Rachid Koraïchi

Jeudi soir, nous avons eu la chance d’assister à une conférence de Rachid Koraïchi. Il nous présentait son travail d’artiste plasticien dans un monologue de près de 2 heures, 2 heures qui auraient pu durer bien plus tant le personnage était passionnant.

Rachid Koraïchi, pour ceux qui ne le connaissent pas, est un artiste algérien, mais qui se veut citoyen du monde. Il a toujours été en contact avec divers manuscrits et l’écriture est prépondérante dans son œuvre. La seconde chose omniprésente est Dieu, la religion musulmane et tout ce qu’elle a de plus ouvert, tolérant et multi-culturelle. Il est l’aspect de l’Islam que nous ne connaissons pas. Car, ne nous voilons pas la face, nous ne savons rien de cette grande religion, si ce n’est ce que les médias veulent bien nous en présenter. L’autre soir, Rachid Koraïchi nous a fait découvrir sa religion au travers de son œuvre, une religion qui intègre aussi bien le christianisme que le judaïsme, une religion qui aime les arts quels qu’ils soient, une religion qui aime les Hommes sans aucune discrimination de sexe, de couleur de peau, de classe sociale.

Toute l’œuvre de Rachid Koraïchi est construite autour du 7, chiffre symbolique qui se retrouve dans toutes les traditions et religions. Et il est étonnant de voir comment il a réussi à en faire sa pierre angulaire.

Et au delà de l’artiste connu, reconnu et exposant dans le monde entier, nous avons écouté un homme d’une simplicité, d’une gentillesse et d’une érudition incroyable.

Quelque chose m’a marqué profondément. Il a cité un sage, un mystique de la religion musulmane, je ne sais plus lequel, mais lui saurait, qui a dit que nous atteindrons la perfection lorsque nous considérerons n’importe quel homme ou femme sur terre comme étant notre frère ou notre sœur biologique. J’ai trouvé que c’était là le point ultime de l’amour et de la tolérance. Et je pense que toute la sagesse de Rachid Koraïchi est de tenter de mettre en application ce principe.

Alors pour ceux qui n’ont pas la chance de voir ses œuvres à New-York, Washington, Paris, Philadelphie, Le Caire, Grenoble ou Aubenas, vous pouvez vous rendre au château d’Amboise pour admirer le « Jardin d’Orient » qu’il a conçu, ou bien vous pouvez le retrouver en livres. Je vous conseille tout particulièrement celui intitulé Bouqala : chants des femmes d’Alger qui est magnifique tant sur le plan de l’illustration que de la poésie. Et comme la saint Valentin approche, pourquoi ne pas offrir celui que j’ai offert à Nours, histoire de faire passer un petit message personnel, et qui s’intitule Tu es mon amour depuis tant d’années dont les textes sont signés par Nancy Huston.

« Une maison carrée aux tuiles luisantes
Avec des gens de toutes les tribus
Patience mon cœur
Qui vivra verra »

Bouqala de Mohamed Kacimi mis en image par Rachid Koraïchi dans le livre Bouqala : Chants des femmes d’Alger, ed. Thierry Magnier.

Hollywood sur Ardèche

Non mais qu’est-ce que vous croyez ? En Ardèche, on n’a pas que Jean Ferrat, on a aussi des grandes stars internationales, de celles qui font des films qui restent dans la mémoire collective, comme Matrix par exemple ! Oui, car en Ardèche, on a aussi Keanu Reeves ! La preuve ICI !

Projets

Depuis quelques jours un projet germait dans mon esprit toujours prêt à trouver des idées saugrenues.

Cet été, nous avons acquis le terrain face à la maison et nous nous retrouvons avec plus de 3000m². C’est bien, me diriez-vous. Oui, mais c’est sans compter que ce terrain n’est pas clôturé et que nous avons un monstre blanc qui a oublié d’être une imbécile. Elle saute presque 2 mètres de grillage, et si ce dernier est rigide, s’en sert comme d’une échelle. Nous avons été obligé d’électrifier une bonne partie de la clôture. Non pas qu’elle veuille fuguer, elle veut juste nous retrouver lorsque nous sommes absents. Elle ouvre les portes, les fenêtres (oui, les fenêtres !) et n’est pas à une bêtise prêt pour nous faire enrager : dernièrement, alors que nous étions chez des amis et que nous avions laissés Doon (car c’est d’elle que nous parlons) et Buffy à l’intérieur parce qu’il faisait froid et nuit dehors, elle n’a rien trouvé de mieux que d’ouvrir la fenêtre de la chambre d’amis de Dom et Smab. Le courant d’air provoqué a claqué la porte. Cette dernière étant un peu dure, Doon n’est pas arrivée à l’ouvrir. Elle a donc décidé de la manger. Oui, oui, de la manger. Nous avons donc une porte sculptée avec des dents de montagne des Pyrénées. C’est original remarquez !

