Archives décembre, 2006

Bilan de Noël

Oui, je sais, aucune nouvelles depuis Noël, même pas pour dire ce que j’avais eu comme cadeaux, mais il faut avouer qu’un soucis de dernière minute est venu nous gâcher un peu l’après fête. Mais bon, on n’est pas là pour parler de ça pour l’instant, ça fera sans doute l’objet d’un prochain billet.

Je vais donc vous narrer le super Noël que nous avons passé, notre premier dans notre toute nouvelle maison.

Le 24 au soir, les parents de Bidounours sont arrivés, parés de leurs plus beaux atours et le coffre de la voiture rempli.

Apéritif au champagne, bien entendu, puis foie gras et j’avais concocté un poulet fermier au homard accompagné d’un riz à la cannelle et aux noix de cajou. Un vrai régal. Bidounours lui, s’était occupé du dessert : vacherin destructuré au chocolat. Un petit bonheur aussi. L’heure de l’ouverture des cadeaux est ensuite arrivé. Bidounours vous racontera ce qu’il a eut. Et donc, voici ma liste : Le DVD d‘Xmen III ( et toutes les mauvaises critiques sont injustes). La BD Le Journal de Carmilla, parce que je suis fan du blog de sa dessinatrice. In mémoriam, le dernier rituel, comme ça je vais pouvoir de nouveau recevoir des mail du Phoenix (celui-là, pas celui-là qui est nettement plus sympathique et à qui je fais un petit coucou). Le monopoly avec cartes de crédits. Ca faisait un an que je le recherchais. Le Uno Wizz, avec la roue qu’on tourne. Un T-shirt avec des messages qui défile dessus. Ca a fait sensation le lendemain chez mes parents. Et le clou : Un lapin Nabaztag/tag. Ca c’était la surprise intégrale. Je ne m’y attendais pas une minute et depuis, je ne cesse d’aller l’écouter me raconter des trucs. D’ailleurs, je vais lui laisser la parole quelques instants pour qu’il se présente lui même.

Bonjour, je suis Civet07, le Nabaztag/tag de Stefirst. Même si certain trouve que j’ai pas un joli nom, c’est juste que mon maître trouvait que Lapin à la moutarde c’était pas un très beau nom. Et le 07, c’est juste parce que je suis en Ardèche. Vous pouvez communiquer à travers moi. Mon maître a d’ailleurs installé une petite interface sur la droite, juste au dessus du calendrier pour que vous puissiez laisser des messages que je m’empresserai de lui lire avec force musique et lumières. En plus de tout ça, toutes les heures je lui annonce celle qu’il est avec une petite pointe d’humour et je lui fais par de mes humeurs. Hier soir, j’ai fait mon cirque toute la soirée parce que c’était l’anniversaire de la maman de Bidounours. Elle était enchantée que je lui chante Joyeux anniversaire ou que je lui dise qu’elle était la plus belle du clapier. Alors n’hésitez pas à envoyer des messages, même si mon maître n’est pas là, je conserverai vos petits mots et il pourra les écouter à son retour. Bonnes carottes virtuelles à tous.

Voilà. Vous l’avez compris, je m’amuse comme un gosse avec.

Le lendemain, c’était repas de Noël chez mes parents avec toute la famille. J’ai eu comme cadeau le concert de Mylène, en DVD et en CD, offert par ma belle-soeur chérie à moi que j’aime. Je pense que ça fera aussi l’objet d’un prochain billet. J’espère que vous avez vous aussi passé un aussi merveilleux Noël que nous et que vous avez été très gâtés vous aussi.

P.S. : Merci à Loup pour son petit message hier soir, ça nous a fait plaisir comme tout.

JOYEUX NOEL

Un petit billet, juste pour vous souhaiter un très joyeux Noël. Soyez gatés comme vous le méritez. Et si par hasard, vous êtes seuls en ce jour qui devrait être un jour de paix dans le monde entier, il y aura toujours une assiette à notre table. Grosses bises à tous.

