Archives octobre, 2006

Invasion

Depuis vendredi soir, certaines petites choses dans la maison nous laissent à penser que quelque chose de pas normal est venu troubler notre quotidien.
Voici quelques indices




On se rapproche un peu…


… et on trouve enfin la cause !

Nul besoin de vous dire que ce n’est que du bonheur. (Bon, en même temps, Bidounours et moi on le traumatise un peu. On lui fait croire depuis ce matin que pour Halloween, on mange des araignées à midi.)

Toute première fois, toute toute…

Hier.
13h20. Le téléphone sonne. Je soupire bruyamment. Je suis vautré sur mon canapé et je regarde une série que j’ai enregistré. Je compte passer mon après-midi là.
Je décroche. C’est mon demi-frère qui me demande, comme ça, tout de go, si je veux venir faire une canyon avec lui et son fils. Moi, ni une, ni deux, je réponds oui.Je m’en étonne encore.
Et me voilà embarqué dans mon tout premier canyon. La première épreuve, c’est le moment où il faut mettre la combinaison. Rien de plus saillant. Comme je suis un sportif hors pair et que je suis gaulé comme un dieu, autant vous dire la partie de rigolade. Puis nous avons marché un peu pour atteindre le petit torrent nommé la Louyre. L’eau est à 14°. On rentre un pied, l’autre. La sensation est étrange. J’ai une paire de basket et des chaussettes en néoprène. Ce qui me surprend le plus, c’est que l’on ne sent pas l’eau tout de suite. Elle s’insinue petit à petit. Du coup, elle n’est pas froide.
On avance un peu et on arrive à notre premier saut. Imaginez, un 25 octobre, vous baignez dans un torrent. Et bien nous l’avons fait. La combinaison nous protège super bien, et même l’eau qui pénètre dedans se réchauffe à une vitesse incroyable. Le seul hic, c’est qu’on avait oublié les gants. Du coup, nos mains étaient gelées, mais ça n’a rien enlevé au plaisir que j’ai pu éprouver. Aujourd’hui, j’ai un peu mal partout. Ma tête reste pleine de toutes les images que j’ai engrangées et si mon demi-frère me rappelait pour que j’y retourne, je fonce. J’étais sur un nuage hier soir tellement je me sentais bien et fier de l’avoir fait et tellement j’étais heureux au milieu de si beaux paysages.













Il est vrai que j’ai une tronche d’abruti sur la plupart de ces photos, mais j’étais tellement heureux d’être là-bas, que je m’en tartine la coquillette.

Retour sur Grenoble

J’ai passé ma journée d’hier à Grenoble. L’objectif principal était de signer le compromis de vente de mon appartement. L’acheteur a l’air très content de faire cette acquisition et il prépare déjà les quelques travaux qu’il fera en entrant, ce qui me rassure un peu pour la période du délai de rétractation.

J’en ai profité pour passer faire un petit coucou à mes anciens collègues de la Préfecture. C’est toujours un véritable bonheur que de discuter avec eux, de prendre des nouvelles et d’écouter les conseils toujours très avisés de M.G. Elle a toujours eu le don de me mettre sur la bonne voie.

Après la signature du compromis, j’ai passé un peu de temps à chercher dans les animaleries de Grenoble un poisson dont avait très envie Bidounours. Finalement, après quelques kilomètres et quelques coups de téléphone, j’ai fini par dégotter le frontosa à Meylan. Ils ne leur en restaient qu’un, mais le prix assez dissuasif ne m’en aurait pas fait prendre un second tout de suite.

En rentrant, Bidounours m’a commandé ma carte vidéo. Je vais pouvoir entamer mes jeux avec une résolution supérieure et une fluidité que je ne connaissais pas. Pour cela, il me faudra encore attendre une quinzaine de jours. Pour ce qui est des B.D., on attendra tout pareil que le délai de rétractation du compromis soit passé.

