Archives juin, 2005

Lost, les disparus.

On a regardé Lost. C’est la toute nouvelle série du créateur d’Alias. Là, pour le coup, on n’aura pas droit aux divers extraits de connaissance du monde pour illustrer les missions de l’héroïne, parce que Lost se passe sur une île. Un avion s’est écrasé, il y a une cinquantaine de survivants et là, tout commence. On a le héros, Jack, joué par Matthew Fox, docteur. Heureusement qu’il est là, il soigne tout le monde, il est super gentil et il est complètement asexué. C’est le Mac Gyver de la médecine. Il t’opère un mec directement sur la plage, avec un rasoir, des bouteilles d’eau et comme accessoire principal, un gros qui manque vomir et qui s’évanouit sur le corps du malade. Pour le coup, il a failli mourir étouffé.
On a bien sur la jolie fille, Kate (Evangeline Lilly), qui a un passé mystérieux, qui trouble Jack (mais Jack est un gentleman, il ne saute pas sur tout ce qui bouge dès les 5 premières minutes) et qui a un courage super super, mais vraiment super. Remarquez, elle pourrait faire un effort elle aussi. Moi, j’ai Jack en face de moi, autant vous dire que, d’accord ou pas, il passe à la casserole. Mais là non, on est sur une île, on va tous mourir, mais surtout, on ne baise pas. En fait, à quoi bon survivre loin de la civilisation si c’est pour ne pas succomber à ses plus vils penchants (qui a osé dire que j’avais pas besoin de ça moi !)
Ensuite, on trouve toute une galerie de personnages bien caricaturaux. D’abord, et ça nous montre bien qu’on évolue aux E.U., on a l’arabe de service (loin de moi tout commentaire raciste, ça serait mal me connaître). Avant, on avait le petit vietnamien, sauvé par un GI au grand cœur. Aujourd’hui, Saddam Hussein oblige, on trouve l’Irakien, ancien garde présidentiel du dictateur, mais repenti et sauvé par le dieu Bill Gates ! Puis on a le badboy, blond, les yeux bleus, une barbe de trois jours (remarquez, les salles de bains sont rares sur les îles désertes). Le genre de mec pour lequel on quitterait tous nos mères que l’on pleurerait deux jours après à cause de son mépris entrecoupé de deux scènes de baise intense. D’accord, j’arrête de fantasmer). On a aussi l’asiatique. Il ne parle pas un mot d’anglais (le con, comment il a pris l’avion lui. Il ne savait pas qu’on était dans une série américaine !) et qui traite sa femme comme la dernière des dernières, qui lui fait une scène parce que son gilet n’est pas boutonné jusqu’aux cheveux, à se demander s’il n’a pas passé ses dernières vacances en Afghanistan avant l’arrivée de Georges Bush the second ! (et dans second, on a se et de).
Et là, la nuit tombe. Des bruits bizarres se font entendre, les arbres de la forêt vole comme si Goldorak et King Kong avait décidé de faire une partie de mikado, et on sent le danger à plein nez (aidés que nous sommes, téléspectateurs trop couillons pour comprendre par nous-mêmes, par une musique digne de Dolmen). Qu’est-ce que ça peut bien être ? Ah la la la la la la la. Que de mystère.
N’empêche ça fonctionne plutôt pas mal. On connaissait le talent de J.J. Abrams pour nous raconter des histoires à dormir debout mais qui nous font rester devant l’écran grâce à Alias. Alors, ne boudons pas notre plaisir.
En plus, y’a des scènes super drôle. Notamment la pub pour les AGF. J’aimerai savoir combien on était payé les mecs qui ont pondu cette connerie, parce que moi, pour moitié moins, je faisais encore plus con ! « Les héros de Lost ne partent jamais sans leur assurance prévoyance AGF » ou un slogan du cru. Et ils en ont eu super besoin de leur assurance sur leur île. Ca leur sert à quoi, pauvre tarte ! En gros, le message est que si on prend un truc chez vous, on nous laissera tomber comme des pauvres cons ! Ils sont où les secours envoyés aux héros de Lost par les AGF ? Putain, y’a des mecs, ils sont payés pour penser, ça me fait peur !