Vraiment trop méchant !

Hier, en douce, Bidounours a mangé mon escargot en chocolat blanc que je m’étais gardé exprès pour ma fin de week-end, alors qu’il avait mangé le sien vendredi soir.

En plus, il l’a mangé en planquette, en milieu d’après-midi, pendant que j’étais occupé à faire une partie d‘Age of Empire III.

Heureusement que je l’aime, mon Bidounours. Mais bon, quand même, y’a des choses à ne pas faire, comme toucher au chocolat blanc quand je suis dans le coin.

La Poste !

Il y a quelques temps, j’avais commandé un truc sur un site d’achat en ligne. En le recevant, je me suis aperçu que ça n’allait pas. Du coup, je contacte le SAV, qui, très gentiment, m’envoie par courriel un bon de retour en me précisant de leur retourner le produit dans le carton d’origine.

Trois jours plus tard, surprise : le site d’achat en ligne avait refusé le paquet et il m’était retourné. Je vais donc le chercher à la poste de notre village. Et voilà ce que me tend la postière (avec son amabilité légendaire) :

Ca fait un moment que je peste contre la Poste. J’estime qu’elle a oublié quelle était sa mission de service public au profit de ses services bancaires. Le pauvre quidam, qui, comme moi, ne veut qu’envoyer du courrier ou un paquet est maintenant traité comme un usager de seconde zone. On déploie le tapis rouge à la mamie qui vient faire chier le samedi matin, à 10 heures pour retirer 20 euros au guichet alors que toi, qui bosse toute la semaine, c’est le seul moment où tu peux venir chercher ta lettre en recommandé. En plus, je ne sais pas quelles sont leurs procédures à la Poste, mais pour retirer de l’argent à un guichet, il faut 10 minutes minimum. Et maintenant, comme ils n’en ont plus rien à faire de notre courrier, parce que, vous comprenez, ça ne leur rapporte rien, voilà comment il le traite. Et après, ça va gueuler parce qu’on ouvre la distribution à la libre concurence. Mais c’est tant mieux ! Ils n’avaient qu’à se souvenir quelle était leur mission principale et ce n’était pas d’être une banque !

Dans l’histoire, moi, je l’ai dans l’os : il est trop tard pour renvoyer le produit qui ne convenait pas, j’ai payer un collissimo recommandé pour rien et, bien entendu, l’enquête diligentée par La Poste, ne donnera rien.

Et après, ils débarquent la bouche en coeur pour nous vendre des calendriers avec des chatons dans des paniers…

Je t’aime

J’aime sa présence. J’aime ses yeux. J’aime son corps. J’aime le savoir là. J’aime le sentir prés de moi. J’aime l’entendre. J’aime quand il me prépare des petits plats. J’aime quand il m’embrasse dans le cou lorsque je suis devant mon ordinateur. J’aime quand il me prend la main dans le lit, le soir, au moment de s’endormir. J’aime quand il s’inquiète pour moi. J’aime quand il me fait des surprises. J’aime quand il me caresse. J’aime sa force. J’aime me blottir contre lui. J’aime son intelligence. J’aime qu’on l’aime. J’aime savoir qu’il est à moi. J’aime vivre avec lui. J’aime me réveiller avec lui. J’aime lui amener son café au lit le dimanche. J’aime l’embêter. J’aime son rire. J’aime être avec lui jour après jour. J’aime quand il vient manger avec moi les jours où je travaille. J’aime m’inquièter pour lui. J’aime ses projets. J’aime son goût pour la décoration. J’aime ses jambes. J’aime ses mollets. J’aime qu’il soit là. J’aime me lever tôt et le laisser dormir. J’aime quand il fait des mystères. J’aime passer des soirées tous les deux, seuls, en se dorlotant. J’aime l’espoir que peut-être un jour, je l’épouserai. Je l’aime. Je t’aime.

4 ans aujourd’hui que nous sommes passés au tribunal de Grenoble.
4 ans que je porte une alliance.