Vendredi, S. et mon petit bilou arrivent. Il vient passer les vacances de la Toussaint chez son parrain et son tontonLo. J’espère que S. restera quand même un peu avec nous histoire de se détendre. Elle en a bien besoin et le calme de notre petit coin lui ferait du bien. Puis mercredi prochain, ça sera les Z. On croise les doigts pour qu’il fasse beau, car le programme sera chargé. On va s’en prendre plein les mirettes.

Ma journée sur Grenoble ne m’a donné qu’une seule envie, celle de vite rentrer chez nous. En quelques mois, j’ai perdu certaines habitudes, comme celle de conduire en ville. Je trouvais qu’il y avait trop de voitures, trop de monde, trop de temps entre deux distances. Quand je me suis retrouvé sur l’autoroute en direction de notre home sweet home, j’étais soulagé. Je me suis pris le stress et la vitesse en pleine poire. Comme quoi, on perd vite certains mauvais réflexes.

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, moi, je vais la passer encore une fois au milieu de mes chênes et de ma garrigue. C’est tellement bon…

"Voir le soleil quand la nuit nous accable"

Lorsque j’ai reçu le coup de fil de l’agent immobilier me disant qu’il me faxait une promesse de vente et qu’il fallait que je sois à Grenoble lundi matin, j’ai dû perdre 20 kilos en une seconde. Le poids que j’avais dans le ventre était enfin parti. Cet appartement qui est en vente depuis le mois d’avril, quelqu’un le voulait. Je vais enfin pouvoir payer la moitié de la nouvelle maison. Cette fois, ça sera réellement notre maison à nous.

Alors, bien entendu, les plus pessimistes diront qu’il faut que j’attende encore le délai des 7 jours de rétractation, et tout et tout. Mais c’est la meilleur nouvelle que j’ai depuis que je suis ici. Du coup, je savoure.

J’ai passé ma journée d’hier à faxer tous pleins de documents à l’agent immobilier pour qu’il prépare le compromis. Puis il faudra attendre deux mois avant de passer devant le notaire. Mais maintenant, l’attente sera bien moins pesante. Il ne me reste plus qu’à trouver du boulot.

Et puis, comme nous avions passé la semaine un peu séparé, Bidounours et moi, pour cause de gardiennage de chiens débiles (oui, les chiens de mes parents sont débiles et cons. C’est courant chez les humains, alors pourquoi pas chez les canidés ?), nous avons décidé de nous dorloter un peu ce week-end. Hier soir, ce fut soirée crêpes, avec de la béchamel au fromage comme Bidounours aime bien (il la mange à la cuillère). Et ce soir… surprise !

Ce matin, comme tous les samedis, nous irons au marché d’Aubenas pour acheter nos légumes. J’adore les moments où nous passons d’étals en étals pour comparer et trouver ce que nous voulons. En plus, ce qui est très bien, c’est que nous mangeons des légumes de saison.

Voilà, mon moral est de nouveau au beau fixe, même si je vais stresser encore un peu après la signature du compromis, mais une fois le délai passé, je vous promets que je fais une razzia chez ama*zon.fr et chez le boulevard de la dépense pour une nouvelle carte graphique, la mienne étant un peu à la traîne. Ca fait maintenant plus de six mois que je note sur un bout de papier les BD que je veux m’acheter et je pense que le carton va être bien lourd.

Bon week-end à tous.

P.S. : j’ai un grand grand merci à dire à K.Z. (ma grande soeur comme elle aime à le dire, et comme j’aime à l’entendre) et à C. ma mère administrative qui m’ont beaucoup aidé à vendre cet appartement qui me pesait tant ces dernières semaines. Vous êtes exceptionnelles et je suis l’homme le plus chanceux de vous avoir à mes côtés.

Le jeu des 7 erreurs

Il y a trois ans, un peu par hasard, je suis tombé sur le duo des deux finalistes de la Staracadémy.
Je ne suis pas cette émission. Elle m’indiffère complètement.