Une nouvelle surprise.

Mon bidounours m’a encore fait une surprise hier. surpr1 J’adore ça. Je sais qu’il ne se contente jamais d’un seul truc et ça me met en transe pendant au moins deux jours.
Donc, hier, vers 11h15, il m’annonce la bouche en cœur qu’on ne mange pas à la maison, qu’il faut que je prenne ma douche et que je sois prêt dans une heure. Bien sûr, aucune information ne filtre, malgré mon insistance à la limite du harcèlement. saut1
40 minutes de route (et ben oui, la rocade est limitée à 70 à cause de la pollution. Soyons civiques pour une fois !) et nous voilà devant le Grand hôtel d’Uriage. La salive commençait à envahir ma bouche. Mes papilles gustatives se sont affolées. Et à côté, mon bidounours, un sourire aux lèvres avançait très fier de son petit effet.
Accueil toujours aussi charmant. Coupe de champagne rosé et quelques mises en bouche aux saveurs incroyables (quand on va là-bas, j’ai l’impression d’être l’Indiana Jones des restaurants tellement on fait de découvertes gustatives), puis nous avons attaqué le repas.
Allez, j’en fait baver quelques uns ! Voici le menu :

Blanc manger yaourt, pomme de terre Bonotte, parfum cardamome.
Araignée de mer, Piment des oiseaux et ail nouveau.
Chaud froid de bouillon de petits pois.
Petits pois mis en crème, homard rôti, avocat et huile d’amande.
Foie gras poêlé, radis en croûte de sucre candi, jus de citron.
Betterave Loma, Chiogga, cerfeuil et noix de muscade.
Turbot rôti ail des ours, celtuce.
Pintade rôtie en cocotte, échalote fraîche et mizuma.
Vert de blette, œuf de caille poché.
Pièce de bœuf du Trièves, pois gourmands, pomme de terre, agastache.
Fromages, Isère, Savoie et Haute-Savoie.
Orange, sorbet anis estragon et fraise au sucre de vanille.
Pulpe d’ananas, biscuit gingembre et citron vert.
Verveine et sorbet.
Pastèque au vinaigre.
Granité orange gingembre.
Chocolat à la badiane.

Et là-dessus vient se rajouter le café avec toutes les petites gourmandises qui l’accompagnent.
Décidément, mon bidounours, il sait toujours comment me faire plaisir. C’est pour ça que je l’aime tant. amou1

Mon cadeau à moi que j’ai eu

Voilà, je l’ai eu. Mon Kenwood smoothie pro. A moi les milk shake, les pâtes à crèpes onctueuses et les veloutés pour l’hiver. J’en connais qui bavent déjà. C’est pas bien joli, mais vous êtes toujours les bienvenus à ma table.

Joyeux anniversaire !

