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samedi 17 mai 2008

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie

vendredi 16 mai 2008

La colère (Barbara)

Mode Garfieldd on

Démente, mais lente,
Je me déplace lentement,
Mes hanches balancent,
J'ai un couteau entre les dents,
Ma bouche, si douce,
Crache le feu et les serpents,
La folie, la furie,
Je hurle vengeance,
Je n'épargnerai rien, attends.

Mode Garfieldd off

En ce moment, je suis en colère. Plus que d'habitude. Problèmes professionnels. Je ne vais pas rentrer ici dans les détails, mais en résumé, on nous enlève quelques avantages que nous avions, le tout avec l'accord d'une bonne partie des employés, prêts à baisser leur culotte pour se faire bien voir, et moi je ne suis pas d'accord.

Pour avoir fait plusieurs stages de formations, je sais exactement ce que je suis en train de vivre, car, comme pour l'annonce d'une mort imminente, le changement (qui est perçu par l'être humain, lorsqu'il n'est pas un changement volontaire, mais subi, comme une sorte de décès) passe par plusieurs phases : celle du dénie, celle de la colère et celle, enfin, de l'acceptation. Je suis à l'heure actuelle dans la seconde phase et j'avoue, que, je vais attendre, résigné la troisième.

Le souci avec moi, c'est que la colère s'accompagne régulièrement d'accès de rage assez violents. J'essaye de me contrôler le plus possible, mais lorsqu'on me balance des absurdités ou des arguments qui ont sur moi un effet épidermique, j'éclate. Et Nours a raison sur un point : dans ces cas là, mes arguments passe à la trappe, aussi bons soient-ils, et l'on ne se souvient plus que de ma gueulante. Ensuite, je rentre dans un mutisme assez profond. Le cancer que je suis (le signe zodiacal, pas la maladie ; j'en voyais déjà qui préparaient leur commentaire) rentre alors dans sa carapace et pince tout ce qui approche.

Mercredi dernier, une personne nous ramène le film Out of Africa. J'enregistre le retour en souriant et en commentant à notre cliente : « Ah ! Voici le film qui a fait pleurer des générations de femmes. » Elle sourit à son tour. Puis ma collègue A. derrière moi, m'avoue qu'elle aussi elle a pleuré en regardant ce long métrage et termine sa réflexion par : « C'est sur que toi, rien ne te fait pleurer. »

- Si, je pleure à chaque fois que je regarde Bambi.

- Et bien tu vois...

- Oui, je pleure parce que le chasseur loupe ce connard de faon débile.

Après ça, elle ne m 'a plus parlé, ce qui était largement plus agréable vu l'état dans lequel je me radine au boulot en ce moment.

Il est certain qu'il faut que j'arrive à mieux me contrôler. Exercices respiratoire, penser à autre chose lorsque la colère gronde... Il faut que je trouve une réelle solution pour garder mon calme et pour que je puisse poser mes arguments de manière constructive afin qu'ils ne puissent être réfutés. En gros, le plus dur reste à faire...

mardi 13 mai 2008

Annonce sérieuse

Je connais une dizaine de personnes (hommes et femmes) prêtent à se faire fister avec deux bras et sans lubrifiant. Elles sont demandeuses et ne réclament rien en retour.

Si des producteurs allemands de films pornographiques underground sont intéressés, qu'ils me contactent.

(Si vous saviez le bien que ça m'a fait d'écrire ça !)

lundi 12 mai 2008

Un verre de lait, s'il vous plaît

J'ai fini, il y a quelques temps le livre Un verre de lait, s'il vous plaît et je n'en suis pas sorti indemne. Aucun mots n'arrivent réellement à décrire ce que j'ai pu ressentir à sa lecture tellement l'histoire racontée par Herbjorg Wassmo vous remuent.

Dorte, 15 ans, vit avec sa mère et sa soeur dans un petit village de Lituanie. Elles sont menacées d'expulsion et pour pouvoir gagner un peu d'argent, Dorte accepte l'offre d'une vague copine : elle doit partir pour Stockholm afin de travailler comme serveuse dans un café. Rapidement, elle se rend compte que tout n'est pas très clair, mais il est déjà trop tard. Dorte part pour l'enfer de la prostitution et de la traite des blanches.

Herbjorg Wassmo nous livre un roman coup de poing avec, notamment, des scènes d'une violence inouïe qui deviennent très vite insoutenables, même pour le plus blasé des lecteurs. Malgré ça, l'écriture nous porte dans les souvenirs et les réflexions de Dorte de manière naturelle et nous comprenons comment une jeune fille réservée, naïve, d'une très grande gentillesse arrive à se faire prendre dans les mailles d'un filet qui se resserreront autour d'elle, mais sans pour autant jamais la broyer entièrement. Le plus incroyable est que Herbjorg Wassmo s'est inspirée, pour écrire son roman, de nombreux témoignages de jeunes femmes qui avaient connu cet enfer. Et là, nous pouvons nous dire que finalement, tout est vrai.

vendredi 9 mai 2008

Mon nouveau meilleur ami

Depuis quelques semaines, j'ai un tout nouveau meilleur ami. Nous sommes devenus inséparables à la maison comme au travail. Dès que je le peux, je le veux avec moi, prêt de moi, presque en moi. Depuis que je l'ai, je lui ai acheté pleins de trucs pour que nous soyons encore mieux ensemble.

Je dois avouer que lui même fait tout pour me faire plaisir. Sauf une fois où il ne voulait plus rien entendre. J'avais beau lui demander des trucs, il faisait tout le contraire. Mais que serait une amitié indéfectible sans ce genre de petite crise. Je dois avouer que depuis, tout est idyllique.

Mon nouveau meilleur ami à moi que j'ai m'est devenu indispensable. Je l'habille, je le nourris, je ne pars pas sans lui. Par exemple, pour notre petit séjour espagnol, il est déjà tout prêt, tout beau, dans les starting-blocks.

En plus il est beau, ce qui ne gâche rien, il faut bien le reconnaitre. Oh ! Pas d'une beauté à tomber par terre. Non. Ca serait plutôt un charme discret, classique, mais qui me plait tant.

Après tout ça, je me tâte pour vous montrer une photo. Aller, je me lance :

Ben oui, c'est mon Ipod à moi que j'ai. Ce n'est pas le dernier modèle, soit, même si je l'ai acquis neuf il y a un mois environs, mais il a quand même un disque dur de 80 gigas sur lequel j'ai mis plus de 500 chansons déjà, une dizaine de films et deux ou trois livres audios.

J'avais un peu peur pour la vidéo de trouver un écran trop petit. Mais que nenni. La qualité de l'image est telle qu'il n'y a aucune fatigue visuelle.

Du coup, ben, lorsque Nours regarde l'une de ses émissions que moi j'aime pas trop, je me regarde un truc sur mon Ipod, juste à côté de lui. Lorsqu'on est tranquillement à la maison, je le branche sur l'ampli du salon et il déverse son flot de rythmes bigarrés.

Réellement, je m'étonne moi même tellement je trouve utile un objet si futile.


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