Lost, les disparus.
On a bien sur la jolie fille, Kate (Evangeline Lilly), qui a un passé mystérieux, qui trouble Jack (mais Jack est un gentleman, il ne saute pas sur tout ce qui bouge dès les 5 premières minutes) et qui a un courage super super, mais vraiment super. Remarquez, elle pourrait faire un effort elle aussi. Moi, j’ai Jack en face de moi, autant vous dire que, d’accord ou pas, il passe à la casserole. Mais là non, on est sur une île, on va tous mourir, mais surtout, on ne baise pas. En fait, à quoi bon survivre loin de la civilisation si c’est pour ne pas succomber à ses plus vils penchants (qui a osé dire que j’avais pas besoin de ça moi !)
Ensuite, on trouve toute une galerie de personnages bien caricaturaux. D’abord, et ça nous montre bien qu’on évolue aux E.U., on a l’arabe de service (loin de moi tout commentaire raciste, ça serait mal me connaître). Avant, on avait le petit vietnamien, sauvé par un GI au grand cœur. Aujourd’hui, Saddam Hussein oblige, on trouve l’Irakien, ancien garde présidentiel du dictateur, mais repenti et sauvé par le dieu Bill Gates ! Puis on a le badboy, blond, les yeux bleus, une barbe de trois jours (remarquez, les salles de bains sont rares sur les îles désertes). Le genre de mec pour lequel on quitterait tous nos mères que l’on pleurerait deux jours après à cause de son mépris entrecoupé de deux scènes de baise intense. D’accord, j’arrête de fantasmer). On a aussi l’asiatique. Il ne parle pas un mot d’anglais (le con, comment il a pris l’avion lui. Il ne savait pas qu’on était dans une série américaine !) et qui traite sa femme comme la dernière des dernières, qui lui fait une scène parce que son gilet n’est pas boutonné jusqu’aux cheveux, à se demander s’il n’a pas passé ses dernières vacances en Afghanistan avant l’arrivée de Georges Bush the second ! (et dans second, on a se et de).
Et là, la nuit tombe. Des bruits bizarres se font entendre, les arbres de la forêt vole comme si Goldorak et King Kong avait décidé de faire une partie de mikado, et on sent le danger à plein nez (aidés que nous sommes, téléspectateurs trop couillons pour comprendre par nous-mêmes, par une musique digne de Dolmen). Qu’est-ce que ça peut bien être ? Ah la la la la la la la. Que de mystère.
N’empêche ça fonctionne plutôt pas mal. On connaissait le talent de J.J. Abrams pour nous raconter des histoires à dormir debout mais qui nous font rester devant l’écran grâce à Alias. Alors, ne boudons pas notre plaisir.
En plus, y’a des scènes super drôle. Notamment la pub pour les AGF. J’aimerai savoir combien on était payé les mecs qui ont pondu cette connerie, parce que moi, pour moitié moins, je faisais encore plus con ! « Les héros de Lost ne partent jamais sans leur assurance prévoyance AGF » ou un slogan du cru. Et ils en ont eu super besoin de leur assurance sur leur île. Ca leur sert à quoi, pauvre tarte ! En gros, le message est que si on prend un truc chez vous, on nous laissera tomber comme des pauvres cons ! Ils sont où les secours envoyés aux héros de Lost par les AGF ? Putain, y’a des mecs, ils sont payés pour penser, ça me fait peur !