Je suis rentré.
Voyage harassant au retour. TGV bondé. Je me suis trouvé à côté d’un homme d’une soixantaine d’année qui n’a pas arrêté de renifler tout le trajet. C’est marrant comme un simple bruit vous donne des envies de meurtre. Au bout de trois minutes, je m’imaginais en train de lui fracasser le nez contre la vitre. Mais bon, j’ai fait mes exercices de respiration, je me suis plongé dans mon bouquin et j’ai tenté de l’ignorer pendant plus de trois heures.
De toute façon, j’ai de la chance lorsque je pars en train. J’aurai dû le sentir au moment de monter dans celui qui m’amenait à Lyon à l’aller. Il faisait 35° dehors et… 50° dedans. Bien entendu, lorsque le contrôleur est passé, les passagers lui ont fait la remarque. Sa réponse était on ne peut plus claire : « Vous savez, quand il fait chaud, la climatisation saute. » Mais on est trop content de savoir qu’elle marche super bien, la climatisation, quand il fait -20°, connard ! Puis ce fut le TGV qui m’emmenait à Saint Pierre de Corps. Pour le coup, là, elle marchait parfaitement la clim. J’ai même cru voir une colonie de pingouins passer en hurlant : « On est à la maison ! ». Si je n’ai pas attrapé de bronchite, c’est simplement que je possède une résistance physique hors norme.
Et puis je suis arrivé, fatigué, à 22 heures, au centre de formation. Et là, sous mes yeux, le château de la Star Academy. Je m’attendais à voir surgir Jennifer ou Jean-Pascal à tous les coins. J’ai eu envie de hurler : « Mais je ne sais pas chanter ! J’en suis même interdit à la maison tellement c’est catastrophique ! »
Non, rien de tout ça. Le gardien m’a indiqué ma chambre. Elle n’avait rien à envier aux différents hôtels dans lesquels j’avais pu dormir.
Le lendemain, j’ai fait la connaissance de mes collègues de la France entière. J’ai rencontré des personnes d’une gentillesse extraordinaire qui ont accueilli le petit nouveau comme s’il était avec eux depuis bien des années déjà. Il est toujours enrichissant de se mêler à d’autres. Et lorsque c’est dans le cadre professionnel, on apprend de l’expérience des « anciens » et on peut amener quelque chose de tout nouveau, une modernité ou une idée à laquelle ils n’avaient pas pensé, trop ancrés dans une sorte de routine. Et lorsqu’ils sont ouverts, ils acceptent cette idée avec bienveillance et non pas avec une levée de boucliers comme j’ai pu le vivre certaines fois.
En fin d’après-midi, nous sommes allés visiter le musée du compagnonnage à Tours. Si vous passez pas là-bas, il ne faut pas hésiter une seule seconde. Que de belles choses ! Que de talents ! Un vrai régal pour les yeux et pour le cerveau. A moins d’être un spécialiste, on ne sait pas grand-chose des compagnons de France (sauf qu’il y a eu une série télé dans les années 70 qui s’appelait « Ardéchois cœur fidèle » qui continue à énerver ma génération parce qu’on nous le balance à toutes les sauces dès qu’on annonce que l’on est de l’Ardèche).
Ce soir là, nous avons eu droit à une soirée latino. Nous n’étions qu’entre nous. Un régal de détente, de rire, de bonne chaire et de musique. Puis j’ai eu la surprise de voir les lumières s’éteindre, d’entendre les musiciens jouer « Joyeux anniversaire » et de voir arriver une bougie qu’il m’a fallu souffler. « Tu aurais dû nous prévenir avant, me dit notre formatrice, nous t’aurions fait faire un gâteau ». Puis ils me tendirent une serviette en papier qu’ils avaient tous signée, carte improvisée. J’étais profondément ému et touché. Cette marque d’affection provenant de personnes que je ne connaissais pas le matin même m’a bouleversé.
Le lendemain matin fut plus calme. Gueule de bois et mauvaise nuit à la clef pour une majorité d’entre nous.
J’ai repris le train en début d’après-midi. TGV bondé. C’était le début de mon billet non ? A Lyon, j’ai loupé ma correspondance. Heureusement, les trains entre Lyon et Grenoble ne sont pas rares. Arrivé à 20h05. Le sourire de Lofirst dans la gare qui avait amené les filles. Buffy a fait un peu la gueule après l’excitation des retrouvailles. Comment lui en vouloir lorsqu’on connaît son histoire ? Un jour, je vous la raconterai.

Merci à vous, qui m’avait permis de passer un « joyeux anniversaire ». Merci à tous ceux qui m’ont appelé, écrit, laissé un commentaire ici même. Je me rends compte combien j’ai de la chance de vous avoir tous.

Un dernier mot. Aujourd’hui, c’est la gay pride à Paris. Sous les airs festifs, ils faut aussi penser à tout ceux qui sont mal dans leur peau à cause de ça.

Anniversaire de loin

Demain, j’ai 32 ans. Et je serai à Tours, loin de ceux avec lesquels j’aurai aimé fêter l’événement. Ca me fait bizarre de me dire que je me lèverai seul, que je me regarderai dans la glace et que j’entendrai ma propre voix dire « Joyeux anniversaire ».

Normalement, ce jour là, j’adore me réveiller, sentir mon chéri me serrer et me glisser dans l’oreille un « Bon anniversaire » encore plein de sommeil. Puis ma chienne sauter dans le lit, venir me lécher la figure, comme tout les matins, mais je m’imagine que c’est un peu différent cette fois-ci, qu’elle le sait, qu’elle le sent.