Pourtant, en entendant cette chanson aux paroles d’un niveau littéraire extrême, je suis tombé sous le charme de la voix d’Elodie Frégé, notamment dans le refrain, quand elle surpasse celle de Michal, si, mes vagues souvenirs sont bons, on avait fait tout un plat. Je me suis donc procuré son premier album. Rien d’exceptionnel dans la musique ou dans les chansons, si ce n’est cette voix qui me bouleversait. Je ne saurais vous dire pourquoi.

Et puis plus rien depuis ce temps. Jusqu’à ce que j’entends un refrain à la télé. Je ne savais pas que c’était elle, mais sa voix est entrée en moi d’un coup.
J’ai donc sauté sur son nouvel opus. Benjamin Biolay, tout ce que je sais de lui, c’est qu’il est le gendre de Catherine Deneuve. Je me suis retrouvé enveloppé de cette voix, de ces intonations, de ces références aux jazz ou à Gainsbourg. Je ne sais plus si j’écoute les paroles, la chanson ou tout simplement Elodie. Je crois que depuis ma découverte de Mylène Farmer lorsque j’étais pré-adolescent (oui, je me souviens de la première version de Maman à tort et je vous emm…), une chanteuse ne m’avait pas autant touché simplement par sa voix.

Je vous offre une de ses chansons, celle que j’aurai pu écrire à ceux qui vienne ici me lire. Elle est donc pour vous, mais pas de moi.

Chez moi

Pour vous le dire
Il eut suffit
De quelques silences
Etreints sur le coeur
Berçant l’aveu
Presque une indécence…

Pour vous l’écrire
Il s’en fallut
De quelques ratures
En marge des yeux
Au coin de nos
Puériles peintures

On joue en boucle l’ironie
De peur de toucher à l’envie de…

Montrer le masque sans étude
En traits
Deshabillés des habitudes
Entrez
Chez moi, sans pudeur en prélude
Je veux l’aveu du sentiment
Trop grand…

Si j’avais su
J’aurais osé
Poser en poussière
Ces mots sur le front
Des envolées
Je n’ai su que me taire

Si je pouvais
Je leur dirais
A ceux qui m’ont fait n’être
Qu’un bris démoi
En demi-ton
Brûlant d’apparaître

Je me fais l’impolitesse
D’abuser de ma tendresse et de…

Montrer le masque sans étude
En traits
Deshabillés des habitudes
Entrez
Chez moi, sans pudeur en prélude
Je veux l’aveu du sentiment
Trop grand…
Je vous aime

Montrer le masque sans étude
En traits
Deshabillés des habitudes
Entrez
Chez moi, sans pudeur en prélude
Je veux l’aveu du sentiment
Trop grand…
Je vous aime

Si j’osais je leur dirais: je…

Elodie Frégé, Le jeu des 7 erreurs

Ce qui me manque…

Le dernier billet de Dom m’a fait réagir. Il est étrange de constater que nous ne sommes pas seuls dans le monde des ressentiments et combien les dates de nos peines sont rapprochées. Mercredi 11 octobre, en fin d’après midi, j’ai mis le tout nouveau bougeoir acheter par maman sur notre table au centre de la grande pièce et j’ai allumé la bougie. J’ai tenu à ce qu’elle brille jusqu’à la fin, jusqu’à sa fin. Et chaque fois que je regardais cette petite flamme, je pensais « elle est pour toi, pour que d’où tu es, tu puisses voir que je pense à toi, malgré tout… ». Il aurait eu 59 ans. Nos rapports n’ont jamais été faciles. Ils ont toujours été plein violence. Toute celle que j’avais pu recevoir de sa part, je la lui ai rendu dans la dernière année. Aucune violence physique de notre part, même si de son côté, une ou deux claques sont parties, mais rien de bien extraordinaire. Non, une violence verbale, une violence dans l’acte. Une violence dans son acte ultime.

Même si à l’époque, nous avons tous ressenti un immense soulagement, à la fois pour lui et pour nous, ne nous en cachons pas, aujourd’hui, 7 ans après, il me manque. J’aurai aimé qu’il soit là même que je suis rentré au pays. Je ne suis pas certain qu’il aurait réellement accepté ma manière de vivre, mais après tout, maman s’y est bien faite, même si dans son regard nous ressentons encore quelques réticences.

