Je n’ai jamais été un grand fan du Superman incarné par Christopher Reeve. J’ai toujours trouvé qu’il n’allait pas dans le rôle et qu’il ne ressemblait absolument pas au Superman du comics. C’est donc plein d’espoir qu’hier soir nous sommes allés voir Superman Returns. J’ai beaucoup aimé l’adaptation qu’avait faite Bryan Singer des X-men et j’étais en droit de m’attendre à un version d’un Superman revisité et surtout modernisé.
Bilan : je me suis ennuyé pendant 2 heures et demie. Brandon Routh ressemble tellement à Christopher Reeve que ça en est gênant. Gênant pour la raison invoquée précédemment et gênant parce qu’on a l’impression de voir un mort voler (sans aucun manque de respect pour la mémoire de cet acteur). Mais même en faisant abstraction de tout ça, le Superman que j’ai pu voir à l’écran hier soir n’était pas celui des bandes dessinées que je peux lire. Il était trop maquillé (le rimmel sous les yeux, ça va un moment) et sa mèche de cheveux était tellement laquée que les techniciens coiffeurs ont sans doute dû appeler Margaret Thatcher pour connaître ses secrets de coiffure. Et niveau expression, des images de synthèses auraient été plus humaines que lui. En plus, je trouve qu’il n’est même pas charmant.
Kate Bosworth, qui joue la journaliste Loïs Lane, ne m’a pas convaincu non plus. Elle allait autant dans le rôle que Brandon Routh dans celui de Superman. Bryan Singer n’a absolument pas su retranscrire ce qu’est Loïs normalement.
Parlons un peu de Kevin Spacey, grand acteur au demeurant, qui, pour compléter ce casting archi nul, lui non plus, n’était pas convaincant en Lex Luthor. Dans le bande dessinée, Lex est un homme fou, soit, mais il est dur, colérique et il tient plus du parrain que du futur interné. Dans le film, c’était tout le contraire et encore une fois, je n’ai pas retrouvé à l’écran ce que je lis.
Parlons un peu du film en soit. Et bien, le scénario tourne autour de la relation entre Superman et Loïs Lane. Bidounours a eu cette remarque très juste en sortant de la séance : « J’étais pas là pour voir un Barbara Cartland mais un film avec un super héros. » Tout est dit sur l’histoire. Pour ceux qui veulent des sensations fortes, allez voir Bambi, il y en a plus. Dans Superman Returns, tout est calculé, il n’y a aucune surprise et les deux ou trois effets spéciaux spectaculaires ne rattrapent rien. En plus, j’ai trouvé le film vieux avant de l’être. Les décors, les costumes, les filtres de caméra, la manière de filmer font qu’on a l’impression qu’il a été tourné au début des années 80.
A mon avis, Bryan Singer aurait dû en profiter pour se démarquer des 4 autres opus et pour nous montrer un Superman du 21ème siècle et non pas celui qu’on avait déjà vu. Il ne l’a pas fait et tout en souffre dans ce film.
Vous l’aurez donc compris, je suis extrêmement déçu. Je ne vous conseille donc pas d’aller le voir, surtout pour ceux qui, comme moi, aime le comics. Franchement, Smallville, c’est vraiment plus sympa et au moins, Clark Kent est mignon à croquer et même si Erica Durance n’est pas le sosie de la Loïs Lane de la bande dessinée, elle a réussi a garder le caractère volcanique de la journaliste tout en l’encrant dans les mœurs de notre société actuelle. Conclusion, restez branchés sur M6 et ne dépensez pas votre argent pour aller voir Superman Returns.
(Pour ceux qui pense que je suis sans pitié, c’est vrai, mais je le fais sans aucun état d’âme. Quand on fait tout un foin pour ce genre de film, au minimum on assure derrière).