Vieillir m’a longtemps fait peur. Mais aujourd’hui, j’ai une vie posée et tranquille, je m’aperçoit que mes craintes se sont éloignées. Je suis plus serein.

Et puis à Tours, je vais rencontrer plein de gens sympas qui font le même boulot que moi. Ce matin j’ai reçu un coup de fil qui m’a fait positiver cette formation :

  • Bonjour, je pourrais parler à I.C.
  • Non, désolé, elle n’est pas là.
  • C’est Stefirst
  • Oui.
  • C’est C. de … (je ne le connais absolument pas, je ne l’ai jamais eu au téléphone, à la limite, j’ai du lui envoyer un courriel un jour) Je voulais savoir quand elle arrivait à Tours ce soir?
  • Ce n’est pas elle qui y va, c’est moi.
  • Super ! On ne te connaît pas encore et tu vas pouvoir rencontrer tout le monde. Tu vas voir, on va bien rigoler pendant deux jours !

Il ne m’en a pas fallu plus pour être rassurer. C’est toujours un peu difficile pour moi de laisser mon cocon pour partir, même si peu de temps, et rencontrer des gens qui me sont étrangers. Je sais bien que généralement ça se passe bien et que je suis du genre à avoir un abord facile, mais l’appréhension est toujours là. Alors, Tours, me voilà. Et… Non, on verra ça demain matin.

Mon régime

Billet initialement daté du 19 juin 2005

C’est en allant sur le blog de Ron l’infirmier, que j’ai eu l’envie de faire un billet en parallèle au sien.

Le régime qu’il donne est sans doute l’un des meilleurs. Il est réputé et il est très sérieux. C’est un de ceux que j’avais envisagé de faire lorsque j’ai décidé de perdre du poids au mois de janvier.

Mais ce n’est pas ce que j’ai fait.

Voici ma méthode.

La recette reste ancestrale : légumes sans matière grasse, protéines sans matière grasse et surtout limitation du sucre le plus possible.

Pendant 6 jours, je mange :

  • Le matin : des céréales et un café au lait (écrémé le lait bien sûr). Avec ça, je tiens largement jusqu’à 11 heures du matin.
  • Le midi : légumes (soit à l’eau, soit en purée, je raffole de la purée de brocoli ou de choux fleur, ça aide énormément, soit revenu dans une poêle sans matière grasse, avec des herbes de Provence ou un jus de citron, pour les courgettes par exemple) ou un féculent sans matière grasse et sans sauce bien entendu. On peut l’accommoder avec des champignons par exemple ou un oignon. Avec ça, une source de protéine : blanc de volaille, steak (5% de matière grasse), jambon maigre. Il te faut surtout pas enlever la source de protéine. C’est très important pour l’organisme, notamment les muscles. Puis un yaourt 0 % aux fruits ou nature selon les goûts.
  • A 4 heures : une pomme.
  • Le soir : une soupe ou une salade, ou un légume. Si on veut, une tranche de jambon maigre ou de volaille, un yaourt 0% ou fromage maigre (il en existe des très bons de nos jours) et une tranche de pain (complet c’est mieux, mais bon…).

Avec ça, je tiens 6 jours. Le septième, c’est comme Dieu. On se lâche. Je ne me restreins pas.>

Alors vous allez me répondre : à quoi sert les efforts des premiers jours ‘ Justement, à créer l’envie. Et le jour de relâche, on a l’impression de beaucoup manger. Ce qu’il faut savoir, c’est que puisqu’on s’est restreint, on a moins faim, l’estomac s’est rétréci, et la satiété arrive plus vite. Le dégoût aussi. Du coup, le reste de la semaine suivante, on est heureux de manger nos légumes bien préparés, le temps passe, et quand arrive le jour pendant lequel on est libre, on mange en quantité bien moindre. En plus, on retrouve rapidement le goût des aliments. C’est une chose incroyable et très agréable.

Les avantages : le corps n’a pas de manque en apport. Sa mémoire est saine, puisque dans la semaine, en comptant les 7 jours, on mange de tout. Et l’on a une perte de poids régulière qui se voit assez vite.