Mais revenons à nos moutons. Il faut donc que nous clôturions ce nouveau terrain pour que Doon et Buffy profitent de l’espace et que nous nous sentions un tantinet rassurés lorsque nous sommes absents.

Dans mon esprit tordu est né un autre projet. En fait, deux, et il fallait que je choisisse. Le premier était d’installer une yourte pour mon Nours. Ce qui me retenait un peu, c’est l’entretien que ça demande et le fait que nous soyons un peu déçus de ne pas revivre exactement notre expérience de février dernier.

Le second choix était d’installer une cabane en bois et de l’aménager en petit refuge pour les amis, en faire une autre chambre, avec un petit poêle à bois pour chauffer en hiver. Je voulais en faire un vrai endroit refuge, cocooning, dépaysant, même si elle se trouvait à 4 mètres de la maison. J’étais allé jusqu’à choisir le modèle dont voici une photo.

Bien évidemment, ces deux projets restent onéreux et je ne pouvais pas prendre la décision tout seul. J’en parle donc à Nours qui semble emballé. Notre choix s’arrêtent sur la cabane. Pourtant, en réfléchissant bien, Nours me fait remarquer qu’il faut que nous fassions en priorité cette année notre terrasse, c’est à dire couler la dalle et mettre le carrelage (je sens là aussi que la bataille va être rude car j’ai depuis longtemps mon idée sur la question) et bien sur refaire la chambre d’amis de Smab et Dom dans des couleurs que ce dernier, avec ses yeux de Dalton, puisse voir (c’est lesquelles au fait ?).

Il reste que nous clôturerons assez rapidement le terrain, ça sera fait et que la cabane attendra encore quelques mois avant de se voir montée et d’accueillir ses premiers occupants.

Who’s the boss ?

Ayé ! Je me suis pris pour Angela Bower toute la matinée. J’ai vu suer Tony Danza à ma place et j’avoue avoir eu une certaine satisfaction à le voir astiquer partout, partout… Et je dois reconnaître qu’il est plutôt efficace.

Bon, ben pour les copines qui me l’ont demandé, voici les premières photos, prises à son insu, évidemment. Et comme je vous connais bien, je l’ai photographié sous son meilleur angle !



Remonte moral

Il y a des phrases qui vous mettent à la fois du baume au cœur et un bon coup de pied aux fesses.

L’année 2009 n’a pas été une année formidable, loin s’en faut, et niveau professionnel, ça a été plus la Bérézina qu’autre chose. Expliquant cela dans un courriel de bonne année à une personne qui m’est très chère et dont l’opinion m’est extrêmement importante, tout en rajoutant que je cherchais à trouver un autre poste à la hauteur de mes maigres ambitions, j’ai reçu comme réponse une phrase qui m’a touché d’une manière à laquelle je ne me serais pas douté une seconde.

« Je constate que vous nourrissez de sérieux projets professionnels, s’il n’y a pas de perspectives d’évolution dans votre job actuel, autant tentez votre chance ailleurs, allez-y! Vous ne manquez pas d’atouts me semble t-il. »

Ca m’a fait du bien de m’imaginer la personne en question, me disant ça avec un air mi-sévère, mi-maternelle, comme elle savait si bien le faire quand nous travaillions ensemble et son regard bleu devenant gris acier ce qui mettait d’autant plus de poids dans ses paroles. Et lorsque je doute encore (un peu), je relis ou repense à cette phrase, ce qui me fait un effet bœuf immédiatement.

Et bien sachez, très chère, que j’ai une sérieuse piste que je suis en train de suivre, comme j’avais pu vous le dire, que des rendez-vous sont pris avec les personnes décisionnaires (dont un pas plus tard que lundi à 8h30) et que je compte bien me battre pour obtenir ce que je convoite. Je mettrai en pratique ce que vous m’avez appris et j’attends que vous soyez faire de moi au final. Et puis, après tout, je n’ai pas à m’en faire, 2010 est une année formidable, non ?

CESU

Aujourd’hui, avec Nours, nous avons casté fait passé un entretien pour trouver notre nouvelle femme de ménage.

Après beaucoup d’hésitation, ça sera brun aux yeux bleux, 1m85 et pompier volontaire. (Dom, je t’ai entendu crier « salopes ! » d’ici, mais on a que ce que l’on mérite ; Garf, arrête de baver ; Yann, promis, j’essaye d’envoyer une photo). Vivement jeudi en 15 moi j’dis ! Non, non, juste pour savoir s’il serait d’accord pour porter une petite tenue de travail qui lui irait si bien s’il bosse bien afin qu’on puisse le garder et inviter les copines à prendre le café.

Question de taille

Lorsque votre collègue féminine, adorable au demeurant, vous lance de butte en blanc :

« Sache que ça fait 23 centimètres ! »,

vous pensez qu’elle parle de quoi, vous ? De la taille d’un livre ou de son mec ?

