Hier, c’était l’anniversaire de ma maman. 62 ans !
Hier, aux journaux télévisés du matin, un sondage nous apprenait que 54% des Français étaient pour un allongement de la retraite à 65 ans.
Hier, ma maman était à la retraite depuis 2 ans. Un repos bien mérité après 40 ans de travail laborieux. Ma maman a travaillé le samedi, le dimanche, la nuit… C’est ça le milieu médical. Et même si à la fin de sa carrière ses horaires étaient ceux d’un travail de bureau ordinaire, il n’en reste pas moins qu’enfants, ma sœur et moi, passions des week-end sans notre maman.
Hier, j’ai eu un coup au cœur en m’apercevant que lorsque j’aurai son âge, il me resterait au moins 3 ans pour pouvoir prétendre à ma retraite et pour l’avoir à taux plein, il me faudra encore 5 ans.
Hier, ma maman est allée faire une longue balade avec beau-papa. Ils profitent, ils font chier ma sœur ils passent quelques jours en Espagne.
Hier, je me demandais dans quel état nous serons, Nours et moi, à 65 ou 67 ans lorsque nous commencerons notre retraite. Oui, de nos jours, les jeunes retraités sont en pleine forme. Mais nous, après 42 ou 43 ou 44 ans de travail, serons nous aussi frais ? Est-ce que justement, ces quelques années en plus ne seront-elles pas celles de trop, celles qui usent, celles qui fera, comme nos ancêtres, que nous partirons bien plus tôt, en valeur absolue, que nos parents ?
Hier, je me suis rendu compte qu’outre les problèmes de financement des retraites, il fallait aussi comprendre que nous avons tous le droit, après avoir travaillé toute notre vie d’adulte, d’avoir quelques bonnes années pour profiter d’un repos bien mérité.
Hier, j’ai eu peur que ça ne soit pas le cas.
(Hier, j’ai aussi appris une très mauvaise nouvelle qui m’a un peu foutu en l’air. Elle concerne quelqu’un que j’aime beaucoup. Je ne dirai pas ici ce que c’est, mais je voulais simplement l’embrasser.)