Le plus dur, c’est la première semaine car il faut le temps à l’estomac de s’habituer à n’être pas aussi rempli que d’ordinaire, mais une fois qu’il s’est rétréci, le problème ne se pose plus.

Bien évidemment, on arrête les petits apéros pendant la semaine. Fini le sucre dans le thé, le café, le coca (non, là je déconne). Bonjour l’édulcorant pour ceux qui, comme moi, n’arrive pas à boire leur breuvage noir sans sucre.

Et si dans la semaine, on a un repas d’affaire ou une invitation, on fait attention, on évite l’alcool et surtout, la règle de base reste : ne jamais reprendre deux fois du même plat.

Ensuite, une fois le poids voulu atteint, on se contente de faire attention et on mange 4 repas par semaine comme pour la période de régime. On ne reprend pas les croissants le matin, bien entendu (ni les brioches au chocolat, ni les petits pains au lait, ni rien du tout d’autres d’ailleurs). C’est comme ça qu’on se stabilisera.

Avec cette méthode, on perd entre 500 grammes et 1 kilo par semaine. J’en ai paumé 11 en 3 mois et depuis maintenant 2 mois et demi, je me suis stabilisé à mon poids de forme. Je n’ai aucune sensation de manque, aucune fatigue, je reste en forme, je n’ai pas perdu de muscle. J’ai pris pendant ma période de régime des compléments vitaminés au cas où. C’est tout.

C’est un régime qui me convient, qui me plait et qui a marché sur moi.

Vous avez ma recette et celle de Ron, le choix est cornélien.

Mon régime à moi que j’ai fait

Billet initialement daté du 19 juin 2005

C’est en allant sur le blog de Ron l’infirmier, que j’ai eu l’envie de faire un billet en parallèle au sien.

Le régime qu’il donne est sans doute l’un des meilleurs. Il est réputé et il est très sérieux. C’est un de ceux que j’avais envisagé de faire lorsque j’ai décidé de perdre du poids au mois de janvier.

Mais ce n’est pas ce que j’ai fait.

Voici ma méthode.

La recette reste ancestrale : légumes sans matière grasse, protéines sans matière grasse et surtout limitation du sucre le plus possible.

Pendant 6 jours, je mange :

  • Le matin : des céréales et un café au lait (écrémé le lait bien sûr). Avec ça, je tiens largement jusqu’à 11 heures du matin.
  • Le midi : légumes (soit à l’eau, soit en purée, je raffole de la purée de brocoli ou de choux fleur, ça aide énormément, soit revenu dans une poêle sans matière grasse, avec des herbes de Provence ou un jus de citron, pour les courgettes par exemple) ou un féculent sans matière grasse et sans sauce bien entendu. On peut l’accommoder avec des champignons par exemple ou un oignon. Avec ça, une source de protéine : blanc de volaille, steak (5% de matière grasse), jambon maigre. Il te faut surtout pas enlever la source de protéine. C’est très important pour l’organisme, notamment les muscles. Puis un yaourt 0 % aux fruits ou nature selon les goûts.
  • A 4 heures : une pomme.
  • Le soir : une soupe ou une salade, ou un légume. Si on veut, une tranche de jambon maigre ou de volaille, un yaourt 0% ou fromage maigre (il en existe des très bons de nos jours) et une tranche de pain (complet c’est mieux, mais bon…).

Avec ça, je tiens 6 jours. Le septième, c’est comme Dieu. On se lâche. Je ne me restreins pas.>

Alors vous allez me répondre : à quoi sert les efforts des premiers jours ‘ Justement, à créer l’envie. Et le jour de relâche, on a l’impression de beaucoup manger. Ce qu’il faut savoir, c’est que puisqu’on s’est restreint, on a moins faim, l’estomac s’est rétréci, et la satiété arrive plus vite. Le dégoût aussi. Du coup, le reste de la semaine suivante, on est heureux de manger nos légumes bien préparés, le temps passe, et quand arrive le jour pendant lequel on est libre, on mange en quantité bien moindre. En plus, on retrouve rapidement le goût des aliments. C’est une chose incroyable et très agréable.