Bien sûr, maintenant que nous sommes là, je pourrais aller fleurir sa tombe, m’y recueillir. Mais j’ai horreur des cimetières. Je trouve que c’est le haut lieu de l’hypocrisie humaine. Barbara dit dans une des ses chansons : « Que feront-ils de tant de fleurs, aujourd’hui qu’ils ne sont plus là ? Que feront-ils de tant de fleurs, de tant de fleurs à la fois ? Alliez-vous leur porter des roses, du temps qu’ils étaient encore là ? … » Je n’ai pas besoin d’une pierre tombale pour penser à mes morts, à ceux qui sont partis mais dont la présence reste un grand gouffre chaque jour plus profond.

J’espère simplement qu’il est maintenant serein. Qu’il est heureux et qu’il sait que je le suis aussi.

Papa, tu me manques.

Rendons à César ce qui est à César, le titre de ce billet est le même que celui de Dom, c’est normal, c’est le sien.

STEEVY DEMISSION


STEEVY DEMISSION
Vidéo envoyée par fas-attaque

J’ai horreur de Steevy. Il m’indispose dès qu’il ouvre la bouche pour déverser sa bétise qui n’a aucune limite. Par contre, je pense que, même s’il ‘essaye de défendre Sar*ko, ses prises de postisions déservent l’UMP vu la haute teneur de ses propos. Bravo au front de antisteevy. J’espère qu’ils obtiendront gain de cause.

Je ne veux encore rien dire…

… par simple superstition. Mais je croise les doigts.

Les arcanes du Chaos de Maxime Chattam

Maxime Chattam est un des nouveaux grands noms du thriller à la française. Et ce nouveau roman ne fait que confirmer les quatre autres (je mets à part le 5ème règne, son tout premier roman qui vient juste de sortir car je n’ai même pas pu aller jusqu’à la fin tellement j’avais l’impression de lire une nouvelle aventure des Goonies, et j’avoue que malgré mon âme enfantine, je n’ai pas accroché une minute).

Son dernier roman s’ouvre comme une histoire fantastique. Mais il faut vite aller au delà de cette impression, car chez Chattam, tout à une explication logique. Et les évènements étranges que vit l’héroïne au début ne dérogeront pas à la règles. Ce livre est efficace, tellement efficace que vous ne le lâcherez pas. Le style de l’auteur est toujours aussi fluide. Les chapitres sont très courts. Certains ne font pas une page. Ce qui rajoute du rythme.

Par contre, si vous êtes paranoïaques, surtout, ne le lisez pas. Il m’a fait regarder certains faits de l’actualité sous un autre angle et j’avoue que je suis un peu inquiet. Ce qu’il décrit dans son roman, les détails qu’il donne pour nourrir son histoire sont tous vrais. Certains faits, vous les connaissez déjà, vous les avez lu sur Internet ou reçu par email au court de ces interminables chaînes qui font que l’on reçoit une présentation Power point avec des petits chats super mignons 15 fois en une semaine. Tout au long de son livre, Maxime Chattam nous invite a aller vérifier sur Internet, à se documenter sur ce qu’il dit. Et bien entendu, nous le faisons. Je vous promets que c’est inquiétant.

(Message perso à Dom : toi, surtout, ne le lit pas !)

Les autres, foncez l’acheter. Il est passionnant.

Quatrième de couverture : « TOUTES LES VICTIMES SE CROYAIENT A L’ABRI DU CHAOS. EXACTEMENT COMME VOUS ! Esotérisme, codes secrets, sectes millénaires, complots… après le succès de sa trilogie L’âme du mal et du Sang du temps, Maxime Chattam, le nouveau maître du thriller français, nous entraîne dans une terrifiante course contre la montre, contre la mort, au-delà du miroir. »

Un dernier mot aux graphistes de chez Albin Michel : la couverture est nulle à chier ! Heureusement que le livre est bien, parce que si vous comptiez attirer les lecteurs avec elle, c’est raté !

Mode "reprise de moral" enclenché!