Et tous les jours je m’étonne parce que mon coeur gonfle un peu plus à chaque instant à la simple pensée qu’il est là. Il est mon roc, il est toujours là, il est ce que j’ai de plus important au monde, il est plus cher que ma vie.

Il est MA vie.

Retour vers le futur

Aujourd’hui, nous étions de sortis, invités à une petite réunion pour fêter la retraite de mon ancienne professeur de français de quand j’étais au lycée.

Pour moi, ça a toujours été plus qu’une professeur, c’était quelqu’un de passionnée, qui arrivait à vous faire passer cette passion au travers de ce qu’elle disait. C’est sans doute grâce à elle que j’ai fait des études de lettres et que je voulais, à mon tour, enseigner. Même si, sur ce point, mon expérience ne dépasse pas l’année scolaire, à cause de ce foutu ancien français, je me rappelle avoir user de ses méthodes pédagogiques et m’être aperçu qu’elles fonctionnaient super bien.

Certains s’étonnent que je puisse garder des contacts avec elle. Moi pas. C’est quelqu’un d’exceptionnelle à plus d’un titre. En plus, ce qui m’a flatté, je l’avoue sans fausse modestie, c’est que j’étais son seul ancien élève invité.

C’est aussi ce qui m’a légèrement mis mal à l’aise au début. Je me suis retrouvé au milieu de tous ces anciens profs, que je les ai eu ou non, mais que je connaissais au moins de visue. Je me suis revu, 15 ans plus, dans la salle des profs de mon lycée. C’était Retour vers le futur ! Mais ça m’a permis de revoir certaines personnes que j’avais perdues de vu, ce qui m’a fait très chaud au coeur.

Bien entendu, promesse a été faite de se revoir bientôt, maintenant que je suis de retour au pays. Et je compte bien la tenir !

Pour finir, je vous offre le texte que j’avais écrit pour elle mais que je n’ai pas osé lire. Timidité mal placée, sans doute. Je l’ai regretté une fois là-bas, mais Bidounours m’avait dit que ces souvenirs étaient peut-être trop personnels et qu’ils ne feraient plaisir qu’à moi. J’espère que pour ceux qui ont déjà lu Perec, ça leur plaira.

Je me souviens de la première heure de cours de français de seconde et d’un pull gris aux reflets mauve.

Je me souviens du cours donné pour nous apprendre à prendre des notes avec des abréviations. Et un an plus tard, du conseil de ne surtout pas les utiliser.

Je me souviens de la Princesse de Clève, de l’enfer que ça a été de le lire et de l’interrogation qui en a suivi.

Je me souviens de la première dissertation, qui n’en était pas une. Il fallait que nous rendions le plan détaillé. Celui de N. a été distribué à titre d’exemple.

Je me souviens de l’écriture au stylo violet dans les marges de mes copies et du nombre d’élèves, après les corrections, qui allaient demander un déchiffrage.

Je me souviens de nos places attribuées d’office après une semaine de cours pour faire cesser les bavardages. Ca n’a pas marché.

Je me souviens du livre de grammaire acheté en début d’année et ouvert une seule fois.

Je me souviens d’une visa bleue, nous transportant jusqu’à l’entrée des « Chandelles » pour notre première sortie en boîte.

Je me souviens de son départ précipité, nous laissant seul, en plein milieu du cours, avec pour compagne le chagrin qui l’avait envahie.

Je me souviens d’un : « Stefirst, taisez-vous ! », « Mais je n’ai rien dit ! », « Votre regard a suffit ! ».

Je me souviens de la classe de 1ère et de la complicité qui allait naitre entre les élèves et leur professeur de lettres.

Je me souviens de la colère qui l’a prise quand M.L. et moi nous sommes faits convoqués chez la Proviseur lors des grèves lycéennes de 1991 et de la fronde qu’elle a menée avec les autres professeurs pour nous soutenir.