Les avantages : le corps n’a pas de manque en apport. Sa mémoire est saine, puisque dans la semaine, en comptant les 7 jours, on mange de tout. Et l’on a une perte de poids régulière qui se voit assez vite.

Le plus dur, c’est la première semaine car il faut le temps à l’estomac de s’habituer à n’être pas aussi rempli que d’ordinaire, mais une fois qu’il s’est rétréci, le problème ne se pose plus.

Bien évidemment, on arrête les petits apéros pendant la semaine. Fini le sucre dans le thé, le café, le coca (non, là je déconne). Bonjour l’édulcorant pour ceux qui, comme moi, n’arrive pas à boire leur breuvage noir sans sucre.

Et si dans la semaine, on a un repas d’affaire ou une invitation, on fait attention, on évite l’alcool et surtout, la règle de base reste : ne jamais reprendre deux fois du même plat.

Ensuite, une fois le poids voulu atteint, on se contente de faire attention et on mange 4 repas par semaine comme pour la période de régime. On ne reprend pas les croissants le matin, bien entendu (ni les brioches au chocolat, ni les petits pains au lait, ni rien du tout d’autres d’ailleurs). C’est comme ça qu’on se stabilisera.

Avec cette méthode, on perd entre 500 grammes et 1 kilo par semaine. J’en ai paumé 11 en 3 mois et depuis maintenant 2 mois et demi, je me suis stabilisé à mon poids de forme. Je n’ai aucune sensation de manque, aucune fatigue, je reste en forme, je n’ai pas perdu de muscle. J’ai pris pendant ma période de régime des compléments vitaminés au cas où. C’est tout.

C’est un régime qui me convient, qui me plait et qui a marché sur moi.

Vous avez ma recette et celle de Ron, le choix est cornélien.

A star is born

Billet initialement daté du 17 juin 2005

Il y a quelques jours, j’ai entendu à la radio une émission qui parlait des lunettes de soleil. 68% des français n’en mettent pas régulièrement quand il le faudrait. Et surtout, le journaliste prévenait les parents qu’il était très important d’en mettre aux enfants.

Derrière ce prétexte de santé public, je décidais donc d’affubler le visage parfait de mon filleul adoré d’un accessoire de mode digne des playboys les plus irrésistibles, histoire d’ajouter à son charme naturel un côté mystérieux. Car, voyez-vous, les yeux c’est très important, il faut qu’il les préserve, et comment on fera plus tard quand il sera aveugle, peuchère ! Si on ne lui en achète pas aujourd’hui, il faut que l’on commande la canne blanche tout de suite ! (J’ai aussi le droit d’être hystérique de temps en temps lorsqu’il s’agit de la santé de l’enfant que j’élève et d’avoir un argumentaire qui tienne la route !)

Nous arrivons chez l’opticien. Oui, car, hors de question d’acheter ça sur un quelconque étal de marché, à 2 € la paire, posée entre des ceintures « Adidos » et des pipes à shit.

Nous arrivons donc chez l’opticien, Axel, Lofirst et moi-même (oui, on se déplace toujours tous les trois, histoire de faire chier les front-nationalistes avec notre famille homo parentale, qui n’en est une qu’une fois par semaine, mais ça, ils ne sont pas censés le savoir).

Moi : Bonjour. (Je suis très poli comme garçon). Vous auriez des Ray Ban, des Gucci, des Channel, des Vuarnet, des Polices ‘

La vendeuse de lunettes : Oui. C’est pour vous monsieur ‘

Moi : Non, c’est pour le monsieur là, fis-je en montrant d’un doigt le petit lutin placé à mes pieds, avec un sentiment de fierté face à cet être plus petit que moi, conscient qu’il ne le restera pas longtemps (je pense qu’à 8 ans, il fera déjà ma taille) au vu de ses mains. Car les mains des gosses, c’est comme les pattes des chiots, on voit tout de suite la taille qu’ils feront adultes. Et celles d’Axel sont énormes, on dirait celles de Sheila !

La vendeuse de lunettes : Nous avons des modèles pour enfants.

