors d’une scène tordante) était très convainquant par son attitude, son phrasé, sa manière de déclamer les paroles de Molière, si bien que nous ne nous rendions pas compte des quelques différences de vocabulaire qu’il existe entre notre français d’aujourd’hui et celui du XVIIème siècle. Et pour ceux qui pouvaient en douter encore, l’une des dernières scènes a dû finir de les convaincre. La tirade de Dom Juan de la première scène de l’acte V était magnifique : Dom Juan, debout sur une estrade, face à un micro, filmé en direct et l’image projetée derrière lui, à la manière d’un homme politique bien connu (et qui doit bien faire 1m60 de moins que lui), imitant sans trop en faire ses mimiques, nous a balancé cette théorie sur l’hypocrisie que nous avons pris en pleine poire. Comme quoi, depuis 1665, les choses n’ont pas beaucoup changées, les personnes sont les mêmes et ceux qui veulent les piéger pour avoir le pouvoir utilisent toujours les mêmes artifices et les mêmes ficelles. (Vous trouverez un peu plus bas cette tirade pour ceux qui ne la connaitrait pas).

Alors, si par hasard, vous avez l’occasion de passer par Valence entre le 24 septembre et le 06 octobre prochain, n’hésitez pas une seconde et filer voir cette pièce au Bel Image.

Extrait de Dom Juan, acte V, scène première :

« DOM JUAN.- Il n’y a plus de honte maintenant à cela, l’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d’homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu’on puisse jouer aujourd’hui, et la profession d’hypocrite a de merveilleux avantages. C’est un art de qui l’imposture est toujours respectée, et quoiqu’on la découvre, on n’ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement, mais l’hypocrisie est un vice privilégié, qui de sa main ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d’une impunité souveraine. On lie à force de grimaces une société étroite avec tous les gens du parti; qui en choque un, se les jette tous sur les bras, et ceux que l’on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés: ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres, ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers, et appuient aveuglément les singes de leurs actions. Combien crois-tu que j’en connaisse, qui par ce stratagème ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté, ont la permission d’être les plus méchants hommes du monde? On a beau savoir leurs intrigues, et les connaître pour ce qu’ils sont, ils ne laissent pas pour cela d’être en crédit parmi les gens, et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d’yeux rajustent dans le monde tout ce qu’ils peuvent faire. C’est sous cet abri favorable que je veux me sauver, et mettre en sûreté mes affaires. Je ne quitterai point mes douces habitudes, mais j’aurai soin de me cacher, et me divertirai à petit bruit. Que si je viens à être découvert, je verrai sans me remuer prendre mes intérêts à toute la cabale, et je serai défendu par elle envers, et contre tous. Enfin, c’est là le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai. Je m’érigerai en censeur des actions d’autrui, jugerai mal de tout le monde, et n’aurai bonne opinion que de moi. Dès qu’une fois on m’aura choqué tant soit peu, je ne pardonnerai jamais, et garderai tout doucement une haine irréconciliable. Je ferai le vengeur des intérêts du Ciel, et sous ce prétexte commode, je pousserai mes ennemis, je les accuserai d’impiété, et saurai déchaîner contre eux des zélés indiscrets, qui sans connaissance de cause crieront en public contre eux, qui les accableront d’injures, et les damneront hautement de leur autorité privée. C’est ainsi qu’il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu’un sage esprit s’accommode aux vices de son siècle. »

Des fois, c’est pas ça

Bon, faut que je parte au travail. Il va falloir rêgler une petite crise et jouer les tampons en calmant les esprits. Dans des moments comme ceux là, je me surprends à ménager la chèvre et le chou pour arriver à un compromis qui mettra d’accord les deux parties. Paradoxalement, les collègues m’envoient en éclaireur parce que je sais garder mon calme. Bidounours ou ma mère ne serait pas tout à fait d’accord, mais je réserve mes coups de sangs pour ma sphère privée, qui s’en passerait bien.

Allez, j’y vais ! Les arguments sont prêts et j’attends ceux de la direction qui doit justifier une décision qui mécontente toute l’équipe. On verra bien.

P.S. : voui, je travaille le samedi… MOA !

5 ans !!!

libérez là!

Par solidarité, ce blog s’est arrêté aujourd’hui !

Il y a 5 ans maintenant, Ingrid Bétancourt a été enlevée par les FARC le 23 février 2002 près de Florencia, en compagnie de sa directrice de campagne, Clara Rojas. Malgré une forte mobilisation internationale pour obtenir sa libération, elle est toujours prisonnière du groupe révolutionnaire, dont elle partage les revendications sociales tout en condamnant leurs méthodes violentes. (Source: Wikipedia)

Aujourd’hui, par solidarité avec Ingrid Bétancourt, j’ai décidé comme d’autres bloggeurs participant à l’opération, de stopper mon blog pour une journée. C’est une action personnelle, à mon échelle, mais qui peut avoir son poid si nous sommes des centaines à faire cela.

Plus d’informations sur Ingrid Bétancourt: www.betancourt.info/

Retrouvez plus d’informations sur l’opération Blog Solidaire : http://blog.delacelle.com/post/2007/04/24/Operation-Blog-solidaire

Avec un peu de tristesse

Hier soir, dois-je l’avouer, ça a été un peu dur en rentrant du travail. La maison était vide, silencieuse. Elle ne raisonnait plus ni de rires, ni de longues conversations où se mêlaient l’accent picard à l’accent ardéchois. Il n’y avait plus qu’une seule voiture garée, celle de Bidounours. Les noutes ne sont même pas venues m’accueillir comme à leur habitude. J’ai voulu mettre ça sur le compte de la chaleur ambiante, mais je sais qu’elles aussi étaient tristes.

Il est toujours étrange de retrouver son chez soi et ses petites manies de couple quand, après 6 jours d’agitation, il faut se réinstaller, un peu à contre-coeur parce que ceux qu’on aime sont partis. Et on se prend déjà à préparer mentalement le programme de leur prochain séjour, qu’il s’agisse des Z. comme, bien évidemment de Dom et de Smab.

Il est amusant, quand c’est la première fois que l’on se côtoie aussi longtemps, de remarquer pleins de petites choses que nous avons en commun, comme la manière de manger une pizza ; Smab se moquant de son mari et moi, les yeux écarquillés, voyant le Dom utiliser la même technique que je pensais exclusive.

J’avoue que c’est avec une larme au coin de l’oeil un petit pincement au coeur que j’ai vu leur voiture partir hier matin.

Nous avons passé de très bons moments et j’espère qu’ils se renouvelleront très souvent, que ce soit vers Paris comme en pleine garrigue.

P.S. : Orph, je te rassure tout de suite, ils ne nous ont pas forcé la main pour ton invitation, elle courait déjà depuis bien longtemps. Ils ont juste prospecté pour voir si tu pouvais survivre à Aubenas plus de 2 heures !

P.S.2: Dom, j’ai suivi tes conseils et j’ai enlevé la merde le truc que tu m’avais dit de virer de mon blog. Normalement, tu devrais le remarquer.