La maison est vide

P’tit Bidou est reparti hier. Nous l’avons rendu à sa mère. Rendez-vous avait été pris en gare TGV de Valence, à mi-chemin. Quasiment une semaine s’était passée depuis son arrivée à la maison. C’est toujours le moment d’une joie intense lorsque je le vois sortir de la voiture en courant pour venir se jeter sur moi.

Ca faisait tout juste un an qu’il n’était pas venu passer quelques jours. Nous l’avions vu à l’occasion de l’anniversaire de Nours, mais il était noyé dans la masse d’invités et il n’avait pas dormi chez nous.

Lorsque nous l’avons un peu, nous essayons tant bien que mal de faire plein de trucs avec lui, de lui faire découvrir des choses qu’il n’a pas l’habitude ni de faire ni de voir, de jouer avec lui le plus possible. Il est vrai que la Wii nous aide bien dans ces moments là, mais j’ai aussi découvert qu’il était très fort en calcul mental quand il s’agissait de compter ses points au Triomino (pour ceux qui ne connaissent pas, essayer une partie c’est devenir fan de ce jeu). Je sais par sa mère que cette année, il travaille plutôt bien à l’école essayant tant bien que mal de récupérer le retard accumulé pendant les deux premières années de primaire, à trop faire le couillon en classe. Maintenant il a un instituteur et je pense que c’était ce qui lui manquait depuis que Nours et moi avons quitté la région grenobloise (et ce, sans fausse modestie).

Autant le dire, il a été adorable toute la semaine, mais du haut de ses presque 9 ans (dans 16 jours !), un vrai caractère de cochon se profile. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il nous fait le spectacle du moment où il se lève à celui où il se couche. Un vrai moulin à paroles, ou plutôt, à onomatopées. Même quand il joue à un jeu, il refait les bruits qu’il entend. Au moins, ça nous a fait de l’animation .

Nous l’avons emmené voir Avatar en 3D. Là aussi, le spectacle a été autant sur l’écran que sur le siège entre nous. Pendant la publicité pour une célèbre marque de bonbons, il a vu arriver sur lui une grosse fraise et nous avons vu P’tit Bidou se jeter sous son siège et arracher ses lunettes, ne comprenant pas pourquoi cette masse gélatineuse arrivait en direction de son visage à une vitesse surprenante.

Depuis hier, la maison est beaucoup plus calme, mais j’ai toujours un petit sentiment de vide au fond de moi. Je me dis qu’il faut que je l’appelle plus souvent, que je prenne des nouvelles, que je lui parle de tout et de rien. Et si ça faisait partie de mes résolutions de 2010 ! Voilà, c’est fait : appeler plus souvent P’tit Bidou pour qu’il sache que même un peu plus loin qu’avant, je pense toujours à lui et que je m’intéresse à ce qu’il fait et à ce qu’il devient. J’espère que ça sera important pour lui, peut-être pas maintenant, mais plus tard…

2010 est une année formidable

J’avoue que l’une des soirées que je déteste le plus, ou tout du moins, que j’appréhende le plus de l’année est celle de la Saint Sylvestre. J’en ai tellement passé des pourries que j’ai, petit à petit, appris à me méfier au plus haut point de cette soit disant fête de fin d’année.

Pourtant, depuis quelques années, la tendance tend à se modifier quelque peu. Une petite tradition pointe son nez : passer la soirée du nouvel an avec quelques amis triés sur le volet et un bon repas. Sans dire non plus de se coucher à minuit deux, nous ne sommes pas là à attendre le crépuscule pour atteindre nos lits. L’évènement se passe alors entre rire, ripailles, conversations et pourquoi pas, quelques bonnes parties de jeux.

Hier soir, cette tradition s’est confirmée. Nous avons passé un moment très très agréable, à quatre, avec nos amis Audrey et Christophe, nouvellement arrivés dans la région. Avec Nours, nous avions concocté un menu aux petits oignons pour nos hôtes et qui ont eu l’air de se régaler :

  • Verrines de crevettes grises sur gelée d’orange et son espouma d’orange.
  • Crèmes brûlées au foie gras sur lit de figues confites au porto et petits pains à la châtaigne (Ardèche oblige).
  • Velouté de châtaignes (Ardèche oblige) aux épices douces et champignons du moment.
  • Magret de canard aux framboises et gratin dauphinois.
  • Tarte Tatin revisitée.

Un vrai régal. Les portions, sans être chiches non plus, n’étaient pas gargantuesques et nous avons pu apprécier tout au long de la soirée ces mets entre une bonne partie de Wii et de Triominos (que j’ai lamentablement perdue).

Puis vint le moment des embrassades et des vœux, des SMS et des coups de téléphones à ceux que l’on aime.

Je vous souhaite à tous et à toutes une année 2010 de rêve.

2009 a été une telle année de merde que je vous le dis, 2010 EST une année formidable !

Joyeux Noël à tous