Et nous voilà partis dans le magasin, à essayer, à s’amuser, à s’affoler lorsque Axel a choisi un cordon rose, vite transformé en rouge par une phrase choc : « Le rose, c’est pour les filles ! » (je sais, on va s’attirer les foudres de toutes les associations défendant le droit de porter du rose même si on a la moustache, mais moi, le rose, j’aime pas ça, je trouve que ça fait Barbra Cartland).

Une charmante jeune femme emmène Axel choisir son boîtier, non sans que je lui ai demandé de planquer d’abord tous ceux de la couleur incriminée un peu plus haut. Elle demande à Axel de venir avec elle pendant que son papa va payer. J’adore ces moments là, lorsqu’on croit que c’est mon fils. D’abord parce que c’est le plus beau et puis parce que pour moi, c’est un peu vrai. Lui, détruit invariablement mon fantasme de paternité en avouant avec un sourire et un haussement d’épaules, comme si cette pauvre jeune femme était la reine des connes : « C’est pas papa, c’est parrain ! » Comment lui en vouloir du haut de ses 4 ans ‘

Et là, le choc.

Lofirst (sadiquement) : je croyais que tu avais fait tes comptes et que tu n’avais plus de sous.

Moi : Oui, mais là, c’est une question de vie ou de mort. On ne peut pas laisser cet enfant sans protection. Si je ne m’en occupe pas, c’est pas sa mère qui le fera. Elle n’a pas le temps ! (Argument choc de la mère d’Axel lorsqu’elle aurait dû faire quelque chose et qu’elle a complètement oublié de le faire). De toute façon, tu as raison. Je paye avec le compte commun, parce qu’avec le mien, je ne peux pas.

Lofirst (grand prince) : laisse, je lui les offre ses lunettes.

Il est gentil ce tonton Lo !

Alors, c’est pas le plus beau ‘

Andy Warhol, nous voilà !

Billet initialement daté du 17 juin 2005

Pour tout ceux qui ont une âme d’artiste sans en avoir le talent, j’ai trouvé ce site trés sympa et trés ludique. Il vous suffit de rentrer une requête et grâce à Google image, on obtient un superbe poster. N’hésitez pas, cliquez sur mes exemples, puis sur “Launch Project”. Amusez-vous bien.

Gay ne veut pas dire mutant

Billet initialement daté du 15 juin 2005

Quelle ne fut pas ma surprise, en lisant Ultimate Xmen n°24*, de voir que, pour la première fois, un personnage gay est présent. Oh ! Je rassure tout de suite Benoît XVI, ce n’est pas un personnage récurant, mais c’est une petite révolution que je tenais à souligner.

J’ai aussi été un peu désappointé. Moi, qui croyait que lorsqu’on était pédé, on était un mutant, et ben non. L’un n’est pas l’autre. Voilà encore un de mes rêves qui s’écroule. Je me suis rendu compte à l’âge de 10 ans que je ne volais pas même en mettant un moule-kiki bleu. A 15 ans, j’avais beau me concentrer, aucune griffe de métal de ne jaillissait de mes phalanges. Et bien à 32, j’apprends que décidément, je ne serai jamais un mutant. Pourtant ma logique était simple. Les mutants sont différents, ils ont un truc en plus. Les homos sont considérés comme différents (on va pas rentrer dans un débat sur la norme, machin, truc, bidule, c’est d’un chiant !), donc ce sont des mutants ! Et bien non, mesdames et messieurs. Les homos sont normaux ! Je suis normal. Je ne suis pas un mutant. Je suis comme tout le monde. Je suis triste. Je ne suis rien. Bouhhhhhh.

Euh… J’ai jamais eu de dents de sagesse, vous croyez que…

 P.S. : regardez donc la tête que fait Peter/Colossus sur la dernière image, c’est à mourir de rire.

* Oui, je lis des comics à plus de 30 ans et j’adore ça. On a les passe-temps qu’on peut. Y’en a bien qui collectionne les photos de slips marrants ! Et puis, ma maîtrise de lettres, elle vous emm……. quiquine ! De toute façon, c’est toujours plus intéressant que la Chartreuse de Parme, croyez-moi !