Archives 27 juin 2005

Lost, les disparus.

On a regardé Lost. C’est la toute nouvelle série du créateur d’Alias. Là, pour le coup, on n’aura pas droit aux divers extraits de connaissance du monde pour illustrer les missions de l’héroïne, parce que Lost se passe sur une île. Un avion s’est écrasé, il y a une cinquantaine de survivants et là, tout commence. On a le héros, Jack, joué par Matthew Fox, docteur. Heureusement qu’il est là, il soigne tout le monde, il est super gentil et il est complètement asexué. C’est le Mac Gyver de la médecine. Il t’opère un mec directement sur la plage, avec un rasoir, des bouteilles d’eau et comme accessoire principal, un gros qui manque vomir et qui s’évanouit sur le corps du malade. Pour le coup, il a failli mourir étouffé.
On a bien sur la jolie fille, Kate (Evangeline Lilly), qui a un passé mystérieux, qui trouble Jack (mais Jack est un gentleman, il ne saute pas sur tout ce qui bouge dès les 5 premières minutes) et qui a un courage super super, mais vraiment super. Remarquez, elle pourrait faire un effort elle aussi. Moi, j’ai Jack en face de moi, autant vous dire que, d’accord ou pas, il passe à la casserole. Mais là non, on est sur une île, on va tous mourir, mais surtout, on ne baise pas. En fait, à quoi bon survivre loin de la civilisation si c’est pour ne pas succomber à ses plus vils penchants (qui a osé dire que j’avais pas besoin de ça moi !)
Ensuite, on trouve toute une galerie de personnages bien caricaturaux. D’abord, et ça nous montre bien qu’on évolue aux E.U., on a l’arabe de service (loin de moi tout commentaire raciste, ça serait mal me connaître). Avant, on avait le petit vietnamien, sauvé par un GI au grand cœur. Aujourd’hui, Saddam Hussein oblige, on trouve l’Irakien, ancien garde présidentiel du dictateur, mais repenti et sauvé par le dieu Bill Gates ! Puis on a le badboy, blond, les yeux bleus, une barbe de trois jours (remarquez, les salles de bains sont rares sur les îles désertes). Le genre de mec pour lequel on quitterait tous nos mères que l’on pleurerait deux jours après à cause de son mépris entrecoupé de deux scènes de baise intense. D’accord, j’arrête de fantasmer). On a aussi l’asiatique. Il ne parle pas un mot d’anglais (le con, comment il a pris l’avion lui. Il ne savait pas qu’on était dans une série américaine !) et qui traite sa femme comme la dernière des dernières, qui lui fait une scène parce que son gilet n’est pas boutonné jusqu’aux cheveux, à se demander s’il n’a pas passé ses dernières vacances en Afghanistan avant l’arrivée de Georges Bush the second ! (et dans second, on a se et de).
Et là, la nuit tombe. Des bruits bizarres se font entendre, les arbres de la forêt vole comme si Goldorak et King Kong avait décidé de faire une partie de mikado, et on sent le danger à plein nez (aidés que nous sommes, téléspectateurs trop couillons pour comprendre par nous-mêmes, par une musique digne de Dolmen). Qu’est-ce que ça peut bien être ? Ah la la la la la la la. Que de mystère.
N’empêche ça fonctionne plutôt pas mal. On connaissait le talent de J.J. Abrams pour nous raconter des histoires à dormir debout mais qui nous font rester devant l’écran grâce à Alias. Alors, ne boudons pas notre plaisir.
En plus, y’a des scènes super drôle. Notamment la pub pour les AGF. J’aimerai savoir combien on était payé les mecs qui ont pondu cette connerie, parce que moi, pour moitié moins, je faisais encore plus con ! « Les héros de Lost ne partent jamais sans leur assurance prévoyance AGF » ou un slogan du cru. Et ils en ont eu super besoin de leur assurance sur leur île. Ca leur sert à quoi, pauvre tarte ! En gros, le message est que si on prend un truc chez vous, on nous laissera tomber comme des pauvres cons ! Ils sont où les secours envoyés aux héros de Lost par les AGF ? Putain, y’a des mecs, ils sont payés pour penser, ça me fait peur !

Une nouvelle surprise.

Mon bidounours m’a encore fait une surprise hier. surpr1 J’adore ça. Je sais qu’il ne se contente jamais d’un seul truc et ça me met en transe pendant au moins deux jours.
Donc, hier, vers 11h15, il m’annonce la bouche en cœur qu’on ne mange pas à la maison, qu’il faut que je prenne ma douche et que je sois prêt dans une heure. Bien sûr, aucune information ne filtre, malgré mon insistance à la limite du harcèlement. saut1
40 minutes de route (et ben oui, la rocade est limitée à 70 à cause de la pollution. Soyons civiques pour une fois !) et nous voilà devant le Grand hôtel d’Uriage. La salive commençait à envahir ma bouche. Mes papilles gustatives se sont affolées. Et à côté, mon bidounours, un sourire aux lèvres avançait très fier de son petit effet.
Accueil toujours aussi charmant. Coupe de champagne rosé et quelques mises en bouche aux saveurs incroyables (quand on va là-bas, j’ai l’impression d’être l’Indiana Jones des restaurants tellement on fait de découvertes gustatives), puis nous avons attaqué le repas.
Allez, j’en fait baver quelques uns ! Voici le menu :

Blanc manger yaourt, pomme de terre Bonotte, parfum cardamome.
Araignée de mer, Piment des oiseaux et ail nouveau.
Chaud froid de bouillon de petits pois.
Petits pois mis en crème, homard rôti, avocat et huile d’amande.
Foie gras poêlé, radis en croûte de sucre candi, jus de citron.
Betterave Loma, Chiogga, cerfeuil et noix de muscade.
Turbot rôti ail des ours, celtuce.
Pintade rôtie en cocotte, échalote fraîche et mizuma.
Vert de blette, œuf de caille poché.
Pièce de bœuf du Trièves, pois gourmands, pomme de terre, agastache.
Fromages, Isère, Savoie et Haute-Savoie.
Orange, sorbet anis estragon et fraise au sucre de vanille.
Pulpe d’ananas, biscuit gingembre et citron vert.
Verveine et sorbet.
Pastèque au vinaigre.
Granité orange gingembre.
Chocolat à la badiane.

Et là-dessus vient se rajouter le café avec toutes les petites gourmandises qui l’accompagnent.
Décidément, mon bidounours, il sait toujours comment me faire plaisir. C’est pour ça que je l’aime tant. amou1