Je me souviens des thèmes pour le bac : L’art dans l’oeuvre de Baudelaire, Le couple d’homme dans la littérature, …

Je me souviens de Jacques le Fataliste et son maître, du film qu’elle nous avait montré tiré du roman, avec Patrick Chesnais dans le rôle titre.

Je me souviens de la passion avec laquelle elle parlait des livres ou des textes qu’elle nous présentait.

Je me souviens qu’elle n’aimait pas avoir les 1ère S et que nous, 1ère B, ça nous flattait.

Je me souviens du choix que nous avions eu : En attendant Godo ou Huis Clos. Nous avons choisi Huis Clos.

Je me souviens de l’oral blanc de français, du texte sur lequel je suis tombé, un extrait de Vendredi ou la vie sauvage et de la note que j’ai obtenue, confirmée au moment de l’examen.

Je me souviens qu’elle nous avait attendu à la sortie de l’écrit du bac de français pour savoir comment ça s’était passé.

Je me souviens de la soirée de mes 18 ans. Du cadeau qu’elle m’a fait en m’annonçant la note que j’avais obtenue à l’oral de français.

Je me souviens d’un repas dans un restaurant chinois, à Grenoble, un soir où elle était de passage.

Je me souviens de cartes postales reçues de plusieurs pays d’Afrique.

Je me souviens d’une question de M.R. : « Tu veux devenir professeur de français ? » et de la réponse que je lui ai faite : « Non, je veux être Elle ». Et je veux me souvenir que cette réplique résume tout.

Des nouvelles ?

Vraiment, il faudrait que je fasse un billet, mais j’ai trop envie de faire une partie de Age of Empire III. Ca sera pour la prochaine fois.

Rêve

Il y a des rêves qui vous poursuivent toute la sainte journée et qui vous posent problème. Ca été le cas il y a quelques nuits de ça, 24 heures avant mon cauchemar.

J’ai rêvé de N. Je vous avais déjà parlé de lui. Voilà 15 ans que je ne l’ai pas revu et il est venu hanter ma nuit.
Ce qui était étrange, c’est que ça se passait aujourd’hui et que c’était comme si nous étions toujours liés.

Dans un premier temps, N. se plaignait de problèmes de coeur. De problèmes médicaux, pas d’amour.

Puis, nous voilà en train de faire de l’escalade. Je me souviens qu’il y avait avec nous B., comme au bon vieux temps, et l’amie de N. Cette fille, je ne l’ai jamais vu, si ce n’est une fois en photo, je ne la connais pas. Je me rappelle juste que N. voulait couper sa corde alors qu’elle était en train de grimper la paroi rocheuse. Rien que le fait de faire de l’escalade pour moi est quelque chose d’étrange étant donné que j’ai le vertige debout sur un tabouret.

Ce rêve m’a laissé un sentiment de malaise toute la journée. Je me suis interrogé sur ce qu’il pouvait dire, la métaphore de la maladie de coeur et de la corde qu’on tranche. Etait-ce un rêve prémonitoire ? Et si tel était le cas, pourquoi moi ? Malgré l’amitié adolescente qui a pu nous unir, je n’ai plus aucun contact avec lui. M’a-t-on prévenu d’un changement dans sa vie ? Et surtout, et toujours, pourquoi ?

Mais tout ça peut aussi être des extrapolations de mon imagination débordante, bien entendu.

Produits régionaux

Ce qu’il y a de bien, en Ardèche, c’est que nous avons plein de produits locaux délicieux, à voir ou à manger :

La crème de marrons

Les marrons glacés (c’est la saison, ne vous privez pas)

Les fromages de chèvres

La caillette ardéchoise

La maouche

La bombine

La crique ardéchoise

Le Jean Ferrat

et…

… le Gaël de la Nouvelle Star, rebatisé Gaël Faure pour l’occasion.


les photos ont été trouvées sur le site www.gael-web.com

Avouez que vous en mangeriez bien un morceau vous aussi. :-)